×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Dossiers

    LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
    La gestion de la crise par les opérateurs économiques
    Contre mauvaise fortune, bon cœur!

    Par L'Economiste | Edition N°:3034 Le 28/05/2009 | Partager

    A quelques rares exceptions près, la plupart des activités dans la région subissent le contrecoup de la récession chez les principaux partenaires économiques du Maroc. Le recul des dépôts bancaires au premier trimestre confirme que la situation, sans être grave, reste néanmoins préoccupante. Rien d’alarmant cependant, la création d’entreprises et l’investissement se maintiennent. A la table ronde organisée par L’Economiste, du tourisme à la pêche en passant par l’agriculture, les opérateurs de la région se sont montrés inquiets tout en positivant, en comptant sur un rebond rapide. . Lbachir Benhmade, président du directoire de Banques Populaires du Centre Sud: «La place d’Agadir a enregistré une baisse de ressources à fin janvier 2009 de près d’un milliard de dirhams», révèle le banquier. Les banques continuent toutefois à financer les entreprises, mais elles sont plus regardantes sur les dossiers qui leur sont soumis. Aujourd’hui, la tarification appliquée aux entreprises est fonction de leur notation qui repose sur un certain nombre de critères quantitatifs et qualitatifs qui leur sont propres. Pour ce qui est du comportement des ménages en matière de remboursement des crédits, le banquier explique que ces trois ou quatre dernières années, beaucoup de crédits ont été distribués. Aussi, compte tenu de la conjoncture économique actuelle, avec les difficultés que cela engendre également chez les consommateurs, les risques d’une hausse des contentieux sont-ils élevés. . Abdelouahheb El Jabri, directeur du CRI du Souss Massa Draâ: «Les créations d’entreprises n’ont pas baissé au premier trimestre 2009 par rapport à la même période l’an dernier. Le montant des engagements en termes d’investissements est aussi en hausse; certes, on enregistre un étalement dans les plannings de réalisation, mais les investisseurs semblent continuer à y croire». Il faut anticiper sur la reprise et se positionner dès maintenant, conseille le directeur du CRI. . Abderrazak Mouisset, président de l’Apefel: Le chercheur visionnaire qui, annonçant la crise il y a deux ans, avait conseillé aux banquiers d’aller chercher du travail chez les fermiers, avait vu vrai. Les 20 prochaines années seront celles du secteur agricole et le Maroc a un avenir prometteur sur ce plan malgré les aléas. Le contingentement reste cependant un frein au développement des exportations de tomates. «Le gouvernement devrait offrir beaucoup plus de soutien aux opérateurs à l’export; on attend toujours l’enveloppe de 500 millions de dirhams prévue dans la loi de Finances 2009 pour soutenir le secteur», fait remarquer le président de l’Apefel. . Ahmed Mouh Mouh, président de Suncrops: «Les subventions gouvernementales sont indispensables pour aider les opérateurs agricoles à développer leur activité; il y a un manque à gagner en productivité, les opérateurs gagneraient à améliorer les structures agricoles. Le producteur met en exergue également la cherté des intrants qui alimente l’inflation des coûts de production et grève le revenu des agriculteurs». . Serghini Laraisse, directeur délégué de l’Apefel: «Les ressources en eaux superficielles de la région du Souss Massa sont intrinsèquement faibles, très irrégulières et tendent à la baisse». Le prélèvement total au niveau des nappes est de 630 millions de m3, soit 23% des prélèvements totaux du pays alors que leur potentiel renouvelable n’est que de 358 millions de m3, soit un déficit annuel de l’ordre de 272 millions de m3. 