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L'enseignement public en grève ce vendredi

Par L'Economiste | Edition N°:2125 Le 07/10/2005 | Partager

. Quatre centrales syndicales à l’origine de ce mouvement. A vendredi, les enseignants en grève de la faim depuis 27 jours . Ils demandent le rapprochement familialLe milieu de l’éducation nationale est en effervescence. Les écoles primaires, le secondaire et le personnel administratif du supérieur sont en grève aujourd’hui vendredi. Le mouvement de protestation risque d’être très suivi. Pour cause, ce sont pas moins de quatre centrales syndicales qui sont à l’origine de cette contestation. Il s’agit des fédérations de l’enseignement de la FDT (proche de l’USFP), l’UGTM (syndicat de l’Istiqlal), l’UNMT (bras syndical du PJD) et l’UMT (indépendante) qui avaient organisé la semaine dernière une conférence de presse commune pour annoncer une grève nationale préventive de 24 heures ce 7 octobre. Seule la CDT fait cavalier seul. Elle ne veut pas se mêler à sa sœur cadette la FDT, avec laquelle elle est en brouille depuis la scission (procès...).Depuis l’annonce de grève, c’est le silence radio du côté du gouvernement. «Aucune réaction n’est venue ni du ministère de tutelle ni du Premier ministre. Ce comportement des pouvoirs publics montre leur indifférence et le peu d’intérêt qu’ils portent au corps enseignant et au dialogue», rappelle un syndicaliste. Selon lui, les syndicats maintiennent donc le mot d’ordre de grève. D’ailleurs, les quatre syndicats ont publié un communiqué sur le déroulement du mouvement et les indications à suivre pour la réussite de la grève. Il est incontestable que ce mouvement de protestation est motivé par des revendications non-satisfaites malgré les engagements pris par le ministère de l’Education nationale dans le cadre du dialogue avec les principales centrales syndicales. A cela s’ajoutent les questions relatives au statut et à la promotion interne. Des rounds de négociations avec le ministère de tutelle avaient abouti à la conclusion d’accords sur plusieurs points l’année dernière. Rien n’a été fait, martèlent les syndicats qui précisent que leur grève n’est pas contre Habib El Malki, ministre en charge de l’Education nationale et l’Enseignement supérieur. C’est plutôt le ministère des Finances et celui de la Modernisation des secteurs publics qui n’ont pas mis en œuvre les accords conclus, précisent les syndicalistes.Outre les revendications classiques, les centrales réclament une session exceptionnelle de la commission des mutations pour se pencher sur des dossiers particuliers de rapprochement familial. Sur ce chapitre, le calvaire de plusieurs familles continue. Cela fera 27 jours ce vendredi que 45 enseignants, dont 36 femmes, ont enclenché la grève de la faim. Des hospitalisations ont commencé. Dans ce dossier, la responsabilité du ministère de l’Education nationale est engagée. En tout cas, le malaise qui ronge ce secteur stratégique pour les générations à venir est immense. Le manque de collèges, la surcharge des classes avec parfois 60 élèves, lourdeur des manuels…


Instructions syndicales

Les instructions adressées aux militants et autres sympathisants sont claires. Ainsi, les instituteurs des écoles du monde rural sont invités à rester chez eux. Ils sont dispensés de toute activité. Ce n’est pas le cas des enseignants dans les villes, qui doivent rejoindre leur établissement à l’heure de travail, y rester un quart d’heure et repartir pour rejoindre les locaux syndicaux. Les employés et les économes dans les internats, les cantines scolaires et les restaurants universitaires doivent effectuer normalement leur travail avec le port du brassard.M. C.

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