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Les Algériens aux urnes demain

Par L'Economiste | Edition N°:1742 Le 07/04/2004 | Partager

. Deux hommes pour le fauteuil de président? . L'armée déclare sa neutralitéDemain 8 avril, les Algériens prendront le chemin des urnes pour le premier tour des présidentielles. La bataille promet d'être serrée entre Abdelaziz Bouteflika et son plus dangereux adversaire, Ali Benflis. Les deux hommes ont, au cours des dizaines de meetings, déployé leurs talents d'orateurs pour convaincre des électeurs venus en nombre de choisir “la continuité dans le redressement” pour Bouteflika et “le changement par la modernité” pour son rival. Bouteflika a expliqué qu'il voulait un second quinquennat pour achever sa politique de réconciliation nationale qui a permis de “ramener la paix” en Algérie après plus de dix ans de violences qui ont fait plus de 100.000 morts. Il entend aussi poursuivre les réformes économiques pour faire entrer le pays dans la mondialisation, après plus de 30 ans de socialisme d'Etat. De son côté, Benflis qui s'appuie sur la machine électorale du Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique), dont il est le patron, a axé sa campagne sur “les échecs” de son rival et “la gestion catastrophique” de son quinquennat.Au total, 6 candidats briguent le poste de président. La candidate du Parti des travailleurs (PT - extrême gauche), Louisa Hanoune, est la première femme à se porter candidate en Algérie et dans le monde arabe. Fort du soutien de la Kabylie, Ali Benflis se pose en candidat redoutable. Il a été reçu chaleureusement dans cette région contrairement à Bouteflika qui en a été chassé. La Kabylie a semblé exonérer le patron du FLN de toute responsabilité pour les émeutes du printemps 2001 alors qu'il était chef du gouvernement. Benflis a imputé la responsabilité des violences du “printemps noir”, qui avaient fait une centaine de morts et plus de 2.000 blessés, au président Bouteflika, dont la visite la semaine dernière à Tizi Ouzou a été marquée par de nouvelles émeutes.L'armée algérienne, considérée comme la détentrice du pouvoir réel en Algérie, a affirmé sa neutralité dans l'élection présidentielle du 8 avril, constituant une première pour la désignation d'un président de la République dans ce pays. Le chef d'état-major, le général Mohamed Lamari, seul dirigeant de l'armée à s'exprimer publiquement, a affirmé, il y a trois semaines, que l'institution militaire n'entendait “ni gêner, ni favoriser” l'un des candidats. Si cet engagement devait se confirmer ce jeudi, ce serait la première fois depuis l'indépendance du pays en 1962 que l'armée n'aura pas désigné ou fait élire un président de la République, comme cela avait été le cas pour Ahmed Ben Bella (1962/1965), le colonel Houari Boumediene (1965/1978) et le colonel Chadli Bendjedid (1978/1992), sous l'ère du parti unique du Front de Libération Nationale (FLN).Synthèse L'Economiste

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