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    Politique

    Législatives 2007: Qui fait quoi

    Par L'Economiste | Edition N°:2476 Le 02/03/2007 | Partager

    Ismail Alaoui est considéré par les militants comme le «sage» du parti. Courtois et diplomate, il s’est imposé comme celui qui a su préserver le PPS contre les courants qui l’ont secoué (départ de Thami Khyari et consorts, affaire Lévy lors du 6e Congrès…). Rassembleur autour des idéaux du parti, il bénéficie de la confiance et de la sympathie de très nombreux militants. On lui reconnaît un esprit d’ouverture, une grande disponibilité et un sens de la répartie. Il a été élu secrétaire général du PPS lors du 6e Congrès en 2001 puis réélu lors du 7e en 2006. Il a également été membre de la Chambre des députés jusqu’en 2002. Il détenait aussi le portefeuille de l’Education nationale dans le premier gouvernement d’alternance présidé par Abderrahman El Youssoufi (1998-2000). Il a été ensuite ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Eaux et Forêts dans le gouvernement d’alternance II (2000-2002).■ Nabil Benabdallah, actuel ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, est en charge de la communication du parti depuis 1995. Il avait été à l’origine du projet de modernisation des organes de presse du parti (Al Bayane et Bayane Al Yaoum) dont il a assuré la direction d’octobre 1997 à septembre 2000. Les deux journaux n’ont pas pu décoller, faute de moyens suffisants. En réalité, il a été reproché à Benabdallah d’avoir permis «un glissement» vers une approche plus économique de la gestion. Or, lui, il voulait que les deux organes soient rentables, qu’ils s’autofinancent. En fait, il s’était heurté aux «faucons» du Bureau politique qui continuent à penser que la «presse partisane ne doit avoir qu’un seul souci: véhiculer et dispenser l’idéologie du parti». Y réussit-elle? A savoir… Il est membre du Bureau politique, instance suprême du PPS, depuis juillet 1995. Il siège également au Conseil de la ville de Rabat et au Conseil d’arrondissement d’Agdal-Riad depuis septembre 2003. ■ Mohamed Soual est chargé, lui, de gérer l’aspect financier sous la base d’une vision, d’un programme. Une responsabilité individuelle qui inclut aussi une autre collective. Economiste de formation, on dit de lui qu’il est le théoricien patenté pour tout projet du parti ayant trait à la chose économique. Faisant, lui aussi, partie du groupe des faucons au sein du Bureau politique, il n’en demeure pas moins ouvert au dialogue. Militant de la première heure, il a été l’un des initiateurs du recadrement opéré dans le parti après le décès de son fondateur, Ali Yata. Mohammed Soual est directeur du pôle Dépôts et Consignations du groupe CDG et membre de son comité de direction générale. Il est aussi membre du Conseil consultatif des droits de l’homme et de la commission de lutte contre la corruption de la CGEM ainsi que du Conseil national de Transparency Maroc.■ Saïd Saâdi s’occupe du volet économique. Universitaire, il a déjà été ministre. Il a été en charge d’un projet d’intégration et d’émancipation de la femme. C’est le fameux plan qui avait d’ailleurs fini par porter son nom. Le projet s’était heurté à une opposition farouche de la mouvance islamiste. Il est également membre du Conseil de la ville de Casablanca. On dit de lui qu’il est un militant modéré et on lui reconnaît un sens de la diplomatie. Il représente souvent le parti dans des manifestations internationales. Il siège au Conseil de la ville de Casablanca depuis 2003. ■ Abdelouahed Souhail est un banquier de formation. Il a fait sa carrière à la BMCE avant de présider aux destinées du CIH (1998-2001). Au niveau du PPS, il est l’un des théoriciens de la politique économique et financière telle qu’énoncée dans le programme du parti… Il y est également chargé du rapport avec le monde des idées et des affaires et de la création de la fondation Ali Yata. Militant politique, entré en 1963 au Parti communiste marocain (PCM), il est membre du Bureau politique du PPS depuis 1975. Il a été en charge des questions économiques et de la rédaction de plusieurs documents de synthèses. Il a été président de la commission politique des 5e et 6e Congrès du parti. Souhail est aussi membre du Conseil de la ville de Casablanca depuis 2003.■ Aïcha El Karch s’occupe du secteur des femmes. Avocate au barreau de Casablanca, elle est membre au Bureau politique et du Comité central du PPS. En outre, elle est coordinatrice au Conseil national de l’égalité et au Conseil des femmes au sein du même parti.■ Ahmed Zaki s’occupe pour sa part des organes de presse du parti (Al Bayane en langue française et Bayane Al Yaoum en langue arabe). Il a pris la relève de Nabil Benabdallah dès septembre 2000. Mission: corriger les dérapages et redresser la barre des ventes des deux quotidiens. Difficile. Il est, lui aussi, catalogué comme étant l’un des faucons du Bureau politique. Il dirige également l’imprimerie du parti. Pharmacien de métier, il s’était très tôt engagé dans la vie politique et le militantisme de manière générale. ■ Saïd Fekkak est secrétaire général de la Jeunesse Socialiste. La direction du parti compte beaucoup sur lui pour dynamiser le militantisme de ses jeunes adhérents. C’est d’ailleurs au sein de la jeunesse que le parti veut ratisser large. On table sur le «recrutement» de 60.000 jeunes d’ici fin avril. Fekkak devra jouer un rôle de premier ordre dans cette opération. Attaché de presse au sein du Groupe parlementaire du PPS à la Chambre des représentants (de janvier 1994 à janvier 1998), il a ensuite occupé le poste d’attaché administratif, chef de service et conseiller du groupe de l’Alliance socialiste à la même chambre. ■ Nouzha Skalli est l’une des premières femmes marocaines à siéger à la Chambre des députés. Déterminée, on dit dans son entourage qu’elle a «une grande capacité à dépasser les obstacles pour ne jamais s’arrêter en cours de chemin particulièrement pour les bonnes causes». Elle trouve aujourd’hui que «la politique est dans un état triste et qu’il faut provoquer un sursaut et une mobilisation pour une mise à niveau du champ politique marocain». Pharmacienne diplômée de l’Université de Montpellier en 1974, Skalli est membre du Bureau politique du PPS et députée à la Chambre des représentants depuis 2002. Elle a aussi été chef du Groupe parlementaire de l’Alliance Socialiste en 2003-2004. Elle est vice-présidente de la commission des secteurs sociaux à la même chambre.


