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    Economie

    Les ambitions de l'ONE en Afrique

    Par L'Economiste | Edition N°:1165 Le 14/12/2001 | Partager

    . La libéralisation du secteur de l'électricité en perspective ouvre de nouvelles opportunités. La maîtrise du calendrier reste néanmoins difficile et la seule échéance est celle de 2004. Sénégal, Mauritanie, Guinée Bissao, Mali, l'expérience de l'ONE est sollicitéeS'il est un secteur pour lequel la visibilité est claire, c'est bien celui de l'électricité. Et pour cause, la stratégie de l'ONE est bien balisée: libéralisation et ouverture sur l'extérieur. Avec les perspectives de libéralisation du secteur électrique, le Maroc se trouvant au carrefour de deux grands pays, l'Algérie et l'Espagne, les opportunités sont là et il a bien l'intention de les saisir. Il y a d'un côté, l'Espagne avec un marché de 50.000 mW et de l'autre côté, l'Algérie avec un important appel d'offres qui se prépare pour la production de 2000 mW. Avec le doublement de l'interconnexion et le projet de ligne 400 Kv qui va aller vers l'Algérie, d'autres horizons s'ouvrent en effet pour le Maroc. Pour le moment, les échanges sont purement conjoncturels. En 2001, les importations en provenance d'Espagne vont baisser de presque de moitié par rapport à 2000, respectivement 12% contre 20%. “Les achats en provenance d'Espagne sont aujourd'hui plus une opportunité économique qu'un besoin”, tient à rappeler Ahmed Nakkouch, directeur général de l'ONE. Côté Algérie, les échanges correspondent à du dépannage. L'interconnexion ne permet de fournir que du secours. Or, l'ONE rêve de plus en plus fort à la boucle méditerranéenne et s'engage sur un prix de l'électricité comparable à ceux des pays européens. Evidemment, la libéralisation totale n'est pas encore à l'ordre du jour. Le marché domestique continue d'être exclu et ce, pour deux raisons. L'ONE a toujours un rôle important à jouer dans la généralisation de l'électricité. Le taux, bien qu'ayant fortement évolué, n'est pour l'heure que de 50% en milieu rural. A travers la péréquation, l'Office doit assurer le service public. L'autre raison qui milite pour la libéralisation partielle dans un premier temps est liée aux contrats de concession conclus avec garantie d'achat comme Jorf Lasfar (30 ans), Tahaddart 1ère tranche (20 ans) et Koudia Al Baïda. “Ces contrats pèsent énormément sur l'évolution de la libéralisation”, souligne Ahmed Nakkouch, qui affirme que les suivants (Tahaddart II) le seront sans garantie d'achat. Ce schéma permet à la fois le service public et la disponibilité de l'électricité. L'Etat continue à assurer ses obligations à l'intérieur du pays où le marché libre se met en place. Quoi qu'il en soit, le processus devant préparer cette libéralisation suit son cours avec la préparation du projet de loi. La maîtrise du calendrier reste néanmoins difficile. La seule échéance est celle de 2004. La libéralisation exige aussi des préalables qui sont le doublement de l'interconnexion, l'entrée en fonction de la STEP d'Afourer et la réalisation de la ligne de 400 Kv. . Ouverture sur l'AfriqueL'autre grand axe de la politique de l'ONE est son intervention à l'étranger et plus particulièrement en Afrique de l'Ouest. L'Office a soumissionné avec Vivendi à la privatisation de la Senelec et à d'autres projets, notamment en Mauritanie. Au Sénégal, le déficit structurel d'électricité est de 70 mgW. Consulté, l'Office avait proposé aux autorités locales un BOT (Built Operate Transfert) comme solution d'urgence sur 10 ans. Le choix des pouvoirs publics sénégalais s'étant orienté vers la privatisation, l'appel d'offres ayant été lancé, l'Office s'est positionné à ce niveau. Le Consortium composé de l'ONE et de Vivendi a été retenu et les négociations sont en cours. Elles devraient s'achever dans les prochaines semaines. Plus concrétement, il s'agit de l'entrée dans le capital de la Senelec à hauteur de 51% (1/3 l'ONE et 2/3 Vivendi). Cette prise de participation sera accompagnée d'un programme d'investissement à moyen terme qui prévoit une remise en état du parc existant de plus de 100 mgW. Les 49% seraient cédés ultérieurement à des sociétés sénégalaises. Outre le Sénégal, l'ONE porte un intérêt particulier à la Somelec en Mauritanie. Avec le développement du réseau de transport jusqu'à Laâyoune, puis Boujdour fin 2003 et Dakhla en 2006, l'interconnexion avec la Mauritanie devient quasi effective. “Nous serons par la force des choses présents, il était en conséquence normal que le Maroc s'intéresse à la Somelec”, affirme Ahmed Nakkouch. Cette coopération vers ces pays s'explique par le fait que le modèle marocain reste très proche de ceux d'Afrique.Le Maroc a connu la même expérience et est un des rares pays à avoir fait fonctionner des turbines au fuel lourd. D'ailleurs, l'expérience de l'ONE est sollicitée par d'autres pays comme la Guinée Bissao et le Mali. Fatima MOSSADEQ

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