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Législatives 2007
Plus d’une centaine de fraudeurs présumés

Par L'Economiste | Edition N°:2593 Le 22/08/2007 | Partager

. L’appareil judiciaire enquête sur quelque 140 plaintes . Campagne électorale prématurée: l’infraction la plus répandueL’accusation portée contre Omar Bahraoui pour fraude au code électoral n’est, manifestement, que l’arbre qui cache toute une forêt de violations. Au 15 août, (avant le début officiel de la campagne électorale), plus de 142 plaintes ont été déposées auprès des procureurs du Roi près les tribunaux du Royaume. Selon la commission centrale conjointe du ministère de l’Intérieur et de celui de la Justice, ces plaintes se répartissent en 6 catégories: la première et la plus importante concerne l’organisation de campagnes électorales prématurées. Celles-ci se présentent le plus souvent sous forme de contacts avec les électeurs en privé ou dans les manifestations de partis politiques. L’utilisation de l’argent pour l’achat des consciences et le comportement de certains agents et auxiliaires d’autorité suivent la première catégorie. Viennent ensuite l’utilisation des moyens de l’Etat et des collectivités locales et le comportement frauduleux de certains fonctionnaires de l’administration publique (collectivités locales notamment). Pour cette dernière catégorie, la commission a relevé 13 cas dans lesquels les fonctionnaires des collectivités locales faisaient la «promotion» de tel ou tel candidat pendant l’exercice de leur fonction. Le plus grand nombre de poursuites concerne Casablanca. La métropole enregistre 64 cas, contre 38 pour la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Marrakech et environs enregistrent 34 cas alors que la région Fès-Boulmane en a connu 27. Dans la région d’Oued Addahab-Lagouira aucune poursuite n’a été engagée. Par ailleurs, aucune information officielle ne circule concernant les partis politiques les plus visés par ces poursuites.Outre l’affaire Bahraoui, qui a été reportée sine die (cf. notre édition du jeudi 16 août.www.leconomiste.com), plusieurs poursuites ont été engagées à l’encontre de grands noms du monde politique. Pour ne citer que quelques exemples: Mohamed Ghoddan, avocat et tête de liste de l’USFP à Ouazzane et ex-secrétaire générale de la jeunesse Usfpéïste, qui a été entendu par les services de police, est poursuivi pour campagne électorale prématurée. Ghoddan avait organisé une rencontre avec plusieurs électeurs de sa circonscription dans le domicile de l’un de ses collaborateurs à Ouazzane. Une autre plainte pour campagne électorale prématurée a été enregistrée à Mohammédia à l’encontre de Mohamed Attouani, président du Conseil municipal de la même ville et candidat du Rassemblement national des indépendants (RNI) dans cette circonscription. Dans cette affaire, c’est l’épouse de Attouani qui a été entendue par les agents de police. Elle a été arrêtée en pleine campagne électorale pour son mari.A signaler enfin que toutes les plaintes ne donnent pas systématiquement lieu à des poursuites. A Oued Zem par exemple, le candidat Usfpéïste a organisé une rencontre avec les militants régionaux du parti et Habib El Malki, ministre de l’Education nationale. Malgré une plainte déposée pour campagne prématurée, le ministère public a conclu à une rencontre régionale du parti et n’a retenu aucune charge contre le candidat Usfpéïste.Naoufal BELGHAZI

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