Economie

Les «chasseurs d’image» s’équipent à Paris
DNES, Youness SAAD ALAMI

Par L'Economiste | Edition N°:3138 Le 28/10/2009 | Partager

. Nikon, Canon et Fuji… les grandes griffes étaient au salon de la photo. Plus de 70.000 visiteurs en cinq jours, selon les organisateurs JOURNALISTES, photographes, paparazzi et simples curieux étaient au rendez-vous lors du Salon de la photo qui s’est tenu, la semaine dernière, à Paris. En effet, les chasseurs d’images ne voulait sous aucun prétexte rater ce salon qui s’est imposé comme un événement annuel incontournable pour la profession. Cinq jours durant (du 15 au 19 octobre), le salon a attiré de nombreux visiteurs. Pour les organisateurs, le Salon de la photo a également pu réunir les grandes griffes du monde de l’image, fabricants, distributeurs, mais aussi écoles et groupements professionnels, qui ont dévoilé leurs nouveautés. «Dernières innovations technologiques, de la prise de vue à l’impression en passant par la retouche numérique, démonstrations, ateliers pratiques, stages, projections-débats, rencontres, chacun des exposants a accueilli un public de plus en plus exigeant et curieux», ajoutent les organisateurs. A noter que si des exposants comme Nikon, Canon et Fuji ont proposé les dernières optiques et du matériel pour les vrais professionnels, d’autres comme Sony ou encore Focus ont tablé sur le software du traitement d’image. Soulignons au passage que le Nikon D3 avec la nouvelle optique 300 mm a volé la vedette lors de cette édition. Ouverture, qualité de la prise de vue, et rapidité sont les atouts de cet appareil ultramoderne. En outre, le salon a proposé des espaces d’échange et de partage, pour s’informer, s’équiper et vivre la plus complète des expériences photographiques. Ont participé à l’animation des rencontres des stars de l’image comme Jane Evelyn Atwood, Américaine d’origine, et Parisienne d’adoption, qui se définit comme une photo-journaliste de passage, Mathieu Bernard-Reymond, lauréat du prix de la Fondation CCF pour la photographie (2003), et Lucien Clergue, fondateur du festival de photographie et des rencontres d’Arles. Ces intervenants ont commenté et illustré l’évolution récente du marché de la photo. Développer encore davantage les échanges entre les différents acteurs (photographes amateurs et professionnels, utilisateurs et fabricants, journalistes et prescripteurs), tel était leur objectif. Le salon a été, pour eux, l’occasion de réfléchir à l’évolution des différents métiers de la photographie, au moment où les grandes agences photo risquent de disparaître, et où les photographes des villes voient une partie de leur activité mise à mal par les pouvoirs publics, et où la technologie pourrait nous faire croire qu’elle peut remplacer le talent du photographe. C’est sans doute pour cela que les amoureux de la photographie étaient nombreux à cette édition. L’édition 2009 a attiré 72.000 visiteurs en cinq jours, soit une fréquentation en hausse de 34% par rapport à l’édition 2008. Le public a pu découvrir les nouveaux appareils de toutes les grandes marques, assister à des conférences et des ateliers, rencontrer des artistes et des professionnels et admirer quelques expositions. Professionnels, amateurs avertis mais aussi un nouveau public, représenté par les 18-25 ans et les seniors, se sont régalés Porte de Versailles, sur les stands des grandes marques, où, démonstrations, astuces et préceptes étaient prodigués au public. Innovations en tout genre, prises de vue en 3D, détecteur de visages sur plaque tournante de 360°, projection des clichés depuis son appareil, imprimantes au rendu quasi professionnel à portée de tous, stockage, chaque question trouvait sa réponse, chaque envie pouvait être satisfaite. Les grandes rencontres avec de grands photographes professionnels ont fait salle comble et les salles d’expositions n’ont pas désempli. Enfin, la prochaine édition de ce salon aura lieu du 4 au 8 novembre 2010.o


Appuyer sur un bouton

L’UPC, première organisation professionnelle de photographes, a animé un débat sur la simplicité d’utilisation du matériel photographique actuel. Une simplicité qui donne l’illusion que le métier de photographe est accessible à tous et se limite à «appuyer sur un bouton». L’UPC a saisi l’occasion pour présenter tous les aspects de la réalité du métier de photographe, à travers des témoignages de professionnels et une analyse économique et juridique du secteur. Pour rappel, en 2008, il y avait, en France, 1.200 photo-journalistes et 3.300 photographes auteurs indépendants vivant exclusivement de la photographie.

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