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Economie

Les dossiers à pousser

Par L'Economiste | Edition N°:327 Le 23/04/1998 | Partager

Mise à niveau des entreprises, reconversion de la dette, finalisation des projets en stand-by. La délégation espagnole menée par M. José Maria Aznar aura du pain sur la planche. Objectif: doper l'investissement espagnol au Maroc.


LA visite de M. José Maria Aznar les 26 et 27 avril sera un test pour le gouvernement marocain. Le chef du gouvernement espagnol, accompagné d'une importante délégation, arrive au lendemain de l'investiture de l'équipe de M. Abderrahman Youssoufi. Pour l'heure, nombre de départements ministrériels contactés reconnaissent qu'aucun programme de travail n'a encore été arrêté. En fait, les véritables préparatifs ne démarrent que ce jeudi 23.
Au cours des rencontres sectorielles, différents points seront abordés: la contribution de l'Espa-gne dans la mise à niveau des entreprises marocaines et dans la formation professionnelle.
Mais c'est l'examen des conditions pour augmenter les investissements espagnols au Maroc qui va le plus focaliser l'attention des deux délégations. Les aspects liés à la Douane, aux problèmes d'acqui-sition de terrains seront ainsi passés au crible. D'ailleurs, c'est pour doper cet investissement que la compagnie financière espagnole a décidé de mettre à la disposition des entreprises espagnoles une ligne de crédit de 1 milliard de Pesetas aux conditions avantageuses.

Un coup de fouet sera donné à la coopération bilatérale en finalisant les projets en stand-by. Dans cette optique, les deux ministres de l'Economie et des Finances se pencheront sur les mécanismes de mise en place de deux lignes de crédit contenues dans l'accord signé en décembre dernier. La première, d'un montant de 6 milliards de Pesetas (378 millions de DH), sera destinée à aider les PME espagnoles à s'installer au Maroc. La seconde ligne, de 3 milliards de Pesetas, sera affectée au financement des entre-prises mixtes hispano-marocaines . En outre, l'accord de février 1996, couvrant la période allant jusqu'à 2001, met à la disposition du Maroc des facilités financières pour un montant de 150 milliards de Pesetas. 60 milliards sont octroyés aux con-ditions du Fonds d'Aide au Dévelop-pement et le reste, moins favorable, aux conditions de l'OCDE.

Accord de pêche


Toujours sur le plan financier, la reconversion de la dette en investissement sera au centre des discussions. La première tranche d'un montant de 6,250 milliards de Pesetas a été entièrement consommée. Une seconde tranche d'un montant de 4.265 millions de Pesetas a été entamée à hauteur de 30%. Plusieurs secteurs sont concernés, notamment l'agro-alimentaire. Les concessions ne sont pas en reste, puisque les swaps portent sur le projet de parking de Rabat présenté par la Saba, la participation d'Endesas avec la Lyonnaise des Eaux de Casablanca dans la distribution de l'eau et d'électricité à hauteur de 2.250 millions de Pesetas.
Pour les swaps, les Espagnols rappellent que le plafond autorisé par le Club de Paris a été atteint. Il sera plus judicieux d'explorer les pistes du refinancement des dettes onéreuses par celles qui le sont moins.

Autre dossier au menu, l'énergie. Le ministre espagnol de l'Industrie et de l'Energie examinera de plus près les différents points du programme de coopération. Outre la connexion électrique entre les pays, le dossier de la construction de la centrale de Tahaddart sera remis sur la table. Il s'agira de faire le suivi et d'examiner les points sur lesquels peut buter la réalisation de la convention signée avec l'ONE. L'utilisation du gaz naturel du Gazoduc sera au centre. De même, la participation de l'Espagne au programme d'électrification rurale devra être abordée.
Tout cela se fera sur fond de l'accord de pêche que l'Espagne souhaite voir renouvelé. Mme Loyola De Palacio, ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Pêches, fait d'ailleurs partie de la délégation. Elle devra également s'intéresser à la convention de partenariat signée l'année dernière entre le Ministère des Finances et le président de la société espagnole Tabacalera. L'accord prévoit la construction d'une usine de production de bobines de tabac à Tanger et la culture de 5.000 ha de tabac dans la région d'Al-Hoceima. Ce projet devra mobiliser une enveloppe estimée à 70 millions de DH. La production de l'usine sera destinée exclusivement à l'exportation.

Mohamed CHAOUI

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