×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Législatives 2007
USFP: Quels enseignements?

Par L'Economiste | Edition N°:2607 Le 11/09/2007 | Partager

. 37 sièges parlementaires contre 50 en 2002. Des têtes d’affiche repartent bredouilles. Le retour à l’opposition n’est pas excluLe désarroi du PS français serait-il contagieux? Tout porte à le croire. En tout cas, au Maroc, les socialistes sont ceux qui ont le plus pâti du scrutin du 7 septembre. Au lendemain de l’opération de vote, l’on parle d’un camouflet avec la perte de 12 sièges au Parlement. Un revers qui ne sera pas oublié de sitôt. Déçus du score, plusieurs militants appellent à la «refondation du parti». Des cadres n’excluent pas le retour à l’opposition. Selon eux, l’urne en a décidé ainsi, il faut respecter le choix des électeurs. Autrement, ce serait revenir par la petite porte. Ce qui a exacerbé la déception, c’est surtout le classement en tête du PI (allié stratégique de la Koutla), du PJD, du MP et du RNI. Une pilule difficile à avaler par le parti de la Rose. Taha Balafrej, de l’USFP, fait une autre analyse de la «déroute socialiste». Selon lui, la formation a surtout été victime d’un matraquage médiatique qui en a fait «le bouc-émissaire» du gouvernement sortant. Pourtant, renchérit Balafrej, tout le monde sait que la période de transition a été dirigée par l’USFP.En revanche, le cadre socialiste nuance: «il y a sûrement des problèmes internes qui ont eu des incidences sur le vote. D’où la déperdition des voix et d’une dizaine de sièges qui sont en fait revenus à des partis issus de la scission avec l’USFP». La question qui mérite de se poser aujourd’hui est justement celle du départ de certains membres de la formation?» s’interroge Taha Balafrej.Moralité: au boulot tout en cessant le dénigrement! Le parti, selon ce cadre, devra tirer des enseignements et se mettre au travail. En premier lieu, il va falloir faire un appel à l’union du camp de la gauche. Mieux, «regrouper, au-delà du cercle de la gauche, tous ceux qui veulent que le pays avance, et renforcer cette tendance». Le message est clair: Balafrej fait allusion au pacte scellé dans le cadre de la Koutla démocratique. «La Koutla a encore un rôle central à jouer, il y va de l’intérêt du pays», estime-t-on à l’USFP. En dépit des résultats qui sont en deçà des attentes, la sensibilité socialiste reste importante. Cinq ans auparavant, le parti socialiste se targuait d’être la première formation du pays avec 50 sièges au Parlement. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée. Plusieurs figures emblématiques n’ont pas eu les faveurs de l’urne. A leur tête, des ministres tels que Mohamed El Achâari, Nouzha Chekrouni. A ceux-là s’ajoutent des membres dirigeants comme le tonitruant Driss Lachgar (président du groupe parlementaire!) Abdelouahed Khaïrate ou des militants à l’instar de Mohamed Benabdelkader, Me Abdelkabir Tabih, Me Mohamed Karam, Omar Rharbaoui, Omar El Yazghi… Au lendemain du scrutin, les langues se délient au sein même de la formation. Il est rapporté que des altercations ont eu lieu la soirée même du vote entre cadres au siège flambant neuf de la formation socialiste. D’aucuns attribuent leur échec cuisant au manque de soutien du parti. «L’appareil n’a pas été aussi fort et ne nous a pas relayé sur le terrain», fustige, sous couvert de l’anonymat, un cadre qui n’a pas eu les faveurs des électeurs. Selon lui, la formation n’a pas su traduire les orientations du programme sur le terrain, encore moins capitaliser sur les réalisations accomplies. Un autre élu estime que c’est plutôt l’effort personnel et le recours à des canaux autres que ceux de l’USFP qui expliquent son succès. Il fait allusion à son ancrage territorial et sa proximité avec ses électeurs. D’autres vont plus loin et estiment que l’initiative d’ouverture enclenchée a porté préjudice à la formation et l’a vidée de sa substance. «L’initiative d’ouverture a permis de recruter à tour de bras des notables. Ce qui a battu en brèche les valeurs d’antan», commente un autre partisan. Certes, aux yeux des socialistes, des moyens peu orthodoxes ont été utilisés par des rivaux pour convaincre l’électorat massif, notamment dans l’arrière-pays, mais rien n’empêche l’USFP de reconsidérer son organisation, ses structures, son leadership et revoir la réalité en face.Loin du parti, beaucoup parlent d’un vote sanction. «Le Marocain n’est pas dupe. C’est simple, les socialistes n’ont pas tenu leurs promesses et ont changé de discours en 10 ans. Il ne faut pas s’attendre à des miracles». En même temps, le parti martèle: «Notre bilan est positif, mais les électeurs ont la mémoire courte et ne retiennent que ce qui n’a pas été réalisé». Pour ceux qui écartent la lecture du vote sanction, le parti a été plutôt victime de la forte abstention, considérée comme la principale rivale.Pour un jeune candidat perdant, au lieu de s’en prendre au parti, il faut se pencher sur le profil électoral. «C’est le milieu rural qui a sauvé le scrutin. Autrement, le fort taux d’abstention aura été plus inquiétant. Par ailleurs, ce sont majoritairement les analphabètes et les personnes âgées qui sont allés voter». Une cible qui ne correspond pas forcément au profil des sympathisants de l’USFP, invoque-t-on. Une chose est sûre, sauvé par l’Istiqlal et arrimé à la Koutla ou résigné dans l’opposition, le parti de la Rose est appelé aujourd’hui plus que jamais à se remettre en cause. Amin RBOUB

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc