×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Dossiers

Les arrivées augmentent, les investissements ne suivent pas

Par L'Economiste | Edition N°:805 Le 07/07/2000 | Partager

• La moyenne annuelle d'investissements ne dépasse guère 500 millions de DH• Selon les professionnels, le cadre incitatif a été vidé de sa substance• Seuls 75% de la capacité hôtelière sont commercialisables à l'internationalGuerre du Golfe, l'attentat de Marrakech, fermeture des frontières avec l'Algérie... les secousses que subit le secteur du tourisme se suivent, donnant à l'activité une évolution en dents de scie. Toutefois, le constat qui ressort de l'analyse des professionnels démontre que le tourisme marocain est mal positionné. La progression enregistrée en 1999 et qui s'est poursuivie pendant les quatre premiers mois de l'année en cours ne change rien au diagnostic.Jusqu'à fin avril 2000, les recettes voyages se sont établies à 5,6 milliards de DH, en amélioration de 13,1 % par rapport aux quatre premiers mois de l'année dernière. Les entrées en billets de banque se sont accrues de 673 millions de DH, soit une hausse de 25,6%. Parallèlement, les virements bancaires sont en stagnation à 2,3 milliards de DH. Toujours est-il que l'augmentation de la contribution du tourisme dans la balance des paiements à 18,7 milliards de DH en 1999 ne doit pas occulter une réalité peu réjouissante: le Maroc est en mal de croissance. Comparativement aux destinations concurrentes, le taux de croissance moyen annuel sur la période 1985-1999 ne dépasse guère 4,32%. Il s'établit à 8,64% pour l'Egypte, 8,28% pour la Turquie et 6,56% pour la Tunisie. Selon les analyses contenues dans le contrat-programme qui sera présenté incessamment au Premier ministre, la stagnation, pour ne pas dire la régression, du secteur est due, pour l'essentiel, à trois facteurs.En premier lieu se trouve la faiblesse des investissements. Leur moyenne annuelle se limite à 900 millions de DH sur la période allant de 1985 à 1995. Deux années après, la moyenne recule de 48% à 470 millions de DH. Le recul enregistré depuis 1995 s'explique par l'abrogation du code des investissements au profit de la charte. Le premier, généreusement conçu, a été favorable aux engagements financiers. Ses outils d'encouragement consistaient en l'exonération de l'IS, des taux bonifiés à travers une ristourne de 2 points et une avance de l'Etat allant de 15 à 20% de l'investissement.Toutefois, les professionnels estiment que l'ancien code a produit des effets pervers. Les opérateurs se sont fortement endettés. L'autre facteur de blocage réside dans la stagnation de la capacité hôtelière. Pour ce qui est des hôtels classés, leur capacité s'élève à fin 1999 à 93.583 lits répartis sur 568 hôtels. Sur dix ans, la progression annuelle se limite à 0,5%. Plus grave encore, le potentiel réellement commercialisable ne dépasse pas 70.000 lits, soit 75% de la capacité officielle. Et pour couronner le tout, l'offre ne correspond pas à la demande.En effet, le Maroc est positionné sur un tourisme culturel d'hiver, de printemps et d'automne. Ces trois saisons totalisent 66% des arrivées annuelles de touristes internationaux. A l'exception d'Agadir, le balnéaire est quasi totalement délaissé.La fiscalité figure dans la liste des contraintes. Le taux de la TVA et la multitude des taxes locales sont pointés du doigt. Jusqu'à maintenant, le secteur n'a bénéficié que de l'abattement sur l'IS. Il doit attendre l'application du plan quinquennal pour espérer un allégement fiscal.K.T.


Le tourisme dans le planLe plan quinquennal trace des axes stratégiques pour promouvoir le tourisme. Le plus important est celui tablant sur une augmentation de la capacité d'hébergement touristique à 150.000, L'objectif est d'atteindre le seuil minima de visibilité commerciale. Dans son volet investissement, le plan souligne la nécessité d'amender la charte d'investissement. De même, une batterie de mesures et facilités fiscales doivent suivre- La plus fameuse est celle adoptée par l'avant-dernière loi des finances. Il s'agit de la réduction de 50% de l'impôt sur les sociétés pour le montant du chiffre d'affaires réalisé en devise. D'autres attendent encore notamment la réduction de la TVA de 10 à 7%, l'exonération des entreprises touristiques des charges sociales patronales pour les nouveaux emplois créés sur les 5 premières années d'exploitation. Il est question également de faire bénéficier les porteurs d'actions dans les sociétés hôtelières de dégrèvement fiscal sur l'IGR.K.T.• En Bref• Recettes: 21 milliards de DH attendus cette annéeM. Hassan Sebbar, ministre du Tourisme, a toutes les raisons pour se montrer optimiste. Le secteur dont il est en charge affiche des résultats reluisants. Les parts de marché perdues ont été récupérées. Pour la campagne 2000, le Maroc devrait accueillir 2,7 millions de touristes étrangers de séjour sans compter les croisiéristes et les résidents marocains à l'étranger. Ce qui, assure le ministre, «va nous permettre de réaliser près de 21 milliards de DH de recettes en devises«. Selon M. Sebbar, les cinq premiers mois de l'année sont promoteurs puisque le taux de croissance des arrivées par rapport à la même période de 1999 est de l'ordre de 15%. Ce chiffre se situerait autour de 12% vers la fin de l'année.• Quand il fait beau au Canada, selon l'ONMTDu beau temps au Canada en février dernier, c'est exceptionnel mais c'est aussi ce qui a dissuadé les Canadiens de voyager durant cette période vers d'autres destinations et notamment le Maroc.Selon le rapport de la délégation de l'Office National Marocain du Tourisme (ONMT) sur le marché canadien, la situation du produit touristique marocain évolue en dents de scie. Pour le premier trimestre, alors que le mois de janvier a connu une hausse notable de 2,2%, le mois de février a en revanche chuté de 4,4% par rapport à la même période en 1999. L'accalmie du mois de février est attribuable, selon les professionnels canadiens, à la douceur de la température qu'a connue le pays à ce moment-là.D'ailleurs, l'ONMT précise que l'engouement pour la destination Maroc ne cesse d'augmenter et qu'à ce titre deux contrats de commercialisation conjointe ont été signés avec les Tours Opérateurs Exode Tour et Sunquest pour appuyer la vente de leurs produits Maroc.• La psychose du bug 2000 règne encore à LondresLa psychose du bug de l'an 2000 a handicapé bien des secteurs et effrayé bien des personnes. C'était d'ailleurs le cas pour l'industrie du tourisme britannique, qui a vu les départs reportés en raison de problèmes éventuels. La reprise n'a commencé à s'effectuer que vers le mois de février, indique le rapport de l'ONMT.Sur ce marché, la destination Maroc continue sa progression et enregistre de bonnes performances malgré un léger recul de 0,2% au mois de janvier et ce, à cause des méventes du millénium. Mais en février, l'augmentation atteint 9,9%. C'est parce que l'ONMT a cherché à placer le produit marocain parmi les rares destinations de soleil d'hiver avec un réel aspect culturel. Tanger reste la destination la plus prisée par les Anglais.R.L.
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc