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    LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
    Electricité industrielle: Très cher courant

    Par L'Economiste | Edition N°:3171 Le 16/12/2009 | Partager

    . Le dernier réajustement date de mars dernier . 30 à 60% du coût de production dans l’industrie . La situation financière de l’ONE rend inenvisageable une réduction des tarifs LES tarifs de l’électricité portent un coup dur à la compétitivité des entreprises. C’est en tout cas le constat partagé par les industriels. L’augmentation des prix concernant la très haute, la haute et moyenne tension au printemps, respectivement de 10 et 5 centimes/KWh, est venue enfoncer le clou. «L’énergie représente deux tiers du coût variable de la production. Ce qui est énorme comparé aux pays concurrents», indique-t-on auprès de l’Association professionnelle des cimentiers (APC). Plus concrètement, une tonne de ciments nécessite 80 KWh. Avec 14 millions de tonnes produites en 2008, la facture de l’électricité revient très salée pour les cimentiers. Une petite comparaison avec les pays voisins comme l’Algérie montre le grand écart en faveur de ces derniers. Ainsi, selon l’Association des cimentiers, le coût de revient est 3 fois moins cher qu’au Maroc. Même son de cloche auprès des céramistes. La profession, qui a observé une période de 2 semaines de gel d’activité, renouvelable, en raison de la baisse de la demande, tire la sonnette d’alarme. «Le secteur est entré dans une phase critique. Les tarifs de l’électricité est l’un des facteurs qui portent un coup dur à la compétitivité des céramistes», indique Fouad Benzakour, président de l’Association professionnelle des industries de céramistes (APIC). Dans ce secteur, l’énergie compte pour 30% du coût de la production. Largement au-dessus de celui des pays concurrents, notamment ceux avec qui le Royaume a signé des accords de libre-échange, fait remarquer Benzakour. David Toledano, président de la Fédération des matériaux de construction, soulève un autre problème: la disparité des prix entre l’Office national de l’électricité (ONE) et les régies de distribution. «Les tarifs des régies de distribution sont plus élevés que ceux de l’Office». Ce qui fausse les règles du jeu de la concurrence.Plus nuancé, Moulay Abdellah Alaoui, président de la Fédération de l’énergie, voit les choses d’un autre œil. «Les tarifs de l’électricité restent abordables. Il ne faut pas comparer le Maroc avec des pays qui ont plusieurs sources d’énergie», souligne-t-il. Les raisons de la hausse des tarifs de l’électricité industrielle ne sont pas difficiles à deviner: la volonté de soulager quelque peu l’ONE dont la situation financière est désastreuse. La situation n’est certes pas nouvelle, elle remonte à 2003, au moins. Les hausses ininterrompues des matières premières, notamment les combustibles utilisés pour produire l’électricité, dans les centrales thermiques, n’ont jamais été répercutées sur le prix. Et de fait, l’ONE est devenu, ces dernières années, une sorte de caisse de compensation pour l’industrie. «Ce qui est une aberration» pour le président de la Fédération de l’énergie.En effet, depuis 1997, l’Office a entrepris des baisses très importantes, exclusivement pour le secteur industriel: -34% pour la moyenne tension et -26% pour la haute tension. Les tarifs basse tension appliqués aux clients directs de l’ONE (donc non compris ceux alimentés par les concessionnaires et les régies), n’ont subi, quant à eux, aucune modification depuis 1996, ce qui est en réalité une baisse si l’on tient compte de l’inflation. A cette problématique des prix des combustibles dont l’ONE ne peut répercuter les hausses sur le KWh produit, il y a lieu d’ajouter le poids du Programme d’électrification rurale globale (PERG). Celui-ci est évidemment une réussite incontestable, mais, financièrement, c’est un gouffre pour l’Office national de l’électricité. Tarik HARI

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