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Les Casablancais face à la catastrophe

Par L'Economiste | Edition N°:2136 Le 24/10/2005 | Partager

. Une étude du Croissant-Rouge évalue les comportements . Premiers réflexes: fuite ou recherche d’un abri . Projet d’un complexe régional de gestion de la catastrophePRÈS de 60% des Casablancais affirment savoir comment se comporter devant une catastrophe naturelle. Mais une étude effectuée par le Croissant-Rouge marocain (CRM) montre qu’il n’en est rien: 89% ne savent que faire face au danger. En général, ils cèdent à la panique face à un tremblement de terre, aux inondations ou face à un incendie. Ils adoptent plutôt un comportement improvisé. L’étude démontre, par ailleurs, que dans la majorité des cas de catastrophe, le Casablancais préfère prendre la fuite. Près de 64% des enquêtés agissent de cette façon en cas de tremblement de terre, 61% en cas d’explosion, 49% face à un incendie. En cas de sécheresse, «prendre la fuite» n’est pas le comportement souhaité. Seuls 27% le font. Grosso modo, le Bidaoui se débrouille tant bien que mal en fonction du contexte et des possibilités offertes.Les enquêteurs ont proposé aux interviewés de choisir entre trois types de comportements face à un danger potentiel: s’abriter, fuir ou «autre comportement». Chercher un abri est l’un des premiers réflexes, notamment dans le cas des tempêtes. A noter que l’étude a été réalisée à Casablanca entre janvier et septembre de l’année en cours. Elle a ciblé un échantillon de 5.600 personnes. Près de 80% de ces derniers déclarent avoir déjà vécu une catastrophe. Ce sont surtout les séismes qui sont plus familiers aux interviewés, suivis des inondations, des incendies et des explosions. Les tempêtes, les émissions de gaz nocifs et l’érosion sont par contre des phénomènes moins connus.Par ailleurs, la majorité des personnes interrogées veulent minimiser les dégâts subis (67%). Elles diffèrent sur la méthode à mettre en œuvre. Près de 27% préconisent la sensibilisation pour y arriver alors que 22% recommandent l’intervention des autorités et 20% sont pour le développement du système d’alerte.Cette enquête sur «l’évaluation de la vulnérabilité et des capacités» a permis de relever les défaillances et de réajuster en conséquence l’intervention lors des catastrophes. Sur la base des éléments recueillis, le bureau du Croissant-Rouge de la wilaya du Grand Casablanca a ainsi élaboré un programme d’action. Plusieurs aspects sont concernés: la sensibilisation des citoyens, la formation des équipes de secours, etc. Le plan prévoit également la mise en place d’un complexe régional de la gestion de la catastrophe, à Aïn Borja. Une enveloppe de 12 millions de DH lui est dédiée. Le début de construction est programmé pour le mois de janvier 2006 si la wilaya décide de l’intégrer au budget destiné à l’INDH.Le complexe aura pour mission la sensibilisation, la formation des cadres et des équipes. Il comprendra également un dépôt de matériel pour les besoins d’intervention.Ali JAFRY

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