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Economie

Les bonnes affaires du froid
Le marché du chauffage explose

Par L'Economiste | Edition N°:2916 Le 05/12/2008 | Partager

. Grandes surfaces et points de vente pris d’assaut. Les commerçants font du stock en anticipation des ruptures . Consommation de l’énergie électrique: 9% de hausse à la mi-novembreC’est le grand rush en ce moment au niveau des grandes surfaces et points de vente de l’électroménager. Si la fête du mouton y est pour quelque chose, elle n’explique pas la grande affluence enregistrée, depuis quelque temps, au niveau des rayons dédiés aux appareils chauffants. «Depuis un mois pratiquement, une forte demande se fait sur ce matériel chauffant, petits radiateurs, chauffage à gaz, à bain d’huile… tout s’envole», assure le gérant d’un magasin spécialisé sur Casablanca. Pour leur part, d’autres détaillants estiment que cette demande, stable depuis un mois, s’est exacerbée au cours des deux dernières semaines. Normal, les températures ont été particulièrement basses en cette période. «Depuis deux semaines, le rayon des appareils chauffants ne désemplit pas. Plus que tous les autres articles électroménagers, c’est là que l’on enregistre la plus forte demande en ce moment», assure Mimoune Bounoua de Cramer, à Rabat. Pourtant le mercure n’a pas encore atteint des niveaux trop bas. En tout cas, pas dans les villes côtières où l’hiver est généralement plus clément. Mais il semble que le souvenir des vagues de froid qu’a connu le Maroc au cours des deux dernières années est encore vivace dans les esprits. Mieux, à voir la ruée sur les appareils chauffants, tout porte à croire que les habitudes des Marocains ont subi un changement pour intégrer désormais la dimension chauffage dans leurs dépenses. D’ailleurs, les pluies torrentielles qui ont fait des ravages dans différentes régions du pays, notamment le Nord et l’Oriental, ainsi que les vagues de froid subsistantes depuis le début de la saison et pas seulement dans les régions montagneuses, incitent à prendre des précautions. Tant pis donc pour la note d’électricité ou de gaz. L’essentiel est de se prémunir contre le froid. D’ailleurs, du côté de l’ONE, l’on affirme que suite à la vague de froid que connaît le Maroc depuis la mi-novembre, la consommation de l’énergie électrique a enregistré une augmentation de 9% par rapport à la même période de l’année dernière. Le chauffage devient donc indispensable au bien-être du Marocain. Un bien-être qui n’a pas de prix et pour lequel tous les budgets, petits ou grands, consentent à faire des sacrifices. Ce qui fait le bonheur des commerçants et autres détaillants spécialisés dans la vente d’appareils chauffants. A les entendre, le marché du chauffage se porte bien, très bien même. Il promet même d’exploser vu la demande précoce cette année. La saison promet d’être bonne, affirment revendeurs et fournisseurs puisqu’on enregistre une hausse de la demande par rapport à l’année dernière, déclare le responsable commercial de Cramer Rabat. Fait confirmé auprès de différents détaillants et grandes surfaces qui sont pris d’assaut par les consommateurs. Ces derniers s’y sont même pris un peu plus tôt que l’année dernière. «Pour éviter les ruptures de stock comme l’année dernière, nous avons augmenté les bons de commandes», assure le responsable commercial d’un fournisseur sur Casablanca. Côté offre, les revendeurs proposent désormais une gamme diversifiée de chauffages d’appoint permettant à toutes les bourses d’affronter les baisses de température dans les maisons. Qu’ils soient importés d’Europe, d’Amérique latine ou de Chine, les appareils chauffants connaissent un engouement croissant. De 300 à 1.500 DH, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Électriques ou à gaz, ils ont chacun leurs spécificités, leurs avantages et leurs inconvénients. Entre les radiateurs à gaz, électriques, les chaufferettes et les climatiseurs, le consommateur peut faire son choix. Un choix en grande partie déterminé par le prix. D’autres paramètres commencent à peser dans la décision d’achat: «Les clients posent aussi des questions sur la consommation électrique», indique un revendeur. De même, «la question sécurité revient aussi souvent dans la bouche des clients», explique-t-on du côté de différents distributeurs. Les nouveaux consommateurs sont plus prudents. Normal, les risques d’intoxications et décès dû à l’inhalation de monoxyde de carbone incitent à plus de vigilance au moment de l’achat. Les appareils chauffants doivent répondre aux normes minimales de sécurité. Question préférence, il semble que la chaufferette a encore de beaux jours devant elle. Elle est jugée efficace pour chauffer une pièce rapidement. Mais son ventilateur bruyant la déclasse quelque peu. Un inconvénient que le chauffage par convection, dont le plus populaire est le bain d’huile, ne présente pas. Mais ce dernier est réputé consommer plus. Ce qui constitue un élément dissuasif pour le client. «On a beau leur expliquer que ce type de chauffage a un thermostat et fonctionne de manière discontinue, les clients restent peu convaincus. Ils sont rebutés par la puissance affichée de 1.500 watts», explique un commerçant. Du coup, comme le signalent différents distributeurs, le chauffage à gaz reste le préféré chez les consommateurs marocains. Ayant la propriété de chauffer rapidement, il est aussi économique. Ceci dit, le climatiseur, en revanche, et en dépit de son prix encore élevé, suscite l’engouement d’une certaine tranche de population. Ce qui s’explique, selon Azzeddine Hatim, de Cyberclim, par la double option de ce système qui reste utile aussi bien au cours de la saison de froid mais aussi en période de grosses canicules. Mais son prix fait que le climatiseur reste encore l’apanage d’une cible plutôt aisée. Quant au chaffage central, c’est désormais incontournable dans l’immobilier haut de gamme. Dans leur cahier des charges, les promoteurs immobiliers incluent de plus en plus l’équipement des futures constructions en chauffage central. Il va sans dire que cela concerne surtout les logements de haut standing, les villas et autres complexes résidentiels et touristiques. Ce qui constitue une aubaine pour les professionnels du chauffage qui avouent une demande de plus en plus forte sur leurs services. C’est notamment le cas depuis trois ou quatre années, reconnaît-on du côté des spécialistes de ce créneau. Selon eux, la demande est stable sur toute l’année et ne coïncide pas uniquement avec la saison froide, explique-t-on du côté d’Euroclima. Seuls des cas d’urgence, panne, demande de réparation ou de maintenance sont notés pendant la saison froide.


Bois de chauffage: Les prix flambent

Le bois de chauffage se vend plus cher que l’année dernière. Selon les variétés et la qualité, la hausse varie de 0,30 à 0,50 DH le kilo, indiquent des détaillants. Il va sans dire que c’est surtout dans les régions reculées et montagneuses où les vagues de froid glaciales ne sont pas exceptionnelles et où le chauffage n’est pas un luxe, que cette hausse impactera le budget déjà maigre des consommateurs. Vendu en général autour de 900 à 1.000 DH la tonne, le bois de chauffage devient souvent inaccessible pour une bonne partie de la population. Ceci d’autant que même la subvention, qui était de rigueur (participation des communes), a disparu. Dans ces conditions, le risque d’un bis repetita de la catastrophe d’Anfgou d’il y a deux ans n’est pas écarté.


Les cheminées, très tendance
Ce n’est plus un luxe que l’on installe pour faire plus joli. La cheminée est, de l’avis de professionnels, devenue un élément essentiel de l’équipement dans l’offre immobilière. En tout cas, pour un certain segment de la population. La demande pour l’installation d’un foyer ou pour l’achat d’accessoires est très importante actuellement. Outre les architectes et les promoteurs immobiliers, les services des spécialistes de la question sont de plus en plus sollicités par les particuliers. Ces derniers, explique Redouane Hardane, ingénieur technico-commercial chez Seprosi, sont de plus en plus nombreux à vouloir équiper leur foyer de cheminée. Pourtant, il ne s’agit pas d’une dépense légère. Le coût peut aller de 20.000 à 100.000 DH, même plus selon les modèles, la puissance et le design. De toute manière, c’est connu, l’installation d’une cheminée n’est pas chose anodine. Elle nécessite des conditions précises et implique des travaux, voire des transformations importantes. Selon les spécialistes de la cheminée, la demande se fait actuellement sur les foyers dits fermés en fonte. Ceux-ci, explique-t-on, ont l’avantage d’emmagasiner la chaleur et donc de mieux chauffer. Selon sa capacité, ce type de foyer peut chauffer jusqu’à 300 m2. Ce qui est appréciable quand on sait combien les Marocains aiment les grands salons. Autre avantage des foyers fermés, ils évitent les émissions de fumée. Tout cela fait que des clients ayant déjà des cheminées à foyer ouvert n’hésitent pas à demander l’installation d’un foyer fermé ou carrément à démolir la première cheminée pour en installer une à foyer fermé. Khadija EL HASSANI
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