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    Affaires

    Les bonnes affaires du Ramadan devant les mosquées

    Par L'Economiste | Edition N°:918 Le 18/12/2000 | Partager

    . Les bénéfices dégagés vont de 1 à 50 DH la pièce vendueLa ruée vers les mosquées pendant le mois de Ramadan ne laissent pas indifférents les marchands ambulants. Pour l'occasion, ces derniers s'adonnent à un commerce organisé et juteux. A la sortie des mosquées, des personnes de tous les âges vendent corans, cassettes audio et vidéo, parfums, djellabas et autres produits. Ils profitent du climat de recueillement qui règne pendant ce mois sacré et tentent de réaliser le maximum de bénéfices possibles. Bon nombre d'entre eux estiment que ce type de commerce est bien plus lucratif et avantageux qu'un poste stable au sein d'une entreprise ou d'une administration. D'ailleurs, presque tous les marchands utilisent des téléphones portables pour effectuer leurs commandes. Leurs fournisseurs se trouvent notamment à Derb Omar, garage Allal, la grande librairie d'Al Houbous ou encore dans certains pays musulmans comme l'Arabie saoudite. Le cellulaire est utilisé pour amortir les frais de déplacement, soulignent des marchands. La clientèle ciblée se compose essentiellement de fidèles. Pour les attirer, les marchands utilisent différentes techniques. Il s'agit notamment de la facilité de paiement. «Si les clients n'ont pas d'argent, ils peuvent prendre la marchandise et payer plus tard«, souligne Abou Chouaïb qui pratique ce commerce depuis près de 10 ans. Cependant, «le bénéfice dégagé n'est pas stable, il varie par exemple selon les jours de 1 à 2 DH pour les chaussettes et peut atteindre jusqu'à 50 DH pour les grandes pièces, djellabas notamment«, indique un autre marchand, qui est également agent de sécurité dans une entreprise. Pour présenter leurs produits, tous les moyens sont bons. La marchandise est exposée à même le sol, sur des tables roulantes ou encore dans les coffres de véhicules. Certains utilisent même parfois des haut-parleurs. Les ventes s'effectuent pour leur part après les prières, essentiellement celle du vendredi et également au terme des causeries religieuses des soirées ramadanesques. Cependant, le côté lucratif n'est pas l'élément déterminant dans l'affaire. Certains marchands profitent de l'occasion pour diffuser des préceptes et écouler journaux et documents. Cependant, un capital minimum est nécessaire pour lancer l'affaire, mais ce genre de commerce demande aussi beaucoup de qualités: patience, dynamisme, vigilance, satisfaction du client, ajoute un diplômé chômeur qui pratique ce commerce depuis quelques mois. De plus, certaines familles habitant près des mosquées s'opposent au développement de ce commerce, du fait qu'il perturbe la circulation et rend le quartier très populaire. Samir BENBOUIA

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