×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Les cimentiers sortent de leur bastion

Par L'Economiste | Edition N°:711 Le 24/02/2000 | Partager


· L'an 2000 annonce une bonne performance pour le secteur
· Extension du réseau de distribution, renforcement de la vocation export, amélioration de la qualité Les grands défis de la profession


Le marché cimentier renouera-t-il avec la croissance? Après la stagnation de leur activité en 1999, les cimentiers commencent une année 2000 qui s'annonce sous de meilleurs auspices. Jusqu'à fin janvier 2000, les cimenteries ont vendu 501.616 tonnes contre 387.528 en janvier 1999, soit une progression de 29,44%.
C'est une réalisation remarquable pour la profession. Les perspectives de croissance s'en trouvent renforcées. Mais il faut attendre le comportement des ventes pour les mois à venir pour confirmer cette progression.
L'évolution du marché du ciment est en effet cyclique. A des périodes de croissance soutenue, succèdent des phases de stagnation ou de baisse.
Cette année, les cimentiers tablent sur une croissance de 5%. C'est le même chiffre qui a été avancé pour 1999. L'année dernière, les cimentiers n'ont pas gagné leur pari à cause de la mauvaise conjoncture économique. La sécheresse, les pluies torrentielles d'octobre dernier, la non-reprise de l'habitat social, la grève des transporteurs routiers ont fortement affecté les ventes.
Le marché n'est donc pas arrivé à décoller en 1999. Les cimenteries ont terminé l'année avec un petit gain de 1,14% par rapport à 1998.
La stagnation du marché a eu pour conséquence la stimulation de la machine des investissements pour écouler les excédents de ciment. Aiguisés par une concurrence ardue, les cimentiers sortent de leurs bastions et se lancent dans de nouvelles régions. De nouveaux centres de production et de distribution se construisent. La carte de l'implantation des cimenteries est actuellement en pleine recomposition.
Les investissements pour cette année sont importants. L'enveloppe atteint près de 2,5 milliards de DH. Lafarge se renforce dans le Nord à travers le lancement de son nouveau programme Tétouan II (1,2 milliard de DH), la CIMAR se tourne vers le Sud en construisant un nouveau centre de broyage à Laâyoune (100 millions de DH) tandis que la CIOR cherche à conquérir la région du Centre, terrain de prédilection de Lafarge, via la construction d'une unité de broyage à Settat (1 milliard de DH à terme).
Dans cette tendance à l'extension, seule la petite cimenterie de Témara reste sur son site. Cette dernière mise sur l'augmentation de la capacité de production de son usine pour atteindre un million de tonnes par an (180 millions de DH).
A Béni-Mellal, région convoitée par les cimenteries, les études de prospection sont toujours en cours. Après l'absorption d'Asmar de Marrakech, la CIMAR veut renforcer son emprise sur toute la région Sud.
Un triangle de la distribution prend forme: Marrakech, Agadir, Laâyoune. En 1999, les cimenteries ont vendu près de 7,23 millions de tonnes. La répartition régionale fait ressortir la domination de la région du Centre. A elle seule, la région de Casablanca-Benslimane a consommé 1.230.000 tonnes. Elle est suivie par la région du Sud (à partir d'Agadir) avec 1.065.000 tonnes vendues. Ciments du Maroc annonce que cette région, en voie d'urbanisation, a réalisé une hausse de 1,7% par rapport à 1998. Des projets d'infrastructures doivent doper l'activité cimentière comme la construction des ports de Sidi Ifni, de Dakhla, des villes d'Ouserd, El Wahda
La recomposition du marché a fait en sorte que l'activité est maintenant dominée par quatre groupes étrangers: Lafrage, Italcementi Group, Holderbank et Cimpor. Les procédés d'industrialisation se standardisent et les cimentiers axent leur développement sur l'amélioration de la qualité de leurs produits. Un intérêt particulier est accordé à l'environnement via la réduction des émissions de poussière, le reboisement des espaces avoisinants les usines et l'utilisation de nouveaux combustibles. Fait significatif : la profession consacre 50 millions de DH à la protection de l'environnement.
Le démantèlement tarifaire qui entrera en vigueur début mars encouragera la vocation exportatrice des cimenteries. A part la CIMAR et la CIOR qui font déjà de l'export, la production du secteur cimentier couvre essentiellement l'offre locale. Mais le challenge de l'export risque de se perdre si le coût de l'énergie, grand mal de la profession, n'est pas réduit, s'accordent à dire les professionnels.

Nadia LAMLILI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc