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    Politique

    Législatives 2007
    Etat-coach: Le PI sort son cheval de Troie

    Par L'Economiste | Edition N°:2560 Le 02/07/2007 | Partager

    . Le partenariat public-privé dans la ligne de mire . Trois grands chantiers urbains de 120 milliards de DHLE parti de l’Istiqlal (PI) dégaine son arsenal numérique. L’un de ses membres, Ahmed Khalil Boucetta, marque le ton. «Le Pacte 1-3-5-7 est notre leitmotiv» électoral de 2007. Sa formule inaugure ainsi l’atelier, «grand chantier de la ville», dont il est le modérateur. Taoufik Hjira prend le relais, tout en gardant sa casquette de ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Il est aussi «l’annonceur émérite de notre feuille de route électorale», tient à préciser Boucetta. La tâche s’annonce rude. «J’ai 10 minutes pour vous mettre au parfum», déclare Hjira à l’assistance. Il entame son exposé en annonçant, à son tour, un chiffre. La rafale numérique s’intensifie. . L’Etat-développeur Le PI «s’engage à injecter 67 milliards de DH dans les grands chantiers urbains». Trois projets se profilent à l’horizon 2008-2012: cohésion urbaine, requalification urbaine et nouveaux pôles urbains. Le coût global de l’opération atteindrait, en principe, 120 milliards de DH. Où va-t-on puiser le reste du financement? L’Etat-coach, l’Etat-développeur… fait son entrée. «Les outils ne manquent pas: contrats Etat-région, mobilisation du foncier…», explique Taoufik Hjira. Prenons l’exemple du chantier de la cohésion sociale qui «vise pas moins de 3,5 millions de Marocains pauvres». Deux cibles en vue: favoriser l’habitat pour la classe moyenne et résorber l’habitat insalubre (700.000 ménages concernés). Le PI prévoit une enveloppe de 10 milliards de DH pour lutter contre l’insalubrité urbaine. Une grosse partie du budget (7 milliards de DH) sera réalisée sous forme de contrats-partenariat avec les collectivités locales. Avec 150.000 demandes en 5 ans, l’habitat pour la classe moyenne est aux premières loges. Là aussi, l’Etat-coach a son rôle à jouer. «Rationaliser la politique foncière, impliquer les partenaires (collectivités locales, promoteurs immobiliers, banques…), financement approprié (Fogarim)…», propose Hjira. Même démarche pour la requalification urbaine (30 milliards de DH). Les deux tiers seront financés par la TVA, le Fec, les collectivités locales… Le contribuable devra aussi sortir son porte-monnaie. Le 3e volet des chantiers urbains s’attaque aux «nouveaux espaces de croissance urbaine». Il va falloir dénicher 50.000 ha et 40 milliards de DH. Le PI table sur la création de 3 villes nouvelles et 21 pôles urbains. «Une valorisation des plans d’aménagement s’impose aussi. Les propriétaires devront contribuer à l’urbanisation. C’est ce qui fait défaut aujourd’hui», souligne le ministre de l’Habitat. Lorsqu’on parle de la politique des villes, on ne peut pas évacuer la question de la gouvernance locale. «C’est là que s’exerce la politique de façon pratique», observe le DG de la CDG, Mustapha Bakkoury. Il a été l’un des trois intervenants invités à se prononcer sur le programme du PI. Parmi eux, figure aussi le DG de l’Agence d’aménagement de la vallée de Bouregreg. Celui-ci s’est contenté de mettre l’accent sur le contrôle du secteur de l’habitat (qualité, transparences…). «Je n’ai pas grand-chose à dire puisque Hjira a tout dit», déclare, pour sa part, le PDG du groupe Addoha, Anas Sefrioui. Ce qui ne l’empêche pas de revenir sur l’article 19 de la loi de Finances relatif à la défiscalisation de l’habitat social. Le pouvoir des chiffres a fait son effet.Faiçal FAQUIHI

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