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    Politique

    Législatives 2007
    Le PPS veut éviter «les erreurs de l’histoire»

    Par L'Economiste | Edition N°:2476 Le 02/03/2007 | Partager

    . Adapter la «machine de guerre» aux nouvelles donnes. Plus aucune alliance avec le PJD. Redynamisation de la Koutla Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) attend beaucoup des prochaines élections. Comme toutes les autres formations politiques, d’ailleurs. Avec une nuance tout de même. A la direction du parti, on estime que les prochaines législatives vont engager l’avenir de tout le pays. Certes, mais dans quel sens? «Ou bien le choix des citoyens fera en sorte que l’expérience engagée depuis 1997 soit renforcée, approfondie et qu’elle aille encore plus de l’avant. Ou bien, qu’à Dieu ne plaise, les citoyens choisiront une autre voie», dira Ismail Alaoui, secrétaire général du PPS. Une voie qui serait celle de l’aventure et qui remettrait en cause tous les acquis des Marocains, soulignera encore le premier responsable au PPS. On est donc conscient d’un fait: les urnes peuvent amener au pouvoir des gens «qui voudraient réviser le Code de la famille, restreindre les libertés et qui essayeraient de mettre en œuvre une conception totalitaire de la vie sociale, culturelle et peut-être aussi les autres aspects de toute la vie nationale». Allusion est ici directement faite au Parti de la justice et du développement (PJD). Pourtant, il y a quelque temps encore, on avait assisté à un rapprochement entre les deux formations politiques. Il avait été alors reproché au PPS d’avoir «pactisé avec le diable». Une union, contre-nature entre un parti de gauche et un parti conservateur, et qui était forcément vouée à l’échec. Ce fut le cas. Aujourd’hui, elle est considérée comme une «erreur de l’histoire». Mais qui a failli, quand même, faire beaucoup de dégâts au PPS. «Le PJD tenait deux discours diamétralement opposés et auxquels, au sein du PPS, nous n’avons rien pu comprendre: l’un prône la démocratie alors que l’autre verse dans le totalitarisme», indique Ismail Alaoui. . Jeunes et femmesLe parti, fondé par feu Ali Yata, est donc «déterminé à faire en sorte que ces élections n’aboutissent pas à des conclusions néfastes et que la marche vers le progrès, vers plus de prospérité et plus de démocratie continue». Tout autant que la marche vers une économie plus ouverte. Le PPS s’y prépare sérieusement et avec une grande frénésie. D’abord par la mobilisation de ses troupes et à travers les structures dont il dispose aux niveaux national, régional, provincial et local. Des actions sont menées dans l’objectif de mobiliser les jeunes et les femmes qui ont toujours été le parent pauvre de l’action politique. Ensuite, un comité de suivi a été mis en place et se réunit chaque semaine pour faire le point. Enfin, des visites à certaines régions sont organisées fréquemment, les contacts avec les réseaux locaux sont établis pour justement faire en sorte que ces «échéances soient abordées avec beaucoup d’optimisme et beaucoup de poids». Beaucoup d’optimisme, certes. Mais quel est le poids du PPS sur l’échiquier politique national? Lors des législatives de 2002, le parti n’a pas pu obtenir plus de 11 sièges. Soit à peine 3%. Heureusement que le Conseil constitutionnel a invalidé ce seuil. Un score qui vient loin derrière ceux réalisés par les «camarades» de la Koutla et partenaires au gouvernement. Loin aussi derrière les 42 sièges du PJD qui, pour une première participation, a cartonné remportant 13% des sièges. Tirant les conclusions qui s’imposent de cette «débâcle», dira un militant, le PPS a d’ores et déjà tracé sa feuille de route. Sait-on ce qu’on veut exactement? Oui, répond-on. D’abord un renforcement des alliances, principalement avec les alliés naturels et traditionnels de la Koutla (USFP et Istiqlal) et de manière générale avec l’ensemble de la gauche marocaine. Mais, les partis de la Koutla n’ont pas encore décidé s’ils allaient présenter des candidatures communes ou se présenter chacun sous ses propres couleurs. Cette dernière option n’exclut pas, toutefois, la possibilité de présenter, dans des circonscriptions déterminées, des candidats communs à l’ensemble de la Koutla ou à l’ensemble de la gauche. Et qui dit candidats communs, dira forcément programme électoral commun. Or, les expériences du passé ont montré les limites des alliances, du moins au niveau des urnes. . «Camarades» d’hierAu PPS, les commissions enchaînent les réunions. Les briefings sont quotidiens, souvent c’est par téléphone que les responsables viennent au rapport. Le secrétaire général, lui, arrive tôt à son bureau au siège du parti à Rabat. Tenue décontractée… et verre de thé à la menthe. Il en raffole, dit-on. Dans les conférences de rédaction des deux organes du parti (Al Bayane et Bayane Al Yaoum), on parle, on discute d’abord politique avant de passer aux faits du jour et aux contenus qui seront livrés aux lecteurs, en grande partie des militants du PPS. La «machine de guerre» du PPS est, certes, déjà rompue à la pratique de la politique. Mais, aujourd’hui, «il faut qu’elle soit mieux huilée, plus rôdée» pour qu’elle s’adapte à la nouvelle nature du terrain et aux nouvelles donnes du champ politique. «Le vote sanction» aux législatives de 2002 a fait réfléchir plus d’un au Bureau politique et à la direction du parti. Certains militants reprochent, en effet, à leur parti d’avoir «instauré des barrières entre la hiérarchie et la base». Le terme «camarade» n’aurait-il donc plus le même goût? Peut-être, dira un membre du Bureau politique. «En tout cas, il a été vidé de sa substance première et ne veut donc plus rien dire quand la hiérarchie prend ses distances avec la base», dira un autre militant mécontent. Ce dernier en veut à la direction d’avoir «cautionné des candidats qui n’étaient venus au PPS que dans des desseins électoraux». Il en veut pour preuve, les dernières condamnations d’élus du PPS pour «tentatives de corruption d’électeurs et d’achat de voix» lors des élections de septembre dernier pour le renouvellement du tiers sortant de la Chambre des conseillers. Au sein du parti, est-on conscient de tout cela? «Oui, et nous en avons tiré les enseignements et les conclusions qui s’imposent», avouera un membre du Bureau politique. Il n’en dira pas plus sur cette question préférant «aborder les grands défis à relever, notamment celui de ramener l’impact des effets du chômage, particulièrement parmi les jeunes, à son plus bas niveau». «Cela signifie que nous devons trouver d’autres voies que celles suivies actuellement et qui permettraient une plus grande participation des jeunes à la création des richesses nation ales», affirme Ismail Alaoui.


