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    Les ALE seront à l’heure

    Par L'Economiste | Edition N°:2134 Le 20/10/2005 | Partager

    . Les accords Turquie/USA entreront en vigueur le 1er janvier 2006, selon Jettou«VOUS pouvez d’ores et déjà l’annoncer, il n’y aura pas de retard pour l’entrée en vigueur des accords de libre-échange avec les Etats-Unis et la Turquie», a confié à L’Economiste, le Premier ministre Driss Jettou, lors de la signature officielle du plan de relance textile, le 17 octobre à Casablanca. D’ailleurs, a-t-il précisé, “ils viennent d’être discutés dans le projet de loi de Finances”. Aucune équivoque possible du côté du chef du gouvernement pour ces deux accords, qui sont pourtant encore en stand-by. Et de la rigueur, les Américains en redemandent, surtout le président du Congrès, qui aurait rappelé que l’accord ne saurait entrer en vigueur le 1er janvier 2006, si le 15 novembre prochain, il ne détenait pas la preuve que les fameuses lois sur la santé et la propriété intellectuelle sont bel et bien opérationnelles.En dépit des propos rassurants de Jettou, les industriels demeurent dubitatifs mais veulent y croire. Surtout les professionnels du textile, qui ont accusé un véritable choc fin juin dernier lorsqu’ils ont été vendre leur industrie aux Américains, la veille supposée de l’entrée en vigueur, le 1er juillet 2005. Un retard de plus qui décrédibilisait totalement les professionnels marocains et qui leur a fait perdre près de 50 millions de dollars de commandes fermes (cf. www.leconomiste.com). Mais cela n’a pas empêché une vingtaine d’entreprises textile d’y retourner en août dernier (Magic Show et Asap), montrant ainsi une ferme détermination. Si pour les Etats-Unis, le potentiel à acquérir est immense, les avantages du Maroc par rapport à la Turquie partent en fumée. “Ce sont près de 5 milliards de DH de perte sèche pour notre industrie qui sont enregistrés”, fait observer Mohamed Tazi, directeur général de l’Amith. Les textiliens ont largement parié sur l’accord avec la Turquie qui leur permettait d’obtenir un cumul diagonal au niveau de la matière première. Sauf qu’il n’est pas encore entré en vigueur. Il est dans l’attente de l’échange des lettres entre les deux pays. En important des fils et tissus à 0% de droits de douane en provenance du pays d’Ataturk, cela leur aurait permis d’être exonérés de droits d’entrée sur le marché européen. Il s’agit, selon Mohamed Tamer, Monsieur ALE de l’Amith, “d’une perte de plus de 13% de compétitivité”. Les donneurs d’ordre aujourd’hui fuient vers la Tunisie dont l’accord est déjà entré en vigueur. Le grand fabricant de jean DIESEL vient d’ailleurs de délocaliser la production de ses 3 millions pièces marocaines en Tunisie. LEVI’s fait désormais fabriquer plus de 60% de sa production marocaine en Turquie. La mission d’industriels textile qui s’est rendue en Turquie fin septembre est formelle. D’énormes opportunités leur filent sous le nez. Le secteur est surtout touché dans ses spécialités que sont le jean et le flat. En Turquie, les prix sont de 20 à 30% moins chers. Le calcul est simple et le choix des donneurs d’ordre évident. Pour quelles raisons choisiraient-ils le Maroc?


    Cumul paneuromed, la déception

    Le Maroc avait obtenu début août dernier (quelques semaines après la Tunisie), une dérogation spéciale concernant les règles d’origine mais conditionnée par l’entrée en vigueur de l’ALE avec la Turquie. Aujourd’hui, le protocole paneuromed sur l’harmonisation des règles d’origine a été approuvé par le conseil de l’UE le 12 octobre mais l’ALE n’est toujours pas entré en vigueur. Ce qui signifie que le Maroc ne pourra pas encore bénéficier du cumul diagonal qui lui permet d’obtenir la matière première à 0% de droits de douane et d’exporter les vêtements en Europe à des prix compétitifs. Une très coûteuse déception.Radia LAHLOU

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