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Dossiers

L'Economiste à Casablanca
Sidi Bernoussi: Les maux d'une zone industrielle

Par L'Economiste | Edition N°:1524 Le 23/05/2003 | Partager

. Pourtant, cette zone génère près de 100 milliards de centimes de patente . Mais seuls 5 milliards vont à la Commune de Sidi Bernoussi Criblée de maux, la zone industrielle de Sidi Bernoussi génère une activité industrielle des plus importantes du pays. Ahmed Ammouri, président de la Commune de Sidi Bernoussi, ne cache pas les conditions alarmantes dans lesquelles évoluent des unités industrielles dans cette plus grande ZI du Maroc. “Initialement, le quartier industriel se limitait à Roches Noires et Aïn Sebaâ. Le développement important de l'activité industrielle a entraîné une saturation de ces zones. Les seuls terrains les plus proches étaient ceux de Sidi Bernoussi, encore agricole. Du coup, une ZI s'est constituée de fait, sans étude, sans planification”, explique Ahmed Ammouri. Selon lui, ce sont les implantations archaïques et des actions ponctuelles sans vision globale qui font que la ZI est aujourd'hui dans un état de délabrement. Les industriels fondent leur espoir sur un projet de convention élaboré il y a déjà deux années. Cette convention devrait être signée incessamment (entre l'association des industriels, la Commune…) et prévoit de nombreux chantiers pour mettre à niveau la ZI de Sidi Bernoussi. Elle est élaborée sous l'égide du Fonds Hassan II. Si ce projet est validé, le fonds participera à hauteur de 15 millions de DH. Mais, “si les choses demeurent ce qu'elles sont, il n'y aura plus d'industriels dans la zone dans moins de 10 ans. La situation actuelle est lamentable. C'est une véritable honte pour le Maroc!” s'indigne l'intervenant. La ZI de Sidi Bernoussi abrite environ 500 unités industrielles des plus importantes du pays. Il faut que tout le monde participe à la renaissance de la zone. Dans le cadre de ladite convention, la Commune urbaine de Sidi Bernoussi prévoit de verser 21 millions de DH pour réaliser l'artère la plus importante de la zone: la voie SB 16. Les travaux sont en cours de réalisation. “C'est une voie qui va désenclaver le quartier industriel d'autant plus qu'elle relie la zone directement aux autres régions du Maroc du fait de son embranchement avec l'autoroute”, ajoute l'élu. Côté financement, le quartier industriel de Sidi Bernoussi génère certes beaucoup d'impôts. Mais les recettes de la collecte de la patente ne lui profitent pas entièrement. La Commune urbaine de Sidi Bernoussi n'en reçoit qu'un infime montant, le reste étant redistribué à d'autres communes (Hay Hassani et Aïn Chock). “Ce qui est illogique”, souligne Ahmed Ammouri. Et pour cause, “la patente générée par notre ZI s'élève à 100 milliards de centimes alors que nous n'en percevons que 5 milliards de centimes”. Comment refaire alors l'infrastructure avec si peu de moyens. D'autant plus que “Sidi Bernoussi, c'est 200.000 habitants avec beaucoup de besoins”, renchérit-il. En gardant la totalité des recettes de la patente générées par la ZI, bien des choses seraient réalisées… “Pour l'heure, nous pouvons être fier des jardins que nous avons aménagés; par ailleurs, un théâtre de 760 places et 3 salles couvertes omnisports animeront la commune dans les mois à venir”, ajoute encore Ammouri. Mais il y a évidemment encore beaucoup à faire, surtout pour résorber le problème des bidonvilles”, conclut-il.Mouna KADIRI


Réactions de la salle

. Nos communes ne sont pas richesMohamed Kemmou, ancien président communal de Hay Hassani, n'a pas mâché ses mots pour décrire une réalité pas toujours florissante. “Dans l'état actuel des choses, il serait illusoire de prétendre responsabiliser uniquement les élus locaux. D'autant plus que l'idée véhiculée jusqu'à présent, selon laquelle les collectivités locales marocaines génèrent beaucoup de bénéfices, est fausse”. Bien au contraire, c'est l'inverse que l'on constate. “Juste pour comparaison, la commune de Genève (250.000 habitants) dégage près de 1 milliard d'euros d'excédent. De plus, les comptes des communes devraient être publiés à l'instar de ce qui se passe pour les organismes privés. Une fois cette transparence rétablie, on pourra songer à donner aux communes les moyens pour faire face aux difficultés qu'elles rencontrent. Pour lui, Casablanca à elle seule nécessite un cadre fiscal “personnalisé” par rapport à ses contraintes. “Si Casablanca reste comme ça, dans 10 ans, il n'y aura plus que des pistes”, insiste-t-il.. Responsabiliser les communes“Il est tout à fait inadmissible que les industriels se substituent aux communes dans la remise à niveau des infrastructures. C'est un travail qui incombe à la commune et à son conseil. Sinon, pourquoi paye-t-on des impôts?” questionne Mohamed El Harek à l'encontre de l'association Izdihar.Pour lui, il est nécessaire de faire la part des choses, pour ne pas risquer un enchevêtrement des rôles des différents opérateurs. Ce à quoi Sajid réplique “que le rôle des associations d'industriels n'est pas de se substituer à la commune mais de faire la médiation entre les différents intervenants dans le processus de développement.” La séparation des entités doit céder la place à une collaboration de ces entités.. La solution dans la nouvelle organisationRachid Oussara, journaliste, s'interroge sur le devenir de Casablanca dans le cadre du projet de la nouvelle charte communale. “Pourrez-vous dépasser tous ces problèmes? Quel est le rôle du conseiller communal?” Mohamed Mohib rappelle à ce propos qu'aujourd'hui, ce sont près de 250 milliards de centimes qui entrent dans les caisses de Casablanca. “Seulement, ils sont répartis sur chaque commune, du coup, ce ne sont que des petits projets qui peuvent être réalisés au niveau de chacune d'entre elles. Mais avec la nouvelle organisation et la centralisation du budget de la ville, de grands projets pourront être réalisés”. En effet, conformément aux nouvelles dispositions, la décision sera unique, le budget ressources humaines, unique… “Cela ne peut donner que des résultats positifs. On est optimiste, nous pourrons dépasser des problèmes qui durent depuis plus de 20 ans”.

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