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    Les conseils du Centre de l'Entreprise du Maroc : La bonne gestion financière de la PME

    Par L'Economiste | Edition N°:204 Le 16/11/1995 | Partager

    Les dirigeants de PME ont acquis sur le tas et souvent à la dure de bons réflexes de gestion. Il est un domaine pourtant où leur pratique laisse parfois à désirer, la gestion de leurs fonds.


    La PME est souvent empêtrée dans des institutions où le recours à la banque lui semble être la solution. Certes, le système bancaire est un pourvoyeur de fonds, mais lorsque ce genre de situation se répète, c'est souvent un symptôme de mauvaise gestion financière. Pourtant, les principes de base d'un comportement sain en la matière sont simples. Le premier, exploiter au mieux les actifs de l'entreprise et, le deuxième, ne demander des crédits bancaires qu'en cas de besoin réel et à hauteur de ce besoin.

    L'utilisation optimale des actifs


    Notre culture est profondément imprégnée par la phobie de la pénurie. Aussi voit-on souvent les individus garder chez eux des objets invraisemblables dont ils ne se serviront probablement jamais. Appliqué à l'entreprise, ce comportement "d'écureuil" a l'effet inverse de ce qu'on recherche. Il induit une immobilisation de fonds qui pourraient être utilisés de façon plus rationnelle.

    Les locaux
    Les locaux sont parfois trop coûteux à l'entreprise. Garder un local où seule une partie est effectivement exploitée grève inutilement le budget. Cela peut être le cas lorsqu'il y a un changement dans le type d'activité qui induit un besoin d'espace moins important.
    Les entreprises des pays industrialisés vendent parfois l'immeuble qu'elles exploitent pour en devenir simples locataires. Reste cependant à souligner qu'en l'état actuel des choses la pénurie en locaux commerciaux et industriels est réelle chez nous et que ce genre de solution est difficilement envisageable. Par contre, une meilleure utilisation de l'espace et du volume est souvent possible avant de songer à acquérir ou louer des locaux supplémentaires.

    Les équipements
    Une machine inutilisée ou rarement utilisée occupe un volume et immobilise indûment des fonds. Dans le premier cas, la vendre, même à perte, est la meilleure solution. Dans le deuxième aussi il faut s'en débarrasser. Il est préférable de sous-traiter la partie du travail qui y était effectuée ou de louer les machines de confrères. Sinon, l'autre éventualité est de prendre soi-même des travaux en sous-traitance pour occuper pleinement tout l'équipement.

    Les stocks
    C'est au niveau des stocks qu'il y a souvent un gisement de cash important. Mieux les gérer, c'est améliorer directement la trésorerie et la situation financière de l'entreprise.
    Des articles "dorment" dans le stock alors que d'autres sont rapidement écoulés. Le coût de leur maintien dépasse la marge qu'on pourrait en tirer, les écouler même à vil prix vaut mieux que de les garder. Des matières ou produits semi-finis dont on a rarement l'usage encombrent l'espace. A vendre également.

    Les créances
    Lorsque cela est possible, l'entreprise devrait envisager des rapports plus réguliers avec ses clients. Cela peut prendre la forme de contrats de livraison périodique avec un système d'avances. L'autre possibilité est le raccourcissement des délais de paiement. Enfin, ne jamais laisser traîner les règlements de créances déjà échues. Ces actions dépendent certes de la situation sur le marché, mais il faut toujours essayer, d'autant que si les clients sont satisfaits et que leur trésorerie le permet cela ne les gêne aucunement d'aider un fournisseur à améliorer la sienne.

    Le contrôle des dépenses
    Evidemment, pour améliorer sa situation financière, il faut être vigilant sur toutes les occasions de sortie d'argent. La caisse et le compte en banque seront alors gérés dans cette optique. En tout cas, si l'on dispose d'une facilité, n'en faire usage qu'en dernier recours.

    Le recours minimal aux prêts


    Les financiers parlent d'effet de levier lorsqu'une entreprise utilise l'emprunt. C'est un fait que des fonds empruntés bien utilisés donnent une ampleur plus grande aux actions que peut mener l'entreprise. Mais s'engager dans un endettement supplémentaire est une décision importante qui ne doit jamais être prise à la légère.
    Après s'être assuré qu'on a mobilisé toutes les ressources existantes, il faut se poser une série de questions:
    - De l'argent pour quoi faire? Question qui peut sembler anodine mais qui ne l'est pas. Si ces liquidités permettent par exemple de s'approvisionner pour un marché important, le jeu en vaut certainement la chandelle. Mais si c'est pour une action dont les retombées sont lointaines ou hasardeuses, mieux vaut ne pas emprunter.
    - N'a-t-on pas déjà épuisé les capacités d'endettement?
    - Et enfin, la plus importante des questions est cela rapporte-t-il davantage que ça ne coûte? Si la réponse est négative, s'abstenir et, il n'est pas inutile de le répéter, toujours vérifier que c'est le seul recours.

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