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Politique

Législatives J-10
Salé: Plainte contre Sentissi

Par L'Economiste | Edition N°:2598 Le 29/08/2007 | Partager

. Des candidats lui reprochent l’utilisation des moyens de l’Etat . Le maire s’en défend . Il évoque un marché public commencé le 9 juillet dernierAprès Omar Bahraoui, maire de Rabat, c’est au tour d’un autre membre du Mouvement Populaire (MP) de connaître les affres d’une plainte en Justice. Driss Sentissi, candidat aux élections législatives dans la circonscription de Salé-Médina et maire de la même ville, fait l’objet d’une plainte déposée par ses concurrents aux élections législatives du 7 septembre. Les plaignants lui reprochent l’utilisation des moyens appartenant à la collectivité locale dans le cadre de la campagne électorale. La plainte (dont L’Economiste détient copie) a été déposée lundi 27 août chez le procureur du Roi près le TPI de Rabat par 4 candidats, Mounira Rahoui (Istiqlal), Amine Sbihi (PPS), Taoufiq Zniber (USFP) et El Ayachi Hartri (Taliaâ-CSU)). Le comité national pour la protection des deniers publics au Maroc s’est également joint à la requête. Le comité était représenté par Mohamed Tarek Sbaîi. «Les opérations de goudronnage qui n’ont commencé qu’à l’approche des élections sont entreprises dans plusieurs quartiers de la ville. Pire encore, ces travaux ne concernent étrangement que les rues de la circonscription de Salé-Médina dans laquelle, Sentissi est candidat», souligne un militant associatif. Contacté par L’Economiste, Sentissi explique que les opérations de goudronnage font partie d’un marché qui a démarré le 9 juillet dernier. «J’ai adressé un courrier à la préfecture et au procureur du Roi vendredi 24 août pour demander si je dois arrêter les travaux ou les poursuivre. La réponse fut claire: je n’ai pas le droit d’arrêter un marché public sauf en cas de force majeure», souligne le maire. De plus, ajoute-t-il, «les travaux ont été décidés par le conseil municipal qui comprend des élus du RNI, du PJD... Pourquoi suis-je le seul à être pointé du doigt, alors que ces travaux ont été décidés par le conseil municipal en entier?»A peine déposée, la plainte a été rapidement traitée par le procureur du Roi qui a entendu les plaignants jusqu’à une heure tardive, lundi 27 août. «Le procureur a enchaîné les auditions jusqu’à minuit. Il devait démarrer une visite des quartiers concernés par les travaux de goudronnage pour constater l’infraction», confie une source au TPI de Rabat. A l’heure où nous mettions sous presse, le maire de Salé n’avait pas encore reçu de convocation du ministère public. A signaler que cette plainte n’a pas encore débouché sur une action publique et encore moins sur une mise en examen. Le parquet jouissant bien entendu d’un pouvoir discrétionnaire lui permettant de juger de l’opportunité des plaintes et de leur donner (ou non) une suite.S’il est accusé, Sentissi risque de tomber sous le coup du code électoral. Son article 54 interdit «l’utilisation, sous quelque forme que ce soit, au profit de la campagne électorale d’un candidat, du matériel et des moyens appartenant à l’Etat, aux collectivités, locales ou aux établissements publics ou semi-publics, à l’exception des lieux de rassemblement mis à base égalitaire, à la disposition des candidats et des partis politiques par l’Etat et les Collectivités locales». L’article 84 du même texte punit d’un emprisonnement de six mois à un an et d’une amende de 5.000 à 10.000 dirhams, toute personne qui contrevient aux dispositions précitées.


Une campagne «électo-carcérale»!

. Le père d’un candidat usfpéiste accusé de mener campagne du fond de sa celluleDrôle d’histoire… électorale à Nador! Les deux plus vieilles formations politiques se livrent une bataille électorale acharnée sur fond de trafic de stupéfiant. Le candidat istiqlalien, Mohamed Taibi, accuse le père d’un candidat usfpéiste (Ouadiâ Tinmellali) de mener une campagne électorale pour le compte de son fils. Ce qui pose un énorme problème juridique si l’on sait que le père de Tinmellali est en… prison. Il a été condamné l’année dernière à 5 ans de réclusion pour trafic de drogue par la Cour d’appel de Salé. Mostapha Tinmellali est incarcéré à la maison d’arrêt de Berrechid. Selon une plainte déposée par Taibi et dont L’Economiste détient copie, «Tinmellali (père) mène une campagne au profit de son fils de l’intérieur de la prison où il est détenu». Taibi joint à la plainte plusieurs numéros de téléphones portables utilisés par Tinmellali du fond de sa cellule pour contacter quelques personnalités de la ville dans le but d’aider son fils. «Mostapha Tinmellali contacte quotidiennement et à plusieurs reprises le siège de sa société Sotragan (ndlr: spécialisée dans le concassage) qui lui sert de QG pour la campagne», ajoute le plaignant. A signaler que la plainte ne concerne le candidat usfpéiste que par ricochet, puisqu’elle a été déposée à l’encontre de son père. Contacté par L’Economiste, Ouadiâ Tinmellali indique que «l’affaire est au point mort». «Nous n’avons pas d’informations sur le sujet. Je n’ai pas été convoqué par le procureur jusqu’à maintenant», assure le candidat usfpéiste. Celui-ci a néanmoins adressé une correspondance au préfet de Nador. Il y réclame l’ouverture d’une enquête sur les allégations portées par son concurrent istiqlalien. Pour l’heure, aucune information ne circule sur l’état d’avancement de l’enquête. Mais tout porte à croire que le ministère public se contentera de veiller à l’application stricte du règlement carcéral pour empêcher Mostapha Tinmellali de mener campagne du fond de sa cellule.Naoufal BELGHAZI

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