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Les cimentiers font le point sur leur secteur

Par L'Economiste | Edition N°:2512 Le 24/04/2007 | Partager

. Contribution au programme des logements sociaux. Les promoteurs estiment leur ciment trop cher. Ce n’est pas l’avis des producteurs LE secteur du ciment a été au centre des conférences organisées par le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, la semaine dernière à Rabat. La rencontre s’inscrit dans le cadre d’un cycle qui doit s’achever en décembre prochain. Le projet s’inscrit dans le cadre d’un programme de formation continue destinée aux cadres du secteur de l’habitat exerçant dans l’administration publique et les entreprises privées. Pour Taoufik Hejira, ministre de tutelle, le choix de ce secteur revient en particulier à son rôle dans le développement du BTP qu’a connu le pays depuis le début de cette décennie. «La capacité de production des unités de cimenterie a augmenté de 35% durant les trois années écoulées. «Ceci a contribué à la réalisation de 300.000 logements sociaux en sept ans», explique Hejira. Profitant de l’occasion, ce dernier a annoncé que Oued Zem est devenue la 7e ville du Royaume sans bidonvilles. Le coût de l’opération s’élève à 130 millions de DH. 2.230 baraques ont été démolies. En contrepartie, des lots équipés ont été remis aux bénéficiaires avec un prix symbolique de 10.000 DH par lot. «Quelles sont les caractéristiques de notre secteur, comment on réalise nos bénéfices, comment sont-ils répartis, quel est notre plan d’action, quels sont les défis à relever. Ce sont autant de questions auxquelles nous essayons d’apporter des éclaircissements», déclare par ailleurs Mohamed Chaâbi, président de l’Association professionnelle des cimentiers (APC).Pour faire face à la croissance prévisible de la demande, un programme d’investissement dans le secteur de 8 milliards de DH est prévu, pour la période 2007 à 2010. L’objectif est de réaliser une production additionnelle d’un million de tonnes par année. En 2007, la capacité globale installée est de 16,1 millions de tonnes de ciment. Entre 10 et 15% de ces investissements seront réservés à des projets pour la protection de l’environnement.La question du prix de commercialisation du ciment a soulevé un vif débat entre les amis de Chaâbi et les représentants des promoteurs immobiliers et les entreprises du BTP. Selon l’APC, la tendance du niveau des prix montre une baisse continue (une évolution inférieure à l’inflation) depuis 1989. Le prix de sortie à l’usine avoisine les 700 DH la tonne. Il faut ajouter à cela la TVA, la marge brute des distributeurs et la taxe spéciale. Ce point de vue n’est pas partagé par Miloud Chaâbi et Bouchaïb Benhamida, présidents respectivement de la Fédération nationale de la promotion immobilière (FNPI) et celle des BTP. Pour ces derniers, le coût du ciment reste encore cher en comparaison avec les pays voisins. A ce titre, Chaâbi rappelle que son prix ne dépasse pas 450 DH la tonne en Tunisie et en Egypte. Pour cela, il propose son importation de ces pays en profitant des avantages douaniers prévus par l’accord de libre-échange d’Agadir. «Pour le cas de l’Egypte, il faut tenir compte de la forte dévaluation entre 2002 et 2006 de la livre égyptienne (-50%) sans oublier les subvention accordées par l’Etat pour les produits énergétiques en particulier le gaz», expliquent les cimentiers. Ils rappellent à ce titre que le poste de l’énergie représente, à lui seul, près de 50% des coûts variables de production. Donc, pour garantir la rentabilité du secteur, des efforts ont été déployés en matière d’organisation et de maîtrise des dépenses. En effet, la consommation électrique a été réduite de 120 auparavant à moins de 90kwh/tonne de ciment. De même pour l’utilisation de l’énergie thermique qui a passé de 1.500 à 800 thermies/tonne du clinker. Des progrès ont été également enregistrés au niveau de la consommation de l’eau réduite de 50% pour se situer à 150 litres/tonne de ciment. La contribution dans la réalisation du programme de logements sociaux et celui des villes sans bidonvilles a été aussi mise en valeur par les cimentiers. Ceci par l’alimentation du Fonds spécial de l’habitat à travers la taxe sur les ciments. En 2006, le montant des revenus de cette taxe a été de l’ordre 1,24 milliard de DH, correspondant à la vente de près de 11,5 millions de tonnes. Selon les données à fin novembre 2006, la grande part revient à Lafarge avec 42%, suivie de Cimar avec 26%, les parts de Holcim et Asment ont été respectivement de 23% et 9%. Par rapport à la même période en 2005, les recettes de cette taxe ont augmenté de 10%. Rappelons que le cumul des contributions de l’APC, depuis la mise en place de cette taxe, s’élève à près de 4 milliards de DH (entre 2002 et 2006). Sur le plan économique, la contribution du secteur au PIB est passé de 0,4% à 1,2%. Nourdine EL AÏSSI

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