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    Société

    Les artistes s’engagent contre le sida

    Par L'Economiste | Edition N°:2914 Le 03/12/2008 | Partager

    . «Un pacte» signé avec le département de Yasmina Baddou. Ils promettent de participer à la sensibilisation LES artistes unis contre le sida. Ces derniers viennent de parapher «le pacte des artistes contre le sida», en présence de Yasmina Baddou, ministre de la Santé, et à l’occasion de la Journée mondiale du sida, célébrée le 1er décembre. «Nous exprimons notre engagement à œuvrer ensemble, dans le respect de la dignité des personnes vivant avec le VIH, pour contribuer à atteindre les objectifs du plan stratégique 2007-2011», annonce l’artiste Taieb Lâalej, lors de la lecture des dispositions de ce pacte. Cette manifestation a été également une occasion pour faire un bilan en ce qui concerne la réalisation des objectifs de la stratégie du ministère. Le premier constat est que la prévalence du VIH reste d’un niveau assez faible dans la population générale au Maroc. Elle était de 0,08% en 2007, et l’on note une quasi-stabilité depuis l’année 2000. «Cependant, la tendance est inquiétante au sein des populations les plus exposées, notamment chez les professionnelles du sexe», souligne Noureddine Chaouki, directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère de la Santé. Le taux de prévalence chez cette catégorie avoisine 2,1% pour l’année 2008. «Ce taux peut dépasser les 5% dans certaines régions du Sud», s’inquiète le responsable du ministère. Selon les dernières estimations, le nombre de personnes vivant avec le VIH est passé de 14.500 en 2003 à 22.000 cas actuellement. Pour les cas de sida notifiés, le nombre cumulé a atteint 2.798 cas à la mi-novembre 2008 avec une augmentation régulière au cours de ces dernières années, particulièrement au niveau de certaines régions. En effet, l’incidence du sida a connu un accroissement soutenu depuis 1993 avec 30% des cas relevés pour la période 1986-2000 et de 70% entre 2001 et 2008. Sur le plan régional, le fléau est très présent au niveau de 5 zones qui englobent presque les deux tiers des cas déclarés. Il s’agit des régions de Souss-Massa-Drâa (21% des cas), Grand Casablanca (15%), Marrakech-Tensift-Al Haouz (15%), Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (9%) et Doukkala-Abda (8%). Selon l’âge, les plus touchés sont ceux qui appartiennent à la tranche de 30 à 39 ans avec 41%. La part des cas de sida chez les femmes est passée à 40% entre 2004 et 2008, alors qu’elle était de 18% avant 1990.Quant à la prise en charge, on note une nette amélioration. Mais le grand défi qui reste à relever pour lutter contre ce fléau est de renforcer les opérations de dépistage afin de toucher la population potentiellement exposée. Pour réussir cette mission, il faut tout d’abord un travail de sensibilisation de grande envergure auquel doivent adhérer toutes les composantes de la société.


    Réduction du coût

    LE coût de la prise en charge du sida a connu une réduction spectaculaire. Pour chaque malade, il est actuellement de 270 DH par mois contre 13.000 DH en 1998. Ce résultat est dû aux efforts déployés en matière de suivi des conventions avec les institutions internationales et les entreprises pharmaceutiques. Et également au recours aux centrales d’achats et la négociation avec les producteurs et les importateurs des médicaments génériques. Le nombre des malades pris en charge a atteint 1.893 en novembre 2008 contre 1.120 en 2005. Nour Eddine EL AISSI

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