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Courrier des Lecteurs

Les banques réticentes au crédit Chamal

Par L'Economiste | Edition N°:222 Le 21/03/1996 | Partager

Un an après sa mise en place, la deuxième tranche du crédit Chamal bute sur la frilosité des banques. La moitié de la ligne UE fixée à 75 millions de DH a été débloquée et le montant global des prêts conjoints s'approche des 100 millions de DH. Seules sept banques se sont engagées dans l'octroi de ce crédit social.


La deuxième ligne du crédit Chamal en faveur des provinces du Nord est mise en place depuis une année par l'Union Européenne (UE) en partenariat avec le Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM). Bien qu'il soit encore trop tôt pour évaluer l'impact économique des nouveaux projets sur la région, l'utilisation de la seconde tranche est jugée globalement satisfaisante en dépit de certains obstacles.
Les prêts conjoints (UE/banques) ont atteint un montant global de 99,5 millions de DH.
L'analyse des chiffres arrêtés au 13 mars 1996 par la cellule UE/GPBM chargée de la gestion de la ligne montre que, sur les 91 dossiers reçus, 56 ont été agréés. En outre, 16 projets sont encore à l'étude et 19 ont été rejetés. La quote-part européenne s'établit à 34,2 millions de DH, soit 38% des sommes débloquées, le reliquat (53 millions de DH) ayant été octroyé par le réseau bancaire.
En fait, la participation de l'UE au financement ne dépasse pas 35% contre 53% pour les banques, la différence étant expliquée par l'agrément de projets supérieurs à 2,5 millions de DH.
Le protocole d'accord avait accordé une ligne de 75 millions de DH tout en précisant que la participation de l'UE ne peut excéder 40% du montant du projet et ce, dans la limite de 1 million de DH.

La priorité revient aux projets d'un montant inférieur à 2,5 millions, mais les programmes d'investissement éligibles sont plafonnés à 5 millions.
La réalisation des 56 projets a généré 1.160 emplois nouveaux dans la région, soit en moyenne 21 emplois par projet. Alors que le protocole le plafonne à 150.000 DH, le coût par emploi créé n'excède pas 85.738. Le prêt conjoint implique l'ensemble du secteur bancaire à l'exception de la BCP. Il est à rappeler qu'une première ligne de 100 millions de DH, initiée en 1993 en partenariat avec la BCP, avait permis la création de 85 entreprises et 1.212 emplois.
Pour le second protocole, seulement 7 banques sur les 15 de la place ont octroyé des crédits Chamal. En tête, le réseau Wafabank a financé 19 dossiers, suivi du Crédit du Maroc (14 dossiers) et de la CNCA (12 dossiers). La réticence de la plupart des banques s'explique notamment par le caractère contraignant de la procédure et par la suppression du réescompte des crédits à taux bonifiés décidée en avril 1995.

Fonds pour études de faisabilité

Ainsi, après envoi du dossier de crédit par l'agence locale, le siège prend une décision favorable avant de l'acheminer vers la cellule chargée de la gestion de la ligne UE. Le dossier est donc soumis à plusieurs examens et peut faire l'objet de va-et-vient avant agrément définitif.
Par ailleurs, la banque participe au crédit Chamal en débloquant un crédit long terme (10 ans/2 ans de différé) moyennant un taux de 9% pour les investissements inférieurs à 2,5 millions de DH et
11% pour les affaires atteignant 5 millions. Or, les banques auraient préféré intégrer ces engagements dans la catégorie des CMTR (crédit à moyen terme réescomptable) si ses avantages avaient été maintenus.

La répartition sectorielle attribue la première place à l'agriculture et l'agro-industrie puisqu'elle totalise 32% des projets agréés contre 10% pour les IMME, 4% respectivement pour la chimie-parachimie et la confection et 3% pour le plastique.
Sur les neuf provinces concernées par le crédit Chamal, Taounate a attiré 38% des projets agréés, suivie d'Oujda avec 18% contre seulement 9% pour Tanger et Larache. La place d'Al Hoceima et Chaouen reste marginale avec 4% des projets financés.
Par ailleurs, une clause de la convention prévoit l'affectation d'un fonds destiné à la prise en charge des études de faisabilité. Une dizaine de bureaux d'étude ont été désignés pour effectuer les études sectorielles et de marché.
Enfin, une fois le projet financé, le promoteur a la latitude de solliciter, durant les deux premières années, une assistance en gestion, comptabilité et calcul de prix. Une quinzaine de fiduciaires exerçant dans la région du Nord ont également été sélectionnées pour accompagner les projets.
Toutefois restent posés les problèmes de formation des promoteurs et du suivi des projets.

Mouna KABILY

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