×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Legler: Enfin un plan de sauvetage!

Par L'Economiste | Edition N°:3161 Le 02/12/2009 | Partager

. Reconfiguration du capital, avec augmentation des fonds propres et intégration partielle des dettes . Le fonds Al Ajial augmenterait sa participation Ce n’est plus qu’une question de jours. L’affaire Legler Maroc connaîtra enfin son dénouement. Selon Ahmed Réda Chami, ministre du Commerce et de l’Industrie, la stratégie de sortie de crise de Legler consiste en une restructuration du capital de la firme. «Nous nous orientons vers une augmentation des fonds propres de l’entreprise, avec intégration d’une partie de ses dettes. Nous envisageons également de mettre à contribution le fonds Al Ajial. Celui-ci pourrait augmenter sa participation», annonce le ministre au Club de L’Economiste. Les tractations sont largement avancées et devraient aboutir dans les plus brefs délais. Legler Maroc s’était mis, rappelons-le, en redressement judiciaire suite à des difficultés financières. «Connaissant bien la culture anglo-saxonne, le redressement judiciaire n’y est pas perçu comme une tare. Au contraire, il peut même donner naissance à des sociétés leaders. Mais il ne faudrait pas que les entreprises en abusent pour autant», explique Chami. Pour le cas de Legler Maroc, le constat est simple: «Il s’agit d’une entreprise qui était extrêmement endettée, avec des intérêts lourds qu’elle devait payer chaque année», poursuit Chami. En somme, une structure financière à la limite déséquilibrée, combinée à la crise économique internationale et à la dévaluation de la livre sterling et du dollar. Par ailleurs, l’on avait reproché au gouvernement Jettou d’avoir déroulé le tapis rouge devant Legler. «Le gouvernement avait une stratégie cohérente, basée sur l’idée que pour avoir un secteur du textile fort, il fallait intégrer toute la filière», rappelle Chami. Ainsi, pour aller plus loin dans l’intégration, il a fallu mettre en place des clusters pour intégrer la filière et tous les acteurs pour la renforcer. A l’époque, on parlait de «grappes». «Le gouvernement d’alors était convaincu que pour avoir une filière textile forte, il fallait intégrer aussi l’amont», poursuit Chami. Raison pour laquelle le fonds de promotion industriel et le fonds Hassan II ont financé la partie de l’investissement nécessaire à la création de Legler Maroc. Le montant de l’investissement global, conclu en 2006 entre l’italien Legler SPA et le marocain Atlantic Group, s’élevait à 1,8 milliard de DH. Le secteur bancaire a également été impliqué dans le financement. Les contributions bancaires se monteraient à quelque 1,1 milliard de DH, répartis entre BMCE, BCP et Attijariwafa bank.Aujourd’hui, pouvoirs publics et dirigeants de l’entreprise estiment que Legler devra rester en activité et repartir sur de nouvelles bases. D’ailleurs, Salaheddine Mezouar, ministre des Finances, a déjà saisi les acteurs financiers à ce sujet. Dans une déclaration accordée à L’Economiste, l’argentier du Royaume a confirmé qu’une «solution serait trouvée et que la recapitalisation des dettes en fait partie».Comme dans toute prise de participation, «il faudra d’abord auditer les comptes pour déterminer la nouvelle reconfiguration du tour de table», indique-t-on auprès de l’Association de l’industrie du textile et de l’habillement (Amith). Premier enseignement de l’affaire Legler: les difficultés financières du textilien représentent un véritable électrochoc pour l’ensemble d’une filière pourtant porteuse. En effet, le jean reste la valeur sûre du textile au Maroc. Cette filière revendique une production de 40 millions de mètres par an.Hassan EL ARIF

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc