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L'Economiste à Casablanca
ZI: Des milliards de DH de chiffre d'affaires et pas d'infrastructures

Par L'Economiste | Edition N°:1524 Le 23/05/2003 | Partager

. A Sidi Bernoussi, les grandes unités industrielles côtoient des bidonvilles. La circulation devient impossible aux heures de pointe, tellement l'état des routes est défectueux«On a honte d'inviter nos clients à visiter la ZI«. Mohamed Sajid, président de l'association Izdihar, qui regroupe les opérateurs économiques de la ZI de Sidi Bernoussi, ne mâche pas ses mots. En effet, la plus grande ZI du pays est loin de donner l'image d'une zone prospère dans laquelle évoluent près de 500 unités industrielles. Une telle zone pourrait être considérée comme un pôle de tourisme d'affaires, la ZI est fréquemment visitée par des milliers d'opérateurs: fournisseurs, clients, contacts… L'intervention de Sajid, lors de la table ronde, a permis de porter haut la voix des industriels de la zone. «Est-il possible que les plus grandes entreprises industrielles soient implantées dans un site où les routes sont délabrées?«, s'interroge l'intervenant. Bien plus, «c'est dans un contexte moyenâgeux et paradoxal qu'évoluent les entreprises. Carrosses par-ci, bidonvilles avoisinants par-là, pistes que seul un 4x4 pourrait emprunter«, ajoute-t-il. Des passages à niveaux d'un autre âge, zones inaccessibles au moindre caprice pluviométrique, sans compter l'enclavement de la zone délimitée par la mer et les chemins de fer... L'infrastructure laisse sérieusement à désirer et pose des problèmes d'accessibilité et de communication. Selon des industriels, le chiffre d'affaires cumulé des unités pourrait dépasser 25 milliards de DH. Paradoxe d'autant plus profond qu'aujourd'hui, beaucoup de ces entreprises sont en cours de certification. Parler de mise à niveau alors que l'environnement est loin de l'être est une aberration au sens de l'industriel. «Jusqu'où peut-on tolérer de travailler dans un environnement pareil? Il est grand temps qu'il y ait une prise de conscience de l'importance de cette ZI, non pas en tant que contribuable, mais en tant qu'acteur«, poursuit Sajid. Car le développement de la ville est l'affaire de tous. Ce sursaut de conscience est nécessaire. C'est dire la taille de l'effort à fournir par les industriels, les communes et les ministères concernés (ministère de l'Industrie et celui de l'Habitat). Et ce n'est pas l'association Izdihar qui attendra les autres. Cette association est allée jusqu'à être médiatrice entre l'ONCF et la commune de Sidi Bernoussi pour la construction d'un passage à niveau digne de ce nom. Autre exemple de partenariat efficient, celui de la Lydec avec l'association en 1998 pour l'assainissement du quartier Fuessenta (cf. www.leconomiste.com). Autre contraste criant: les bidonvilles qui jouxtent les unités industrielles. Pour ce problème social, une convention entre le ministère de l'Habitat et l'association permet de lancer les opérations de déménagement des ménages vers les terrains domaniaux mis à disposition. L'association Izdihar finance à hauteur d'un tiers le projet. Le programme de relogement concerne plus de 100 familles. Encore une fois, Sajid en appelle à l'implication de tous. Et ce n'est pas qu'une simple question de bonne volonté au vu des enjeux de la zone. Ce n'est qu'avec une stratégie de coordination implacable que la mise à niveau de la ZI pourra se concrétiser. Les autorités compétentes auront à brandir l'étendard de la communication et de la collaboration avec les opérateurs et les créateurs de richesse. L'environnement général de l'entreprise concerne tous les acteurs. «D'ailleurs, la contribution ne se mesure pas qu'aux impôts payés«, explique l'intervenant pour ceux qui pensent qu'il suffit de payer ses impôts pour faire avancer les choses. Pour clore son intervention, Mohamed Sajid rappelle que ce n'est que dans une démarche participative que la mise à niveau de la ZI pourra réussir. Naoufal BELGHAZI


bRéactions de la salle

. Pour la prise d'initiativesConcernant le financement des communes et la répartition des recettes, Abdelkrim Abou El Azz incite les parties concernées à prendre l'initiative et à soumettre des projets de réforme. «Vous pouvez proposer au ministère des Finances de prévoir des recettes proportionnelles aux types de quartiers: industriels, résidentiels… Faut-il attendre que ça vienne du pouvoir? il faut prendre un chemin pour sortir de ce marasme«, explique-t-il. Budgétisation des communes«Peut-on considérer que l'état dégradé des communes est en relation avec le budget alloué à chacune?« Pour Benjelloun du LPEE, les performances des communes dépendent de leur budget. Confirmation de Ouadie Benabdellah, qui ne cache pas le retard enregistré dans plusieurs projets. «Au niveau de la Commune d'Anfa, on n'arrive pas à couvrir la totalité des chaussées dégradées«, avoue-t-il. Car «le fonctionnement des procédures n'est pas adapté«. Mais encore une fois, rien n'est fait sans la participation de tous. «Pour la gestion de la commune d'Anfa, pendant trois ans, on a essayé de faire participer tout le monde«. D'ailleurs, le réaménagement de la corniche en est le parfait exemple: tout le monde s'est impliqué. Le lobbying exercé a donné ses fruits pour notamment sponsoriser les espaces verts par des entreprises comme Coca-Cola, la Lydec… Aussi, le délogement des bidonvilles s'est fait avec la participation des promoteurs. La mobilisation est le maître mot de la réussite d'un projet. «Je rappelle que 20% des bidonvillois logent à la commune d'Anfa, c'est une commune dortoir«, indique Benabdellah. La ville n'est pas que l'affaire des élus. Jusqu'à présent, les élus ont toujours été ignorés par les opérateurs économiques. «Alors que dans d'autres pays, les entreprises sont partenaires dans toutes les actions de la ville pour les aider et les appuyer. La classe économique néglige ses élus, nous nous ignorons«. . Gadgets administratifs«Tout le monde sait que les opérateurs souffrent de la multiplicité des intervenants de l'administration. Il y a certes une réconciliation du Casablancais avec sa ville, mais malheureusement, il existe encore des gadgets administratifs qui n'ont aucune utilité«, fait remarquer l'universitaire. Selon lui, il faut revoir le découpage administratif de Casablanca et actualiser les données démographiques pour que les élections soient représentatives. • Ce que pense vraiment le touriste étrangerChikhaoui a tenu à exprimer la perception des étrangers de Casablanca. «Les étrangers qui viennent visiter Casablanca sont choqués par deux choses: le manque aberrant de propreté et le non-respect de la circulation routière«, assure-t-il. Et la faute incombe bien évidemment à tout le monde.

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