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Les défaillances d’entreprises élevées en 2006/2007

Par L'Economiste | Edition N°:2294 Le 09/06/2006 | Partager

. Ralentissement économique mondialLe nombre de défaillances d’entreprises dans le monde, qui a augmenté de 2% en 2005, devrait demeurer à un niveau élevé en 2006 et 2007, en raison du ralentissement économique mondial, selon une étude de l’assureur-crédit Euler Hermes SFAC parue jeudi. «Après une très bonne année 2004, avec une baisse de 8% des défaillances d’entreprises, il y a eu une légère hausse de 2% en 2005», a souligné Philippe Brossard, directeur de la recherche d’Euler Hermes SFAC. Ce rebond est pour partie lié à la situation aux Etats-Unis, où un durcissement de la législation sur les faillites en fin d’année 2005 a entraîné une envolée des défaillances (+14,2%) avant la modification de la loi, mais aussi à la situation au Royaume Uni et en Chine. Sous le coup du «net ralentissement de l’économie britannique», les faillites au Royaume-Uni ont ainsi bondi de 17% sur 12 mois à fin mars 2006. En Chine, les défaillances, toutefois difficiles à comptabiliser, ont augmenté de 9,5% en 2005 et «2.000 entreprises sont en sursis en vue de la fin annoncée de l’intervention de l’Etat à partir de 2008», selon l’étude. Le «changement de tendance de 2005 est aussi l’écho du ralentissement conjoncturel observé l’an dernier» et qui «va se poursuivre», avec un impact sur les entreprises, a prédit Brossard. Plus que le choc pétrolier, dont l’effet sur l’inflation est resté «très limité» au regard des crises précédentes, «le principal frein à la croissance économique est la remontée de taux d’intérêt dans le monde», a-t-il jugé, estimant qu’un point de hausse des taux courts «coûte entre 0,3 et 0,5 point de PIB». Euler Hermes table sur une croissance mondiale de 3,3% en 2006 et 2,9% en 2007. Le ralentissement pourrait être particulièrement marqué en Europe, déjà en «retard» sur la tendance mondiale notamment en raison des fluctuations de taux de change et où la hausse du PIB ne serait que de 1,9% en 2006 et 1,5% en 2007, selon l’assureur-crédit. Synthèse L’Economiste

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