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L'EMI entame sa première année de réforme

Par L'Economiste | Edition N°:2671 Le 12/12/2007 | Partager

. Elle est basée sur le système des modules. Au programme, des filières répondant aux besoins du marchéAprès les facultés, c’est au tour des écoles d’ingénieurs de revoir leur système de formation. Rappelons que le projet s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’enseignement supérieur engagée en 2003. Pour Driss Bouami, directeur de l’Ecole d’ingénieurs de Mohammadia (EMI) à Rabat, le tournant a été amorcé en septembre dernier. Auparavant, un travail de réflexion a permis de mieux comprendre les défis à relever. Les ambitions de cette réforme sont d’offrir aux futurs ingénieurs une formation non cantonnée aux volets technique et scientifique, mais tournée aussi vers l’entreprise, comme le management et la communication. Sur ce point, il faut signaler que la pratique des langues et des techniques de communication est encouragée dans les nouveaux cursus mis en place par l’école. Les étudiants sont tenus de passer le test d’anglais TOEIC à la charge de l’EMI, avec une préparation spéciale encadrée par les enseignants de l’école. Des modules sur l’analyse de la rentabilité et de la gestion des projets figurent également au menu. Selon Bouami, il s’agit d’une formation multidimensionnelle centrée sur le concret. Pour cela, les activités pratiques, comme les visites de terrain et les études de cas ainsi que les stages professionnels, occupent une place privilégiée dans ce nouveau système. Tout ceci vise à développer chez l’étudiant les capacités d’adaptation et de polyvalence au niveau des métiers. Sur le plan de la programmation, l’EMI passera du système de trimestres à celui de semestres. La dernière année sera consacrée à la spécialisation avec la préparation du projet de fin d’études. Chaque semestre comportera 8 modules que l’étudiant devra valider. Quant au chapitre pédagogique, l’EMI ambitionne de renforcer l’apprentissage classique par l’auto-formation par projets réalisés individuellement ou en groupe. Cela permettra de développer chez les étudiants de grandes aptitudes d’auto-apprentissage garantes d’une bonne mobilité et de capacités d’adaptation. «Ce futur ingénieur pourra ainsi garantir la compétitivité de nos entreprises dans cette économie globalisée», indique le directeur de l’EMI. Ce dernier rappelle que cette réforme a pour but d’accompagner les politiques économiques lancées par les pouvoirs publics. Dans le cadre de l’initiative de 10.000 ingénieurs, l’EMI prévoit de doubler son effectif à l’horizon 2010. Ainsi, les promotions passeront de 300 élèves en 2005 à 600 en 2010. Mais il faut noter une baisse au niveau du taux d’encadrement qui chutera à un enseignant pour 12 étudiants contre 3,3 en 1995. Pour Bouami, cet encadrement explique une bonne rationalisation des ressources humaines, mais sans signaler l’effet de départ volontaire qui a touché un nombre important de cadres de cet établissement. Signalons par ailleurs que seules les écoles relevant des universités (EMI, ENSAIAS, ENSEM et ENSA) ont été engagées dans la réforme à partir de septembre 2007. Pour les autres établissements dépendant de ministères comme l’Ecole Hassania des travaux publics, la réforme est prévue à partir de la rentrée prochaine.


Accompagnement

SUR le plan du cursus, l’EMI a introduit de nouvelles filières pour accompagner la stratégie d’Emergence lancée par l’Etat. Parmi les options créées, on retiendra «l’ingénierie mécanique numérique» et «la modélisation et informatique scientifique» qui alimenteront les secteurs de la conception et du développement en aéronautique et en automobile. La logistique est également au menu pour satisfaire les besoins des plateformes de Tanger Med et celle de Casablanca. Sans oublier les branches  «réseaux et systèmes» et  «qualité logicielle» identifiées comme des filières d’excellence recherchées par le secteur de l’offshoring.Nour Eddine EL AISSI

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