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Politique

Législatives J-4
100 km avec Benabdallah

Par L'Economiste | Edition N°:2601 Le 03/09/2007 | Partager

. Trois sièges sont à pourvoir à Témara-Skhirat. Confrontation PPS-PJDQG de campagne, staff composé d’une vingtaine de militants, site web, casquettes et tee-shirts à son effigie, le candidat Nabil Benabdallah a mis le paquet. Tête de liste du Parti du progrès et du socialisme dans la circonscription de Témara-Skhirat, Benabdallah a également choisi le porte-à-porte pour mener campagne.La journée commence par un petit-déjeuner dans la maison individuelle. C’est le moment de faire le bilan de la veille, de voir ce qui reste encore à faire, et surtout de convenir du planning de la journée. Départ au QG installé dans la ville de Témara. Les militants attendent le candidat. Tenue décontractée (chemise à carreaux Burberrys et jean Gucci), Benabdallah arrive, fatigué, mais serein et déterminé. La journée s’annonce rude. Au programme: visite des bidonvilles de Témara. «Une tumeur qui ronge toute la ville de l’intérieur», dit-il. A qui la faute? «Le problème a commencé il y a quelques années déjà, bien avant que le Parti de la justice et du développement (PJD) ne prenne les commandes de la ville», reconnaît-il. Mais, «ils n’ont rien fait depuis 2003», ajoute-t-il. La sortie du ministre-candidat commence par une longue marche à pied à la rencontre des habitants. Ces derniers n’hésitent pas à profiter de l’occasion pour exposer leurs problèmes. A qui? Au ministre ou bien au candidat? Aux deux, dira un citoyen. «Le ministre n’a pas de baguette magique. Le candidat ne peut assurer que tout sera résolu en un minimum de temps», répond Benabdallah avec la promesse que la question sera soulevée devant les instances concernées.La marche continue entrecoupée par quelques arrêts. Pour répondre au téléphone (il en a trois), ou pour serrer la main à un épicier, un marchand ambulant ou à un chauffeur de taxi.Retour au QG vers 14 h. Le candidat n’a pas beaucoup de temps. Quelques tranches de pizza grignotées debout et l’on repart. Cette fois-ci en voiture, vers la commune de Sebbah. «Elle est importante pour nous, non en termes de voix, mais parce que nous avons décidé de combattre la corruption électorale qui y a toujours sévit», indique Benabdallah. «Les gens se présentent ici pour des intérêts personnels, ils cherchent plutôt la casquette du Parlement pour bénéficier de l’immunité», explique-t-il. Après plus d’une demi-heure de route, on arrive sur les lieux. Un meeting avec les femmes de la localité est programmé. Le candidat Benabdallah est accueilli avec les youyous. Il a du mal à calmer l’ardeur des femmes venues l’écouter et aussi exposer leurs problèmes. Il a du mal aussi à leur expliquer la différence entre un élu local et un député. Mais qu’à cela ne tienne, il continue à leur parler et à leur poser des questions sur leur localité, ses problèmes. «Notre principal problème, c’est l’eau et les fortes taxes que nous payons pour avoir une autorisation de construire ou un permis d’habiter», dira une jeune mère de famille. «Dans ce lotissement, les gens n’ont pas d’eau courante chez eux. Un problème que les élus locaux n’ont pas résolu. Pourtant, c’est un lotissement dont les lots ne devaient être livrés qu’après que toutes les structures aient été achevées», explique Benabdallah. Un journaliste suisse du «Temps de Genève» venu accompagner le ministre-candidat dans sa tournée, ne cache pas son étonnement devant l’accueil réservé à Benabdallah. «Il a beaucoup de charisme et de tempérament», dira-t-il. La tournée continue, à pied. Dans la rue, le candidat s’arrête chez chaque épicier, dans chaque téléboutique. Il fait même la causette à une femme qui propose à la vente quelques vêtements. Le marchand de poisson aussi a eu droit à quelques minutes. Une halte qui lui a fait plaisir. Il n’avait jamais vu un ministre d’aussi près. Il en était tout ému.


Périple pour un siège

Au total, le candidat a été sur le terrain à faire de la proximité pendant 12 heures. Il a accompli, en cette journée du jeudi 30 août, un périple d’une bonne centaine de kilomètres. C’est que la circonscription est vaste. Elle s’étend sur une superficie de plus de 1.100 km2. Le nombre d’électeurs s’élève à 182.315 pour une population de 393.256 personnes. Et ils sont nombreux à se bagarrer pour trois sièges. Mais la confrontation se déroule plutôt entre le PPS et le PJD. Bataille à suivre. Jamal Eddine HERRADI

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