    Ne plus dépendre de l’agriculture

    Le PPS a instauré une sorte de cellule de réflexion sur les différents secteurs économiques et sur les moyens de les développer. Dans ce cadre, on est convaincu au PPS que le Maroc «n’est pas un pays à vocation agricole, même si c’est un pays d’agriculteurs, de ruraux». «Pendant 40 ans, nous n’avons pas misé sur la richesse fondamentale, c’est-à-dire les hommes que nous avons laissés un peu à la dérive», dira Ismail Alaoui. Il estime, en outre, qu’avec plus de 40% de populations encore analphabètes, le Royaume est en train de payer ce retard accumulé au fil des décennies. Comment donc le rattraper? «Si nous avions des ressources humaines suffisamment formées et préparées à s’adapter au monde moderne, nous n’en serions pas là et nous pourrons apporter la preuve, qu’en dehors de l’agriculture, il y a des créneaux très porteurs pour développer notre économie», souligne-t-on. Il y a quelques créneaux au niveau de l’agriculture qui permettent à l’agriculture marocaine d’être au top niveau, estime l’ancien ministre de l’Agriculture. On pense ainsi à une agriculture irriguée et bien avancée. Irrigation localisée, au goutte-à-goutte, parce que le Maroc se trouve dans une zone aride et il va falloir faire comme font d’autres états qui insistent sur une agriculture à haute valeur ajoutée. Il est temps aussi, dit-on au PPS, de constater que l’agriculture traditionnelle, notamment la céréaliculture, est condamnée à terme. Cela signifie qu’à terme, il va falloir que la grande majorité de la population rurale se reconvertisse pour pouvoir justement assurer sa pérennité en tant que population. Il y a donc une véritable révolution qu’il va falloir mener dans le monde rural, préconise-t-on au PPS. C’est le défi énorme qu’il faut relever, non seulement au cours de la prochaine législature, mais aussi pour toutes les autres qui vont suivre dans les 20 prochaines années. Les réformes dans le secteur agricole doivent, d’abord, être formulées de manière claire, ce qui n’est pas toujours le cas, pense-t-on. Après, elles doivent être mises en œuvre. «Il faut reconnaître que c’est là le résultat du fameux Programme d’ajustement structurel (PAS) imposé au Maroc par les instances financières internationales. «Nous sommes en train de payer les choix qui ont été faits à la fin des années 80 et qui l’ont été au détriment de tout le côté social», affirme Ismail Alaoui.


    Les finances du parti

    Le PPS ne dispose pas de fonds propres et compte, en premier, pour le financement de ses activités sur la subvention de l’Etat. Elle s’est élevée, l’année dernière, à 320.000 DH. Une somme jugée «ridicule» par la direction du parti. Pour l’année en cours et avec la promulgation de la nouvelle loi sur les partis, cette subvention pourrait atteindre deux millions de DH. En second lieu, il y a les cotisations des membres dont les élus, les ministres, les hauts fonctionnaires. Mais là aussi, la somme reste dérisoire: 250.000 DH par an. Quant aux autres adhérents, évalués à près de 40.000 (le PPS espère en compter 100.000 d’ici l’été prochain), «ils n’apportent pas beaucoup aux caisses du parti». Les cotisations se montent à 1.000 DH pour une petite section et à 4.000 DH pour une grande. «Mais cela ne permet même pas de gérer le quotidien d’une section locale», indique Ahmed Zaki, directeur des quotidiens et de l’imprimerie du parti. Le budget qu’il faut pour que le parti «tourne bien» est estimé à quatre millions de DH.A noter que le PPS espère recevoir une dizaine de millions de DH dans le cadre du financement de la campagne électorale. «C’est le minimum qu’il faut pour permettre au parti de mener comme il se doit sa campagne électorale», estime Ahmed Zaki.Le PPS dispose également de sa propre imprimerie qui a été «cédée au parti à l’amiable» par les héritiers de feu Ali Yata, fondateur du PPS.Jamal Eddine HERRADI

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