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    LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
    La tomate réalise un millésime exceptionnel à l’export

    Par L'Economiste | Edition N°:3034 Le 28/05/2009 | Partager

    . Les volumes en hausse de 21% par rapport à la précédente campagne. Le plan Maroc Vert sera décliné à partir du mois de septembre La campagne d’exportation de la tomate touche à sa fin. Et malgré tous les aléas conjoncturels et structurels, les exportateurs tirent leur épingle du jeu. C’est le sentiment général qui domine dans la profession. Au 17 mai dernier, ce sont 403.420 tonnes de tomates qui ont été expédiées sur les marchés extérieurs (Union européenne et hors). C’est une augmentation de 21% des volumes par rapport à la campagne 2008. Ces performances ont été encouragées par une remontée des prix à la fin de l’année dernière et au premier trimestre 2009 ainsi qu’en avril. Selon les opérateurs, le mois dernier, la tomate cotait 1 euro le kilo à l’export. Ce niveau de prix a permis de vendre l’origine Maroc dans le cadre des accords de l’OMC en dehors du quota global octroyé par l’Accord d’association avec l’Union européenne.A en croire Abderrazak Mouisset, président de l’Association des producteurs exportateurs de fruits et légumes (Apefel), le Maroc aurait pu réaliser de meilleures performances et profiter sur le plan tarifaire de l’arrivée tardive des autres origines si ce n’était le frein du contingentement. Le développement du secteur bute sur la ressource en eau dans le Souss. Aussi, pour les professionnels, il apparaît nécessaire, pour pérenniser les performances, que soient identifiés d’autres microclimats, où il y a suffisamment d’eau, à travers le plan Maroc Vert. La déclinaison régionale de ce programme est imminente. Sa mise en œuvre devrait démarrer en septembre prochain. En attendant, les responsables peaufinent la feuille de route et affinent les programmes. Pour rappel, il s’agit de développer encore plus ce secteur à travers notamment une diversification des cultures. Dix-huit filières, dont 14 filières végétales et 4 filières animales, ont été retenues. Il s’agit particulièrement du maraîchage, des agrumes, des semences céréalières, de l’olivier, de l’amandier, du caroubier, du pommier, du palmier dattier. Figurent également dans la liste, le lait, les viandes rouges et blanches ainsi que l’apiculture. Les produits du terroir ne sont pas oubliés. Les cultures de cactus, safran, rose, arganier et plantes aromatiques, médicinales et biologiques font donc partie des niches qui seront développées dans le cadre du plan agricole du Souss-Massa-Draâ. Celui-ci s’articule autour de 79 projets répartis en deux piliers. Au niveau du pilier I, ce sont 24 projets qui seront réalisés pour le développement des filières à haute valeur ajoutées, est-il indiqué. Concernant le pilier II, ce sont 55 projets qui seront réalisés pour le développement d’une agriculture solidaire visant l’amélioration des revenus des agriculteurs et la lutte contre la pauvreté, précisent les responsables de l’Office régionale de mise en valeur agricole du Souss-Massa-Draâ (ORMVA). Par ailleurs, d’autres projets transverses ont été identifiés. Ils concernent notamment l’économie de l’eau d’irrigation. Il est aussi question de formation, de recherche et d’encadrement des agriculteurs. Les actions à entreprendre pour mener à terme ce programme sont donc très importantes et l’enveloppe à investir l’est également. En effet, les études réalisées font ressortir un investissement total de 10,5 milliard de DH, dont 5 milliards de DH seront financés par l’Etat. Le pilier I nécessitera un montant de 4,76 milliards de DH, soit 45% de l’enveloppe totale. Au pilier II, 1,59 milliard de DH seront consacrés, soit 15% de l’investissement global. Les projets et actions transverses absorberont, pour leur part, 4,15 milliards de DH, soit 40% du total des investissements. Les résultats attendus de ce programme à l’échelle régionale à l’horizon 2020 sont bien sûr une augmentation de la production des filières. Dans le détail, ce qui est visé, c’est une hausse de 37% au niveau des agrumes, 47% au niveau du maraîchage, 200% pour l’olivier, 27% pour le palmier dattier, 96% pour le cactus, 440% au niveau du safran et de 59% pour le lait. L’impact sur les exportations serait une hausse de 45% pour les primeurs et 44% pour les agrumes. Côté création d’emplois, il est question de créer 12 millions de journées de travail.A noter, enfin, que la contribution de la stratégie agricole du Souss-Massa-Draâ au plan Maroc Vert est de 19% en termes de projets (3% pilier I et 16% pilier II). En termes d’investissement, le programme agricole relatif au Souss-Massa-Draâ représente 13% du total des investissements du plan Maroc Vert. Le nombre d’agriculteurs visés dans la région est de 94.300 tous piliers confondus, soit 16% des objectifs visés par le plan à l’échelle nationale.


    Statut avancé

    De l’avis de Abderrazak Mouisset, le statut avancé accordé au Maroc par l’UE ne changera rien à la situation des exportations des fruits et légumes marocains sauf dans le cas où les requêtes de l’Apefel sont prises en considération. La profession souhaite obtenir la libre-circulation des fruits et légumes en contrepartie de l’adoption des règles européennes, surtout que le régime actuel des flux, fondé sur les quotas, atteint ses limites. De fait, la proposition de l’Apefel appelle à un ancrage à l’organisation commune des marchés européens et vise la libre-circulation des fruits et légumes dans le cadre de l’OCM.


    Perturbations sociales

    S’il est un phénomène qui a marqué le secteur des fruits et légumes dans le Souss ces trois dernières années, c’est bien les tensions sociales. Et ce, malgré les efforts fournis sur ce plan par les opérateurs, souligne le président de l’Apefel. Aujourd’hui, les charges sociales représentent près de 20,86% de la masse salariale pour les agriculteurs, souligne-t-il. Selon lui, la généralisation des allocations familiales n’a pas été accompagnée du soutien gouvernemental promis. Pour lui, les tensions sociales que vit le secteur trouveraient des solutions dans la mise en place d’un code adapté à la saisonnabilité de l’activité. M.A.

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