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    LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
    Le tourisme découvre la croissance molle

    Par L'Economiste | Edition N°:3034 Le 28/05/2009 | Partager

    . Les nuitées ont progressé de 1% au premier trimestre. 4.000 lits non commercialisables et à rénover d’urgence. Malgré une capacité additionnelle 7.000 lits entre 2002 et 2008De larges plages de sables fins, un climat ensoleillé près de 360 jours par an, un arrière-pays dépaysant… la station balnéaire d’Agadir a tous les atouts pour séduire les touristes. Son activité reste cependant bien en deçà de ses potentialités. Certes en ces temps de crise internationale, la station semble plutôt mieux résister. Selon les chiffres communiqués au mois d’avril dernier, les arrivées et les nuitées enregistrées dans les hôtels classés ont augmenté respectivement de 5,12 et 4,21% comparativement à la même période l’an dernier. C’est bien meilleur que le mois précédent (mars) qui avait enregistré une stagnation de ces indicateurs (0,82% de nuitées en plus).A l’issue du premier trimestre 2009, on retient également dans les hôtels classés une légère hausse des nuitées de 1% par rapport au premier trimestre 2008. De fait, la station balnéaire a réalisé 914.218 nuitées durant cette période contre 906.554 nuitées au premier trimestre 2008. A périmètre comparable, la progression des nuitées serait sans doute bien plus élevée car elle est impactée par l’extension des capacités dans la station. Il reste que cette moyenne cache des disparités entre les situations individuelles, certains hôtels affichant de bien meilleures performances que d’autres, tant sur le plan du taux d’occupation que de la recette unitaire moyenne. En plus de l’effet mécanique de l’ouverture de nouvelles unités, l’an dernier, l’activité touristique a beaucoup souffert des travaux d’aménagement de la corniche. D’où la prudence des opérateurs. Le retour des touristes sur la destination est par ailleurs le résultat des efforts de promotion tarifaire de la part des hôteliers. Résultat, la croissance même molle n’est pas porteuse de rentabilité du fait de la pression à la baisse sur les tarifs. Guy Marrache, PDG du groupe Tikida, est le premier à le reconnaître: dans l’hôtellerie, la baisse des tarifs est de 25 à 35% comparativement à l’an dernier. La profession est unanime sur un point: le cycle haussier de l’activité de ces dernières années est à relativiser au vu de l’injection de nouvelles capacités. D’un autre côté, on est loin des chiffres enregistrés en 2007 ou des performances réalisées en 2001. Dans le détail, à l’issue du premier trimestre 2007, la destination a enregistré plus de 1,04 million de nuitées et au premier trimestre 2001, le nombre des nuitées a dépassé 1,09 million. Sur cette période, la capacité litière était moins importante qu’aujourd’hui. La station disposait en 2001 de 19.120 lits contre 26.200 actuellement, soit environ 7.000 lits additionnels. Ces derniers sont en grande majorité sur le front de mer. De fait, entre 2002 et 2008 six nouveaux hôtels pieds dans l’eau sont rentrés en activité. Ce sont eux aujourd’hui qui tirent la station vers le haut et s’en sortent en ces temps de doute. Ils sont pour la plupart adossés à de grands tour-opérateurs (TO), comme les hôtels Tikida et le Robinson Club. De fait, les hôtels les plus fréquentés sont les quatre et cinq étoiles. En mars dernier, les quatre étoiles et les villages de vacances touristiques réalisaient plus de 73% des nuitées enregistrées. Mais la conjoncture internationale actuelle n’est pas la seule explication de cette tendance. Selon les estimations des professionnels, la station compte 4.000 lits non commercialisables et à mettre à niveau de toute urgence. En 2007, sur la base d’un diagnostic, près de 5.000 lits étaient jugés à la limite de la commercialisation. Une étude de repositionnement avait été menée mais les opérateurs concernés n’ont pas voulu tous suivre ses recommandations. Aussi, malgré ses 26.200 lits actuels, la station manque encore de capacité car une partie du produit de la ville tend en effet à vieillir sans être rénovée et ne correspond plus aux attentes des touristes et à celle des tour-opérateurs. Mais ce n’est pas le seul problème structurel qui marque la destination. Pour Guy Marrache, le maintien de l’activité passe également par une promotion appropriée. L’animation est aussi à travailler encore plus. Certes, de nombreux efforts ont été réalisés sur ce plan et on est loin du vide d’il y a quelques années. La faiblesse du transport aérien est aussi un frein au développement de l’activité. Cet argument de sous-capacités en sièges d’avion ressort au moindre retournement de la conjoncture et a souvent été à l’origine des tensions avec Royal Air Maroc, accusé à tort, de tous les maux. Les professionnels du tourisme souhaiteraient développer d’autres connexions aériennes directes. Mais avec quelle clientèle? C’est l’histoire de l’œuf et de la poule. Selon Abderrahim Oummani, président du Conseil régional du tourisme, les professionnels misent actuellement sur la RAM pour la mise en place de vols directs entre Agadir et Varsovie ainsi qu’Agadir et Moscou. Pour Varsovie, il semble que c’est sur les rails. Selon Oummani, la liaison aérienne devrait démarrer en octobre prochain. C’est du moins ce qui a été annoncé par les représentants de la compagnie aérienne lors d’une opération de promotion tout dernièrement à Varsovie. Pour Moscou, le dossier est à l’étude auprès de la compagnie.En attendant, il faut tenir le cap en ces temps de crise. Pour la saison à venir, l’intérêt d’un des plus gros TO mondiaux, TUI, pour la destination, laisse supposer que la station a les faveurs de l’opérateur. En effet, ce dernier a programmé en bonne position Agadir dans sa brochure été 2009. Pour l’hiver, il y a pour le moment des soucis à se faire, car les TO vont réduire les vols entre l’Allemagne et Agadir à une seule fréquence par semaine au lieu de deux. On peut s’attendre donc à une baisse au niveau de ce marché. D’où l’intérêt de diversifier les marchés sur la destination, sans oublier le renforcement de la promotion.M.A.

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