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    Affaires

    Les cabinets juridiques n’échapperont pas à la spécialisation

    Par L'Economiste | Edition N°:2489 Le 21/03/2007 | Partager

    . DFG Consulting vient d’intégrer la place . Droit des affaires et fiscalité en première ligne . Les profils pointus restent assez rares DERRIÈRE chaque entreprise, il y a une histoire. DFG Consulting ne déroge pas à la règle. «Créer un cabinet de stratégie fiscale et juridique est un projet qui remonte à nos années de fac», raconte Fawzi Amine, l’un des trois associés-fondateurs. Quelques années plus tard… le rêve devient réalité. DFG Consulting a d’ailleurs été lancée officiellement le 16 mars. «Notre structure a la forme sociale d’une SARL. Nous avons investi 300.000 DH pour la mettre sur pied», précisent les associés. Le noyau dur compte deux avocats et un juriste-manager. Moyenne d’âge: 30 ans. Conseil et contentieux sont les activités principales du cabinet. «Joindre les deux est relativement rare sur la place», explique Me Mehdi Diouri. C’est l’un ou l’autre. «Le conseil demeure une activité subsidiaire, contrairement aux cabinets des pays anglo-saxons», ajoute Me Rêda Gzouli.Me Rêda Gzouli et Me Mehdi Diouri sont spécialisés en droit des affaires et fiscalité. «Nous sommes aussi des partenaires exclusifs de deux grands cabinets de la place. Ce partenariat nous permet d’être appuyés par une vingtaine d’avocats», précise le Mister PR de DFG Consulting, Fawzi Amine. Last but not least, celui-ci est à la fois juriste et manager de formation. Pendant 8 ans, il a été représentant aux USA d’une multinationale française spécialisée en décoration murale, Nouvelles images. Le voyage porte conseil, comme la nuit. Licence de droit privé en poche, les 3 futurs associés s’envolent en Amérique du Nord pour un 3e cycle. «La spécialisation est devenue, d’une part, indispensable. Il faut en plus s’ouvrir à d’autres cultures juridiques. Le monde des affaires est par essence pluriel. Le recours au droit comparé permet d’être polyvalent», souligne Me Gzouli. La profusion des accords de libre-échange (ALE), notamment avec les Etats-Unis, exige que les juristes aient un background en droit anglo-saxon (voir encadré). Le Maroc n’est plus un îlot. Augmentation des investissements étrangers, place boursière en effervescence… ce sont là des indicateurs qui ne trompent pas. L’environnement institutionnel, légal… est devenu de plus en plus ouvert aux affaires. L’investisseur n’est pas seulement quelqu’un qui amène de l’argent mais aussi une culture. D’où l’importance d’avoir des profils pointus en droit européen, en droit financier... «L’enjeu» en vaut la chandelle pour que le Maroc puisse devenir une plate-forme judiciaire pour toute la région.


    Recyclage juridique

    LA spécialisation des robes noires peine à se généraliser. «En France, il existe des sociétés d’avocats qui interviennent essentiellement en droit social ou en droit des affaires. C’est le cas de Barthélemy (1er) ou de Fidal (2e)», explique Me Mouad Aounil, spécialiste en droit des affaires, qui exerce actuellement au barreau de Clermont-Ferrand. La place judiciaire marocaine a sa part de cabinets spécialisés. Mais ils se comptent sur le bout des doigts. De plus, ces derniers sont généralement de nationalités étrangères (PriceWater cooper House, KPMG, Garigues, Nortone Rose, Francis Lefèvre…) Par ailleurs, le droit marocain est en majeure partie d’inspiration française. C’est le cas du dahir des obligations et des contrats (DOC), qui a été à l’origine, initié par le maréchal Lyautey. Il faut donc intégrer d’autres matières juridiques (droit européen, droit de la communication…) Ainsi, les futurs professionnels du droit auront des formations plus en adéquation avec l’environnement actuel des affaires.Faiçal FAQUIHI

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