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LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
Chaouia-Ouardigha
Un nouveau repositionnement agricole

Par L'Economiste | Edition N°:3383 Le 14/10/2010 | Partager

. Cultures à plus forte valeur ajoutée. Logistique, créneau émergent avec 569 hectares dédiés . Six parcs en préparation pour l’accueil de l’investissement Propulser Chaouia-Ouardigha dans le futur. Le Centre régional d’investissement de la région y travaille d’arrache pied. Le CRI veut consolider l’acquis classique, en l’occurrence l’agriculture. Mais en positionnant le secteur sur des cultures à plus forte valeur ajoutée. Les filières qui répondent à ce critère et qui sont identifiées par le plan régional verts sont: les céréalicultures, le maraîchage, l’arboriculture (olivier et vigne), viande rouge, viande blanche, lait et cuniculture. Au niveau de ce premier pilier de l’économie régionale, le Plan Maroc Vert propose près de 300 projets d’ici 2020. La viande rouge se taille la part du lion en s’accaparant les deux tiers des projets programmés (191 projets). Les céréales viennent en seconde positon avec 53 projets talonnés par les oliviers avec 28 projets. La concrétisation effective nécessite près de 9 milliards de DH. Le plus gros lot ira à la viande blanche (2 milliards de DH) tandis que les oliviers vont absorber 1,5 milliard DH du budget prévisionnel. Les céréales sont aussi généreusement loties avec 1 milliard de DH. Autrement, la région ne rompe pas avec sa vocation traditionnelle. Le secteur agricole compte réaliser une valeur ajoutée, selon les prévisions de Plan Maroc Vert régional, de 4,6 milliards de DH en 2013 et de 6,5 milliards de DH en 2020. Dans dix ans, la plus-value serait de 129%. Et c’est la production végétale qui en détient le record avec 5 milliards DH. La production animale n’y participe que par un milliard et 300 millions de DH. C’est déjà un sursaut considérable en comparaison avec l’état actuel de la filière dont l’apport n’est que de 900 millions de DH. Au niveau de l’emploi, la production animale l’emporte sur celle végétale. Elle réalisera des créations prévisionnelles d’emploi de l’ordre de 60.000 postes tandis que les investissements en cultures végétales draineront 10.000 emplois supplémentaires. En tout, la direction régionale de l’agriculture de la Chaouia-Ouardigha espère un bond, via le plan régional, de l’ordre de 212% d’emplois par rapport à l’état actuel (23.000 postes).

La logistique aussi
Le CRI veut par ailleurs positionner Chaouia-Ouardigha sur le créneau de la logistique. La région veut se brancher à la stratégie nationale pour le développement de la compétitivité logistique. Celle qui a fait l'objet du contrat-programme signé dernièrement sous la présidence de S.M. le Roi Mohammed VI (cf. www.leconomiste.com). « C’est une aubaine pour notre région. C’est un autre levier qui vient accompagner parfaitement les différentes stratégies sectorielles déjà mises en œuvre, telles que le Plan Maroc Vert, Emergence, Rawaj, la stratégie énergétique », indique un cadre au CRI. L’objectif est de réduire les coûts de la logistique de 20 à 15% du PIB, soit le même ratio des pays émergents.Chaouia-Ouardigha s’accommode bien avec le contenu de la stratégie. Elle a une position géographique qui la prédispose à avoir une place de prédilection et un attrait fort des investissements dans le secteur de la logistique. La région est au cœur des grands pôles commerciaux, industriels et de services. Elle est bien lotie en infrastructures de communication et elle est à proximité de grands bassins de consommation. Concrètement, quelques 569 hectares sont dédiés à la plateforme logistique à l’horizon 2030. Plus précisément, les besoins en plateforme de distribution sont estimés à 85 hectares à la ville de Berrechid et 30 hectares à Khouribga dans 5 ans (2015). Les besoins en fonciers en 2030 seront respectivement de 70 hectares à Berrechid et de 60 hectares à Khouribga. La plateforme d’agro-commercialisation a ses besoins aussi en termes de foncier. A l’horizon 2015, Settat doit rendre disponible 23 hectares, Berrechid 80 hectares et Khouribga 12 hectares. En ce qui concerne les céréales, la plateforme logistique est moins consommatrice de foncier. Dans 5 ans, les besoins sont évalués à 5 hectares, 2 à Settat et 3 à Khouribga. Au niveau des matériaux de construction, la plateforme logistique nécessitera quelque 60 hectares (Settat, 5 hectares, Berrechid, 45 hectares, Khouribga, 5 hectares). Côté industrie et commerce, la région est en passe de se spécialiser dans ce que ses responsables considèrent comme ses moteurs de croissance en l’occurrence agro-industrie, sous-traitance/export, chimie, parachimie et le commerce (Voir interview avec le directeur du CRI de la région Chaouia-Ouardigha). Ce ne sont pas là des déclarations d’intention pures et dures. Il faut préparer le foncier à même d’accueillir les investisseurs dans les secteurs retenus en tant que force de frappe de la région. Chose faite. En tout, six concepts de parc sont arrêtés et en cours de mise en place: parc multi-filière PME-PMI à Settat, agropôle à Settat, parc industriel intégré sous-traitance industrielle/export à Berrechid, 2 parcs multi-filière PME-PMI à Lakhyayta, parc industriel intégré pour les matériaux de construction à Ben Ahmed. Parc multi-filière PME-PMI à Settat: Parc étendu sur 150 hectares qui vise à consolider les activités des PME-PMI en complémentarité avec le parc multi-filière intégré de Ditema.Agropôle de Settat (site Fiaset): Parc innovant étendu sur 140 hectares et destiné à la production des viandes blanches, céréales et semences. Il vise à dynamiser la montée en gamme de la production des filières agroalimentaires phares de la région.Parc industriel intégré sous-traitance industrielle/export à Berrechid: Parc étendu sur 150 hectares et situé dans l’extension de la zone industrielle de Berrechid, ce site permettra de positionner la région dans le secteur de la sous-traitance avec un positionnement avant-gardiste orienté vers la recherche et Développement.Parc multi-filière PME-PMI à Lakhyayta: Parc qui vise à consolider les activités des PME-PMI, il sera érigé en deux sites. Le premier sur 50 hectares et réservé aux petits lots (propriété d’Al Omrane Holding). Le second s’étale sur 100 hectares et est réservé aux moyens et grands lots. Parc industriel intégré pour les matériaux de construction à Ben Ahmed: Parc étendu sur 200 hectares dont 170 hectares sont réservés à la production et 15 hectares pour la création d’un pôle dédié aux activités recherche et développement. Quelque 15 autres hectares seront érigés en tant que plateforme logistique. Les filières concernées sont: le béton, l’acier, la briqueterie, le carrelage et sanitaire, l’industrie du verre, le plâtres, le travail de la pierre, produits en bois, plastique ou métal destinés à la construction, équipements (matériel électrique, ascenseurs, chauffe-eau).Ali JAFRY

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