    Une organisation collégiale

    Sur le plan de l’organisation et du fonctionnement du parti, il y a les structures nationales dont la première est le Comité central. C’est l’organe de prise de décision dans le cadre des orientations édictées par le Congrès national, instance suprême du parti. Le Comité central trace le programme d’action et se charge de sa mise en œuvre sous la responsabilité du Bureau politique et selon un agenda déterminé.Au sein du Bureau politique, il y a une répartition des responsabilités entre les membres. Le travail est organisé sous forme de pôles (relations avec les partenaires, économie et finances…)A noter que le Parti du progrès et du socialisme (PPS) se considère l’héritier légitime -aussi bien pour l’organisation, l’idéologie que pour l’orientation politique- du Parti communiste marocain (PCM 1943-1968) et du Parti de la libération et du socialisme (PLS 1968-1969).


    Grands travaux

    Depuis longtemps, le PPS «a appelé à une politique de grands travaux populaires». On estime, dans ce parti, que ces travaux «permettront la mobilisation des capacités de travail physique et intellectuel spécialement auprès des jeunes et aussi la mobilisation des liquidités financières». On est convaincu au PPS que celles-ci «sont disponibles tout autant auprès des institutions bancaires que de l’épargne». Quels seraient donc ces fameux grands travaux populaires? Il y a, entre autres, la plantation à grandes échelles d’arbres, le désenclavement de nombreuses régions, des projets de grande irrigation, les retenues des barrages n’étant pas exploitées pleinement. Il faut aussi inscrire, parmi ces grands travaux, la mobilisation de ce que l’on appelle au PPS, «l’armée du savoir». D’abord pour liquider l’analphabétisme, et ensuite mettre sur pied un programme de promotion des connaissances parmi les citoyens et les citoyennes et qui s’étalerait sur 20 ans. Un projet qui n’est pas utopique, estime-t-on au PPS. Jamal Eddine HERRADI

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