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Politique

Les acquis de la Marche verte, 36 ans après

Par L'Economiste | Edition N°:3399 Le 05/11/2010 | Partager

. Développement urbain, économique et social, nouveau mode de vie.... Doubler de vigilance dans une région sensible. Restaurer le pouvoir des chioukhs IL y a un anniversaire que les Marocains ne manqueront jamais de célébrer, celui de la Marche verte. Un événement désormais historique, alors que la question du Sahara connaît des développements diplomatiques favorables à l’initiative d’autonomie dans ces territoires récupérés par le Maroc grâce à la célèbre Marche verte. Certes, une bonne partie de la jeunesse marocaine n’a qu’une idée plus ou moins vague sur ce qui a été une grande épopée dans l’histoire de leur pays. Mais il n’en demeure pas moins que le 6 novembre de chaque année, l’événement revient plus fort, plus intense que jamais. Et cette année, il l’est encore plus. En effet, ce 36e anniversaire intervient au moment où le Royaume se prépare à un nouveau round de négociations avec les séparatistes du Polisario et par ricochet avec l’Algérie voisine. Le Maroc propose, faut-il le rappeler, l’autonomie au Sahara pour débloquer une situation qui perdure depuis plus de trois décennies. Un projet renforcé par une percée diplomatique et une large mobilisation nationale. Le Maroc a donc une nouvelle fois pris les devants en proposant une issue à ce conflit, sur la base d’une solution politique cautionnée par la communauté internationale. La démarche tend à concilier constantes nationales et voeux des principaux acteurs de la scène mondiale.Du 6 novembre 1975 à nos jours, la question du Sahara a franchi bien des étapes et connu une série de développements. Conforté par l’avis consultatif de la Cour internationale de justice (CIJ), du 16 octobre 1975, confirmant que le Sahara, au moment de sa colonisation, n’était pas une «Terra nullius» et qu’il existait des «liens juridiques et d’allégeance» entre le Royaume du Maroc et ce territoire, feu SM Hassan II annonça l’organisation d’une marche de la paix et de la réunification.Ce sont alors 350.000 volontaires (dont 10% de femmes), venant de toutes les régions du Royaume, qui ont convergé vers Tarfaya, attendant le signal de départ vers le Sahara du regretté Souverain. Dans un discours à la Nation prononcé le 5 novembre 1975, feu SM Hassan II donna le feu vert pour le départ de cette Marche. Ce qui fut fait. Le drapeau national flottera, à 10h33 de ce mémorable jeudi 6 novembre 1975, dans le ciel du Sahara marocain.36 ans après, le Sahara a changé de visage. D’une contrée désertique, hostile et difficile d’accès, le Maroc en a fait une région qui n’a rien à envier à celles du nord. Des investissements gigantesques se chiffrant en des centaines de milliards de DH pour développer infrastructures et équipements, habitat et alimentation en eau potable et en électricité, commerce et industrie sans oublier l’agriculture et la pêche, l’enseignement et la formation…Seulement, 36 ans après, des voix se sont élevées pour réclamer davantage. Des dizaines de Sahraouis ont dressé dernièrement des tentes à la périphérie de Laâyoune et d’autres villes pour faire entendre leur voix. Les forces de l’ordre ne sont pas intervenues et se sont contentées de surveiller de loin les manifestants. Sage décision. Ils réclament des logements et surtout la fameuse «carta» de l’Entraide nationale (son détenteur reçoit 1.500 DH par mois, sans avoir besoin de travailler). Du moins, c’est la version avancée par des ONG sahraouies. Mais quelque part, l’on sent une instrumentalisation autour de ces revendications à la veille de la reprise des négociations sur l’autonomie du Sahara. Surtout si l’on sait qu’il y a moins de deux ans, tous les habitants des camps d’Al Wahda ont reçu des logements ou des lots de terrain prêts à bâtir assortis d’une dotation en matériaux de construction et d’une aide de 30.000 DH. Les autorités ont, encore une fois, commencé par recenser les demandeurs de logements. L’opération a été confiée aux chioukhs des tribus du Sahara. Le calme est revenu après. Une question cependant : comment en est-on arrivé là? Les autorités locales ont-elles manqué à ce point de vigilance pour ne pas sentir arriver la tempête? Peut-être. Mais la responsabilité des partis politiques n’est pas non plus à écarter. Dans le temps, les antennes des différentes formations étaient bien actives et jouaient leur rôle d’encadrement auprès d’une population qui ne peut être livrée à elle-même. Le drame dans ce qui se passe actuellement dans les provinces du sud, c’est que la porte a été laissée grande ouverte aux ennemis de l’intégrité territoriale, fortement mobilisés et bien organisés pour saboter tous les efforts déployés par le pouvoir central pour développer davantage ce territoire et mettre fin au problème du Sahara. Pire encore, les «initiateurs» des manifestations sont dans leur majorité des jeunes nés bien après la Marche verte et sont pour la plupart originaires de la partie nord du Royaume.


Prouesses

ORGANISER une marche de 350.000 personnes vers des régions désertiques, on s’en doute, n’est pas une opération aisée. Le Maroc a fait preuve au cours de la Marche verte d’un grand sens de la mobilisation et d’une maîtrise parfaite de la mise en place d’une logistique et d’une l’ingénierie civile adéquates. Il a également fait montre de son savoir-faire en matière de construction de routes et d’infrastructures de manière générale. Sous la houlette de feu Meziane Belfkih, alors en charge du département des Travaux publics, des routes ont été construites à travers tout le Sahara en un temps record et aux normes internationales. Les Forces armées royales (FAR) ont également montré leur capacité à s’adapter à toutes les situations et ont pu encadrer les 350.000 marcheurs en veillant à ce qu’ils ne manquent de rien. Une véritable prouesse qui mérite d’être enseignée dans les écoles de formation aux métiers du génie civile et de la logistique.Jamal Eddine HERRADI

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