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    Les bonnes affaires du bug

    Par L'Economiste | Edition N°:656 Le 09/12/1999 | Partager



    · Fabricants et prestataires de services achèvent une année euphorique

    ON aurait cru que la baisse des prix des ordinateurs et la détente sur les tarifs de communication accroîtraient sensiblement le nombre d'utilisateurs d'Internet. Rien de tel. Les estimations des professionnels, confirmées par Maroc Telecom, chiffrent à près de 50.000 seulement la population d'internautes. C'est très peu. Providers et Maroc Telecom se renvoient la responsabilité. Les premiers se dédouanent en pointant du doigt le monopole de l'opérateur historique qui réplique que c'est aux fournisseurs d'accès de faire preuve d'imagination marketing.
    Même s'ils s'en défendent, nos providers sont embêtés par la pression publicitaire sur le Net gratuit dans les médias étrangers, qui met à mal leur stratégie. Globalisation oblige, leur clientèle potentielle pousse inévitablement à l'alignement.
    Il est techniquement possible de se brancher à un provider étranger, mais l'option n'a pas d'intérêt, d'autant plus que le coût de communication qui fait "vendre" Internet serait alors hors de portée, la minute de branchement étant facturée au tarif international.
    Côté business, l'année a été un bon millésime, reconnaissent les fabricants de machines et les prestataires de solutions informatiques. Les patrons de Compaq, de Hewlett Packard et d'Oracle le confirment. L'effet bug a donc joué à plein et certains ont même vu leur chiffre d'affaires augmenter de plus de 50%.
    Pour ce qui est du célèbre bug, les entreprises qui opèrent dans les secteurs vitaux de l'économie, télécommunications, transport ferroviaire et banques affichent la sérénité. On ne peut pas pour autant dire qu'elles sont rassurées à 100%. Dans la nuit du 31 au 1er janvier, les Chemins de Fer n'éloigneront pas leurs trains des principales gares. Ils ont par ailleurs prévu le retour au bon vieux diesel dans le cas où se poseraient des difficultés d'alimentation électrique.
    De leur côté, les banques, dont les activités sont les plus exposées, se montrent aussi rassurantes. Mais elles vont tout de même fermer leurs guichets fermés le vendredi 31 décembre. Pour l'instant en tout cas, elles n'ont pas eu à gérer le phénomène de retrait massif d'argent, comme c'est déjà le cas en Europe ou aux Etats-Unis.

    Abashi SHAMAMBA

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