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Les comptes sur carnet résistent

Par L'Economiste | Edition N°:602 Le 24/09/1999 | Partager

· Contrairement aux rumeurs, les comptes sur carnet gardent tout leur attrait
· La baisse des taux de rémunération n'a pas eu d'effets négatifs sur ce type de produits


Les traditionnels comptes sur carnet n'ont pas fini de séduire. Conciliant sécurité et disponibilité de l'épargne à tout moment, ils demeurent le produit fétiche des petits épargnants.
Selon les derniers chiffres publiés par le GPBM (Groupement Professionnel des Banques Marocaines), les comptes sur carnet auprès des banques ont totalisé 26,1 milliards de DH au 2 août 1999 contre 24,19 milliards au 31 décembre 1998, soit une hausse de 7,89%.
Ce type de dépôt évolue maintenant de façon régulière. La vague baissière qui a touché la place aidant, les boursicoteurs se sont réorientés vers les comptes sur carnet dans un moment où l'incertitude régnait et où les performances des OPCVM viraient au rouge.
Cet avis ne fait pas l'unanimité chez les banquiers. Certains professionnels estiment que les dépôts sous forme de comptes sur carnet ne sont pas liés aux placements boursiers étant donné qu'il ne s'agit pas du même segment de clientèle. «La bourse et les gestionnaires de fonds collectifs ont réussi à drainer une épargne qui échappait jusque-là au circuit bancaire», affirme un opérateur.
Même la légère baisse des taux d'intérêt liés à ces produits ne semble pas avoir produit d'effets notoires chez les petits investisseurs. «Le niveau de culture ou d'instruction de quelques petits épargnants fait qu'ils n'ont confiance qu'en ce type de produits», explique un banquier. A cela s'ajoute l'absence d'une culture boursière chez les petits épargnants.

Rémunération plus sensible au marché


Rappelons que depuis le 1er juillet dernier, le taux de rémunération annuel des dépôts en comptes sur carnet a été indexé au taux moyen pondéré des bons du Trésor à 52 semaines. Comme le stipule l'arrêté du ministre de l'Economie et des Finances du 25 mai 1999, ce taux est calculé sur la base du minimum du taux moyen pondéré des bons du Trésor à 52 semaines, émis par adjudication au cours du semestre précédent, diminué d'un point.
Ainsi, le taux minimum de rémunération pour la période allant du 1er juillet au 31 décembre 1999, a été fixé à 5,56% contre 6% auparavant.
M. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances, s'était clairement prononcé à cet égard lors du Conseil de la Monnaie et de l'Epargne datant du 6 mai 1999: "Cette mesure vise à rendre la rémunération de ces comptes plus sensible à l'évolution des conditions du marché", a-t-il alors déclaré.
Dans un contexte de détente des taux sur le marché des adjudications, tout porte à croire que ce taux continuera à baisser. Seulement, l'impact de cette baisse est jugé minime, du moins pour le moment.
"L'impact reste minime, puisque cette partie de l'épargne est plafonnée à 200.000 DH", déclare un banquier. Et d'ajouter: "Pour l'instant, ce n'est qu'une petite correction".
Comparé à d'autres produits présentant le même degré de sécurité, tels que les OPCVM obligataires, les comptes sur carnet coûtent moins cher à l'épargnant. Même si ces deux produits sont soumis au même taux de taxe (20%), le compte sur carnet ne comprend pas de droits d'entrée et de sortie comme c'est le cas pour les obligataires.

Youssra MAHFOUD & Rafik IKRAM

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