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Politique

Législatives J-4
Les souks, plateformes de la campagne électorale

Par L'Economiste | Edition N°:2601 Le 03/09/2007 | Partager

. Tous les candidats s’y investissent. Cible: l’électorat ruralC’EST dans les souks de la région que la campagne bat son plein à Settat. A Guisser, à Oulad Said et à Settat même, les souks sont une plateforme de prédilection pour les candidats. En effet, aucun souk n’est épargné. Lieux de rassemblements hebdomadaires, ils permettent d’avoir un contact avec un maximum de personnes, donc d’électeurs, en un minimum de temps. Les «hordes» de militants les prennent d’assaut tôt le matin. C’est que la «durée de vie» d’un souk ne dépasse pas quelques heures. Tee-shirts et casquettes sont distribués à tout-va. Ils ont leur importance auprès des populations rurales, pour la plupart indigentes. Le thé coule à flot. Autour de tables rudimentaires ou à même des nattes jetées sur le sol, les candidats sont entourés de gens qui les soutiennent. Beignets et grillades sont offerts. Des fruits également, particulièrement ceux que les ruraux n’ont pas l’habitude de manger tous les jours. Faute de moyens, ils ne peuvent, en effet, s’offrir bananes et pommes à 12 DH le kilo. «On ne lésine pas sur les moyens. C’est de bonne guerre, à condition bien sûr que cela ne se transforme pas en opérations déguisées d’achat de voix», commente un représentant du parti de la Koutla venu soutenir la tête de liste de sa formation dans la circonscription de Settat où quatre sièges sont à pourvoir. On parle certes de la circulation de l’argent dans cette circonscription, mais cela reste difficile à prouver. En tout cas, dans les souks visités par L’Economiste à l’occasion de la campagne électorale, tout semble se dérouler normalement mis à part quelques accrochages entre militants soutenant certains candidats. Sans trop de gravité, il faut dire. Seulement un échange d’invectives, les uns et les autres se traitant respectivement de «vendus». La raison en est que certains des candidats élus sous les couleurs d’un parti, se présentent aux législatives 2007 sous la bannière d’un autre.Samedi, très tôt dans le grand souk au bétail de la ville de Settat, l’activité commerciale a cédé le pas, pour quelque temps, à la campagne électorale. On ne discute plus prix des chevaux, mais des candidats «favoris, tocards ou outsiders». En d’autres termes, les résultats de la course à la députation seront serrés, estime un bookmaker des élections. J.E. HERRADI

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