60 millions de ce déficit sont enregistrés au niveau de la nappe de Chtouka et 210 millions au niveau de la nappe du Souss. Le plus grand danger est constitué par les intrusions marines dans la nappe de Chtouka car elle longe le littoral atlantique».. Mohamed Aziz Bouslikhane, président du groupe Mawarid: «La sensibilisation, la vigilance sont les maître mots en ces temps de crise. Il est indispensable d’informer avec précision les exportateurs sur la capacité des marchés extérieurs pour leur éviter de s’enliser sur ces places. Il est aussi nécessaire de mettre en place un observatoire agricole pour plus de visibilité en faveur de la profession. Nous devons par ailleurs rester très prudents en matière d’investissement et éviter trop d’endettement que nous ne pouvons pas honorer. Sinon, nous risquons de passer d’une crise économique à une crise financière». . Guy Marrache, PDG du groupe Tikida: «La capacité litière de la ville a augmenté ces dernières années, mais l’activité touristique n’a pas suivi. Il y a de quoi s’inquiéter! La destination souffre beaucoup plus de problèmes structurels que conjoncturels. Il est indispensable de renforcer la promotion du produit sur les marchés extérieurs. Un effort est à faire également sur l’animation pour que la destination soit plus attractive». . Rachid EL Habtey, DG de l’hôtel Tikida Beach: «Il faut relativiser les performances à la hausse d’Agadir en mars et avril. Les mois de mars et avril 2008 ne sont pas une référence en matière d’activité touristique car ils étaient marqués par les travaux du chantier d’aménagement de la corniche d’Agadir. Par ailleurs, la baisse des tarifs aujourd’hui est de 25 à 35% au niveau des établissements d’hébergement de la ville comparativement à l’an dernier».. Abderrahim Oummani, président du Conseil régional du tourisme: «Il faut arrêter de se lamenter, rester optimistes et rebondir vite». Le Maroc a eu une bonne réactivité en instituant dès le mois d’octobre la «Task Force», et le gouvernement a débloqué une rallonge exceptionnelle de 50 millions de dirhams pour faire face à la crise au niveau du secteur du tourisme. Nous pensons que c’est un bon plan, mais il reste insuffisant pour faire face à la concurrence des pays touristiques et contenir la baisse de la demande».. Patrick Joulain, DG de l’hôtel Sofitel Agadir: «La diversification des marchés pourrait être une solution pour relancer l’activité et faire face à la baisse de la demande». L’hôtelier souligne aussi que l’ouverture de l’autoroute Marrakech-Agadir pourrait drainer plus de touristes nationaux sur la destination. En attendant, il faut bouger et renforcer la communication sur les marchés émetteurs. . Said Scally, PDG de FST: «Pour résister à la crise, il faut instaurer une éthique entre les professionnels et s’aligner sur les tarifs. Avec les tour-opérateurs, il est important de multiplier les contrats de co-marketing. Mais cela doit être du donnant- “donnant: tu m’ajoutes du volume en touristes, je mise plus sur la promotion!”. Pour le marché scandinave, il est indispensable de provoquer au plus vite une réunion pour mettre au point un plan d’action». . Doreen Ohayon, DG de Sahara Tour International: «Les agences de voyages sont des plus lésées parmi les professions du secteur du tourisme. Le taux de TVA de 20% nous est appliqué alors que le transport touristique est assujetti à 14% et les hôtels ont un taux de TVA de 10%. Ce n’est pas normal. Le voyagiste souligne qu’en raison de la dépréciation des monnaies sur les marchés émetteurs, les agences de voyages sont obligées de baisser leurs marges et les 20% de TVA sont encore plus lourdes à payer que d’habitude. «Mais nous n’avons personne pour nous défendre, notre fédération ne se préoccupe que de l’out-going et notamment de tout ce qui a trait au pèlerinage». . Taoufik Joundy, DG de Sopechemat: «Nous faisons face depuis quelques mois à une contraction de la demande car nos clients ont des problèmes de financement», indique Taoufik Joundy. Les prix de vente à l’export des céphalopodes ont chuté de 50%. Aussi, les exportateurs écoulent-ils plus lentement leurs marchandises alors que progressivement, depuis trois ans, ils avaient réussi à faire relever les cours du produit Maroc. . Abdelfattah Zine, directeur de la Chambre maritime: «Nous souffrons beaucoup plus de problèmes structurels; la situation est dramatique au niveau du secteur de la pêche. Beaucoup d’entreprises sont en redressement judiciaire, d’autres en liquidation. Malgré la gravité de la situation, il y a très peu de mesures de soutien». . Mourad Chouiekh, DG de la Mipromer: «Ailleurs, la crise est plus forte; nous traversons une conjoncture économique difficile, mais il ne faut pas baisser les bras. Il faut profiter de la situation pour réagir et trouver des solutions aux problèmes structurels car l’après-coup risque d’arriver très vite».. Mohamed Bouayad, président de la Fipromer: «Nous ne sommes presque rien à l’international», déplore Mohamed Bouayad. Le secteur des produits de la mer ne peut être compétitif sur les marchés extérieurs en raison de faiblesses structurelles non pas conjoncturelles. Des unités de fabrication sont fermées en raison du manque de matière première et non en raison de la crise économique. . Kheir-Eddine Soussi, président de l’Union régionale de la CGEM et directeur d’Oralia: «Le secteur avicole récolte aujourd’hui les résultats de la restructuration engagée il y a trois ans. Il est donc temps de prospecter à l’international. Le Sénégal pourrait être notre première expérience à l’international».. Moulay M’hamed Loultiti, président de Copag: « La région du Souss a des conditions climatiques qui permettent d’être en production huit mois sur douze. D’où sa vocation de verger du Royaume. C’est un atout sur lequel il faut capitaliser, mais il est indispensable de réagir vite à la problématique de la rareté de l’eau car si rien n’est fait, on risque de finir par importer ce que nous produisons aujourd’hui. L’option du dessalement est une décision politique capitale pour tous qui mérite d’être subventionnée à l’instar de la politique des barrages». . Jamal Nadim, directeur de Sonacob:«Ce qui freine actuellement le BTP à Agadir, ce n’est pas réellement la conjoncture économique, mais bien la disponibilité du foncier à travers l’ouverture de nouvelles zones d’urbanisation. Le ralentissement de la demande relève de la psychose engendrée par la crise». Le professionnel regrette aussi que le privé ne soit pas assez impliqué jusqu’à présent dans le programme des 140.000 logements». . Samira Saoudi, architecte: «Le droit au logement pour tous fait que le secteur de l’habitat continue à tourner dans cette métropole qui est appelée à se développer encore plus vu son jeune âge et sa dynamique. Mais pour aller de l’avant, les investisseurs ont besoin de visibilité en ces temps de crise qui a engendré beaucoup de réticence et de doute chez les ménages».. Jamal Achadad, gérant de KBTP:«La crise actuelle a mis en exergue les problèmes structurels de tous les secteurs...Cette situation peut constituer une opportunité pour régler tous les dysfonctionnements afin de mieux se repositionner». . Kamal Rachid, directeur de l’usine de Ciments du Maroc à Agadir: «Les ventes de ciment ont enregistré un fléchissement de 1,6% à l’issue des quatre premiers mois de 2009 par rapport à la même période l’an dernier. Cette baisse a été ressentie car les ventes du produit ont connu une évolution annuelle de 8,2% en moyenne entre 2000 et 2008 grâce à une conjoncture favorable et une dynamique du BTP». Le professionnel reste optimiste aujourd’hui. L’activité peut reprendre avec notamment la réalisation du programme des 140.000 logements, prédit le directeur de l’usine de Ciments du Maroc. . Driss Boutti, DG de Signature Cuir Design:«Le secteur du cuir emploie des milliers de personnes à Agadir où l’activité du textile n’est pas supposée être développée. Or, beaucoup d’ateliers travaillent dans le noir ». La filière est en effet marquée par l’informel et gagnerait à être restructurée car l’aspect social de l’activité est très important.Propos recueillis par, Malika ALAMI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc