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    Economie

    Les barrages perdent 75 millions de m3 d’eau par an

    Par L'Economiste | Edition N°:2423 Le 15/12/2006 | Partager

    . L’érosion des sols fragilise leur capacité . L’aménagement des bassins versants renforce la mobilisation de l’eau Au Maroc, l’érosion des sols constitue une menace sérieuse à la conservation et la mobilisation des eaux des barrages. «Notre pays a réalisé un programme audacieux au niveau des équipements d’irrigation à l’aval des barrages, mais la partie amont n’a pas bénéficié de la même attention», précise Mohamed Badraoui, directeur au Haut commissariat aux Eaux et Forêts et à la lutte contre la désertification.En effet, sous l’effet de l’érosion, des pertes énormes en terres sont enregistrées au niveau des montagnes situées près des barrages. Selon les données du Haut commissariat, ces pertes sont estimées à 500 t/km2/an dans le Moyen Atlas, et plus de 5.000t/km2/an dans le Rif. «Cette dégradation du sol est à l’origine de l’envasement des retenues du barrage qui réduit ses capacités de stockage et de mobilisation de l’eau», explique Badraoui. Si la capacité de stockage des 113 grands barrages que compte le pays est de 16 milliards de m3, les pertes sont de l’ordre de 75 millions de m3/an. Conservée, cette quantité permettrait l’irrigation de 5.500 ha/an. Pour faire face à ce phénomène naturel, un plan national d’aménagement des bassins versants (PNABV) a été lancé en 1996. Objectif: favoriser la préservation des eaux tant sur le plan de la qualité que de la quantité. Et ce, par des techniques d’aménagements anti-érosifs, comprenant notamment les traitements mécaniques, les reboisements de protection et la végétation des ravins. Une étude préalable à la mise en place de ce programme avait révélé que 11 millions d’hectares de terres en amont des barrages, sur un total de 20 millions d’ha, sont soumis aux risques d’érosion. Trois millions d’ha d’entre elles nécessitaient des interventions urgentes. Etabli sur 20 ans, un programme d’urgence a été mis sur pied dans le cadre du PNABV. Il vise à traiter 1,5 million ha au niveau de 22 bassins versants (BV). A ce jour, 544.000 ha ont été traités. La grande partie a été réalisée par des implantations fruitières (272.000 ha) et du reboisement de protection (128.000 ha). Cette évaluation à mi-parcours de ce programme a été établie par le département de l’Eau, en collaboration avec la délégation de la Commission européenne lors d’un séminaire organisé la semaine dernière à Beni Mellal. Cette rencontre, qui a vu la participation d’experts ainsi que des représentants des bailleurs de fonds, a été l’occasion de donner une dynamique nouvelle à ce programme. Outre le volet technique, les questions d’aspect juridique, institutionnel et financier ont également été développées lors des ateliers programmés pour ce séminaire. La promotion de l’aménagement des bassins versants dans le cadre d’une politique de gestion intégrée de l’eau avec l’implication des opérateurs et partenaires concernés figure parmi les recommandations clés de cette rencontre, souligne Badraoui.


    Sidi-Driss

    En marge du séminaire, une visite a été organisée au bassin versant du barrage Sidi-Driss, dont l’achèvement des travaux d’aménagement est prévu fin 2006. La zone du projet est constituée du bassin versant de l’oued Lakhdar, situé entre les deux barrages Hassan-Ier et Sidi-Driss. La surface concernée couvre 1.260 km2, en grande partie située à l’intérieur du cercle de Demnate et d’Azilal. Un budget de près de 74 millions de DH a été mobilisé dans le cadre d’une convention entre le Maroc et l’UE. La contribution de cette dernière s’élève à prés de 50,6 millions de DH. La réalisation de ce projet s’est étalée sur une période de 5 ans. Noureddine El Aïssi

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