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    Economie

    Les auberges des jeunes en quête de nouvelles ressources

    Par L'Economiste | Edition N°:288 Le 10/07/1997 | Partager

    En vogue dans les années 1970, les auberges des jeunes sont aujourd'hui en perte de vitesse. Et pour cause, le réseau est vétuste et les ressources financières font défaut. Pourtant, une échéance: début 1998, il faudra répondre aux standards de l'Union Internationale pour figurer dans le guide.


    Le tourisme à prix réduit. C'est l'essence même des auberges des jeunes qui fêtent cette année le cinquantième anniversaire de leur existence au Maroc. Constitué de 12 auberges avec une capacité totale de 580 lits, le parc national est géré par des associations en coordination avec La Fédération Royale Marocaine des Auberges des Jeunes (FRMAJ). Durant la dernière décennie (1986-1996), le réseau national a enregistré un nombre total de plus 288.000 de nuitées. Le parc a réalisé en 1996 près de 22.000 nuitées dont 9.000 effectuées par des «ajistes» nationaux «alors que 5 ans auparavant les hôtes des auberges des jeunes avaient dépassé les 30.000», indique M. Abdellah Hariss, secrétaire général de l'Association de Casablanca. Ce désintéressement est expliqué en grande partie par les conséquences de la Guerre du Golfe à l'instar du tourisme national. Il est également dû à la vétusté et la pauvreté des équipements qui demeurent en deçà de ce qu'offrent les auberges dans d'autres pays.

    Normes qualité


    En effet, financé uniquement par le prix des nuitées (40 DH/jour) et la vente des cartes de jeunes (65 DH), le réseau national se trouve à court de moyens financiers pour équiper ses auberges. La Fédération reçoit en outre «une modeste subvention annuelle» (50.000 DH) du Ministère de la Jeunesse et des Sports.
    «Dans d'autres pays, les auberges sont soit des organismes publics qui bénéficient d'édifices modernes et d'équipements adéquats. C'est le cas de plusieurs pays arabes», souligne M. Hariss, soit encore, continue-t-il, des établissements autonomes, (en Europe notamment) qui reçoivent un apport pécuniaire de la Fédération internationale en plus de la participation des communes sur les plans de la construction et de la rénovation. C'est cette dernière solution que suggère la FRMAJ pour le développement et la modernisation du réseau marocain des auberges de jeunes. Cette rénovation est aujourd'hui d'autant plus nécessaire que l'Union Internationale du réseau va dès le début de l'année prochaine opter pour une nouvelle classification des auberges à travers le monde. Seules celles qui répondront aux normes fixées (propreté, sécurité, accueil et intimité) seront maintenues dans le guide international. Face à cette nouvelle donne, la Fédération tente tant bien que mal de relever les standards de ses auberges et faire en sorte qu'au moins cinq puissent répondre aux critères interna-tionaux. Il s'agit de celles de Rabat, Agadir, Casablanca, Fès et Marrakech qui constituent le circuit touristique le plus prisé par les ajistes étrangers. Cette rénovation a démarré avec Casablanca et Rabat. La station de Fès est en cours de réaménagement grâce au soutien de la Wilaya, de l'Agence Urbaine et d'un mécène.
    Celle d'Agadir, nouvellement ouverte (septembre 1995), est relativement luxueuse.
    Pour sa part, l'auberge de Marrakech vient de bénéficier d'un don de 16 millions de DH de l'Association de la région d'Hessen (Allemagne) pour une «mise à niveau». D'autres associations locales essayent de trouver des partenaires sensibles à leur cause pour financer leurs travaux de rénovation.

    Déficit d'information


    La Fédération va d'ailleurs organiser durant août prochain la caravane internationale des ajistes qui s'inscrit dans cette campagne de sensibilisation des opérateurs économiques et des collectivités locales. Cette caravane sera aussi l'occasion de promouvoir le parc marocain à l'échelle international. C'est ainsi que près de 300 jeunes en provenance de tous les coins du monde et 30 représentant des mouvements ajistes internationaux sont attendus pour parcourir quelque 2.000 kilomètres incluant 10 villes marocaines.
    Autre challenge que veut relever la FRMAJ, réconcilier le public naturel (la jeunesse marocaine) avec les auberges. Si en 1990 ce sont plus de 18.000 Marocains qui ont acquis des cartes de jeunes, en 1996 ils ne sont plus que 2.097. Le certificat d'hébergement exigé par les consulats étrangers pour l'obtention du visa expliquent ces chiffres: jusqu'au début de l'année 1990, le détenteur d'une carte internationale des auberges pouvait prétendre facilement au visa. Depuis 1991, ce n'est plus le cas.
    Par ailleurs, les responsables de la Fédération reconnaissent un déficit d'information dans les différents points de rencontres des jeunes.
    «Aujourd'hui et grâce à l'appui des sponsors, 1997 sera une année de changement», indique-t-on auprès de la Fédération.
    Outre une présence (brochures d'informations, guides et cartes) dans les lycées, les facultés et les maisons de jeunes, trois autres nouveaux produits sont au programme: des circuits sur mesure (individuel et en groupe), des manifestations sportives et culturelles (rencontres internationa-les et séminaires) et des randonnées pédestres.

    Badra BERRESSOULE

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