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Les boulangers maintiennent la pression

Par L'Economiste | Edition N°:1682 Le 13/01/2004 | Partager

. Ils entament, demain, un arrêt de travail de deux jours. L'augmentation du prix du pain paraît inéluctableLe dossier des augmentations du prix du pain est toujours dans l'impasse. Les professionnels de la boulangerie ont appelé à une grève de deux jours, les 14 et 15 janvier.En tout cas, une réunion devait se tenir, hier lundi 12 janvier, au sein de la Chambre de commerce et d'industrie entre des professionnels venus de Casablanca, Mohammedia, Rabat, Kénitra, Settat, Berrechid, Khouribga et Beni Mellal. Son objectif: “Sensibilisation au respect de l'arrêt de travail”, a indiqué El Houssine Azaz, président du syndicat national unifié des patrons des boulangeries-pâtisseries.“Le Premier ministre nous a promis une solution le 14 octobre dernier. Mais il n'y a pas eu de suite”, précise Azaz.Aujourd'hui, les professionnels sont déçus. Ils ont décidé donc de passer à la vitesse supérieure.“Nous allons commencer par observer un arrêt de travail de deux jours. Si rien ne se profile, d'autres moyens vont être déployés”, prévient Azaz.Le ministère de la mise à niveau était injoignable hier. Certains professionnels ne cachent pas leur amertume. Un boulanger de l'avenue El Hank à Casablanca s'indigne : “Je ne vais pas respecter ce mot d'ordre. Depuis le 8 juillet dernier, le syndicat nous promet monts et merveilles…”. Pour un autre boulanger de l'avenue Zerktouni : “Une journée de travail, c'est l'équivalent de 30.000 DH de pertes. Deux jours, c'est 60.000 DH, cela fait beaucoup”. Ce qui est sûr, c'est que le syndicat est pris entre le marteau des boulangers qui le taxent de “laxiste” et l'enclume du gouvernement qui observe un mutisme complet.La question qui se pose est la suivante: le syndicat procédera-t-il unilatéralement à une augmentation du prix de pain, devant l'absence d'une décision gouvernementale ?.Azaz est clair sur ce point: “Si le gouvernement ne réagit pas, l'augmentation serait inéluctable”. Et de rajouter: “Récemment, le prix de l'huile a augmenté de 0,90 centime d'un seul coup. Alors que la branche de la boulangerie demande une augmentation graduelle de 0,10 centime par trimestre. C'est un paradoxe”. Pour rappel, les opérateurs proposent une augmentation de 30 centimes, étalée sur trois phases, à raison de 10 centimes par trimestre. Pour les professionnels, cette augmentation est “légitime”. L'accord de modernisation des prix du pain signé en 1989 avec le gouvernement, stipule qu'en cas de hausse des ingrédients, le syndicat peut recourir à “une révision automatique des prix de vente”.En revanche, la question du pain demeure d'une grande sensibilité sociale. Le panier de la ménagère risque d'être déséquilibré. Une équation difficile.La première augmentation du prix du pain devait entrer en vigueur le 14 octobre dernier. Mais suite à une intervention du Premier ministre, elle a été ajournée in-extremis.Depuis1988, le prix du pain est resté inchangé, bien que les ingrédients qui le composent aient connu des hausses. La levure est passée de 4 à 9 DH le kg, le sel de 0,40 à 1DH, le gasoil de 3,70 à 5,70 DH le litre. Et la récente augmentation du prix de la farine de luxe à 3,80 DH le kg, une composante du blé tendre, n'est pas pour arranger les choses. Mohammed EL HARRATI

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