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Economie

Les derniers chiffres de la campagne agricole : La récolte céréalière quasi-perdue

Par L'Economiste | Edition N°:179 Le 11/05/1995 | Partager

La production nationale de céréales est aujourd'hui de 30% inférieure à la campagne précédente. Les derniers chiffres de la production végétale et animale.


Pour les analystes du Ministère de l'Agriculture et de la Mise en Valeur Agricole, la campagne céréalière d'automne est en grande partie perdue. La production céréalière nationale est aujourd'hui de 25 millions de quintaux, soit moins de 30% de la production de la campagne précédente.
Ainsi, le déroulement de la campagne agricole a permis de semer 3 millions d'hectares sur les 5 millions habituellement semés, soit 60% d'un programme normal.
Cependant, 44% des superficies sont définitivement perdues pour cause de sécheresse, ce qui place la sole productive aux alentours de 1,7 million d'hectares.
D'autre part, 1 million d'hectares semés présentent un état médiocre avec un rendement prévisionnel de 5 quintaux par ha. En fait, seul l'irrigué (0,3 million d'ha) et une partie du bour (0,1 million) présentent un état satisfaisant.

Cultures industrielles: Bon à satisfaisant

Du côté des cultures industrielles, la superficie emblavée en betterave à sucre est de l'ordre de 68.000 ha (96% du programme), dont 6.000 ha sont perdus (Gharb et Loukkos). L'état des cultures est jugé bon à satisfaisant dans les zones irriguées qui représentent 57.000 ha. Selon les prévisions, la production sera d'environ 3 millions de tonnes.
Le programme de plantation de la canne à sucre (1.800 ha dans le Loukkos et la Moulouya) est actuellement réalisé à 47%, soit 840 ha plantés. Le tonnage réceptionné par les usines représente 73% des 994.000 tonnes prévues.
La superficie semée en tournesol est d'environ 100.000 ha (52% du programme), soit une augmentation de plus de 45% par rapport à la campagne précédente à la même date. La superficie levée atteint 78.000 ha, soit 78% de la superficie semée.$

S'agissant des cultures de reconversion, la superficie emblavée est de 315.000 ha (78% du programme). Les dernières pluies ont permis un développement végétatif normal des cultures, dont 50% sont localisées dans les régions de la Chaouia et des Doukkala et 40% dans le Tensift.
Par ailleurs, la situation de la sécheresse de la campagne en cours a entraîné un important déficit fourrager pour le premier semestre de cette année. Il en résulte une forte augmentation des cours des aliments de bétail.
Pour faire face à cette situation, un programme de sauvegarde du cheptel a été mis en place à partir du mois de février dernier. Il comprend notamment l'importation de 1,5 million de quintaux d'orge, l'exonération des taxes douanières pour l'importation d'aliments de bétail, la distribution d'aliments composés subventionnés et leur transport. Une fois réalisé, souligne la Direction de l'Elevage, le programme permettra de combler entièrement le déficit fourrager.

Effet psychologique

D'autre part, les pluies survenues au cours des mois de février, mars et avril ne feront ressentir leur effet bénéfique que lors du second semestre de cette année et n'ont donc actuellement qu'un effet psychologique permettant, à l'instar du programme sécheresse, de faire baisser le cours des aliments de bétail.
S'agissant de la viande ovine, l'évolution du poids moyen entre le début de la campagne et le mois d'avril a diminué de 16 à 14 kg. Par contre, le prix de la viande a sensiblement augmenté passant de 48 à 52 DH/kg, mais avec une baisse au mois de février qui l'a ramené à 51 DH/kg. Cette forte baisse est due à la sécheresse (baisse de la disponibilité en aliments de bétail et donc augmentation de leur prix).
L'augmentation actuelle du prix de la viande ovine est liée à l'approche de l'Aïd Al Adha, marquée par la rétention des animaux vivants destinés à la vente au souk. Ceci vient renforcer l'impact du programme de sauvegarde du cheptel en cours et aux récentes chutes de pluies.

De son côté, le prix de la viande a chuté de 54 DH/kg en octobre à 47 DH/kg en mars. Ceci est imputé aux effets de la sécheresse, à la rareté et au coût des aliments de bétail. Actuellement, le prix de la viande bovine se situe entre 46 et 49 DH/kg, avec une tendance à la hausse qui se maintient au cours du mois d'avril.
Le prix de l'orge qui se situait à 1,20 DH/kg en début de campagne a dépassé 2,20 DH/kg au cours du mois de février. A début mars, les chutes de pluies et l'importation d'orge dans le cadre du programme de lutte contre les effets de la sécheresse ont fait retomber le prix de l'orge à 1,90 DH/kg, mais la situation actuellement hétérogène des cultures fait varier ce prix dans une fourchette de 1,70 à 2,20 DH/kg.


Meriem OUDGHIRI.

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