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L'Economiste à Casablanca
Seuls 17% des projets prévus sur 10 ans ont été effectivement réalisés

Par L'Economiste | Edition N°:1524 Le 23/05/2003 | Partager

. C'est la multiplicité des intervenants qui bloque les grands projets de la ville . Des astuces pour contourner le plan d'aménagement “Il est anormal que la gestion de Casablanca soit répartie entre plusieurs autorités. La région, la wilaya, les neuf préfectures, la communauté urbaine, les 27 communes urbaines, les 6 communes rurales, tous participent à la gouvernance de la ville sans coordination ni principe fédérateur”. C'est le constat de Mohamed Mohib, président de la Commune Mers Sultan, lors de son intervention à la table ronde organisée, le 8 mai par L'Economiste. Pour Mohib, c'est l'inflation des intervenants qui entraîne de médiocres résultats. D'ailleurs, la majorité des projets prévus par les documents d'urbanisme sont tombés à l'eau. Mise à part la seule réalisation en cours (l'Avenue Royale), les autres projets sont restés lettre morte (Palais des congrès, nouvelle corniche, centre d'affaires…). Une dizaine d'années après l'adoption du plan d'aménagement, le bilan est mitigé. Sur 1.500 projets programmés (écoles, hôpitaux, centres culturels…), seuls 250 (17%) ont pu être réalisés. Bien plus, sur 30 zones industrielles prévues, et après dix ans, seules deux ont pu voir le jour et dans des conditions lamentables, poursuit Mohib. Les documents d'urbanisme prévoient aussi des projets environnementaux comme c'est le cas pour la ceinture verte de 1.800 hectares, un espace vert de 100 hectares (don royal), une centrale pour traitement des eaux usées (600.000 m3), projet pour traitement des déchets solides… Aucun de ces projets n'a été concrétisé. “Il est facile d'expliquer ces blocages par le manque de terrains ou de financement. Mais les vraies raisons sont à chercher du côté de la gestion et au niveau des textes juridiques”, commente Mohib.Souvent, c'est l'interprétation des textes qui complique la tâche. “Le fonctionnaire communal cherche toujours à privilégier l'administration sans se soucier des intérêts de l'investisseur”, explique le président de la Commune Mers Sultan. Ce sont des traits intrinsèques à la mauvaise gouvernance de la ville. A ceci s'ajoute l'absence de communication entre les élus et les hommes d'affaires. Résultat: des dispositions juridiques figées qui n'ont aucune emprise sur la réalité et qui continuent à réglementer… plutôt à bloquer. L'exemple éloquent en est “le plan d'aménagement urbain qui a programmé des centaines de projets sur des terrains privés sans que les pouvoirs publics ne disposent des moyens pour les réaliser”. D'un autre côté, “l'élu est dissuadé par les moyens et le particulier immobilisé par les textes”, explique Mohib. Ce qui fait que des projets finissent dans les oubliettes. Les solutions ne relèvent cependant pas du domaine de l'impossible. “Tous ces problèmes s'estompent grâce au dialogue et à la consultation”, rassure Mohib. “Ce qu'on n'a pas pu obtenir pendant 18 ans, on l'a eu en 10 minutes autour d'une table”, raconte l'élu. Et de citer l'exemple des négociations menées par la commune Mers Sultan avec la Régie des Tabacs. Celle-ci a fait acte de donation de près d'un hectare à la collectivité. En contrepartie, la société pourra vendre ses autres propriétés à une valeur supplémentaire, les terrains pouvant abriter des immeubles de 5 à 7 étages au lieu de 3 prévus par le plan d'aménagement. Un accord a déjà été trouvé dans ce sens. Le handicap des textes étant contourné, la commune réaliserait les équipements (écoles, centres socioéconomiques…) dont elle a besoin. Grâce au dialogue, la Régie des Tabacs a quitté la commune pour des raisons aussi d'environnement. “De la même façon, on avait réaménagé la place connue aujourd'hui sous le nom de résidence Ben Omar. Après avoir été occupée par une usine et des baraques, elle est devenue actuellement un centre résidentiel et commercial. La deuxième partie du projet (parking) n'a pu être réalisée “parce que je n'ai pas réussi à convaincre le Conseil de la commune du Maârif en 1983”, confie Mohib, alors qu'il était président de cette commune. Et pour cause, “les conseillers se méfiaient des opérateurs privés”, ajoute-t-il. Il conclut à l'importance de la communication entre l'administration et les opérateurs économiques. Chacun y trouve son compte. “La commune doit cesser d'être interventionniste pour devenir facilitatrice”, affirme-t-il.


Des ZI au vrai sens du terme

Pour Mohib, les élus et les opérateurs économiques doivent coordonner leurs actions afin d'éviter les incohérences, surtout au sujet de la création des ZI. Pour réaliser des zones industrielles au vrai sens du terme, une stratégie d'action est indispensable. “Il faut savoir ce que sera la zone industrielle et éviter d'en créer sans connaître les besoins de leurs futurs occupants”, soutient Mohib. L'un des rôles des élus locaux est de tenir compte des préoccupations des opérateurs économiques. . Comment avoir des électeurs motivésLes élus nationaux doivent coopérer avec les opérateurs économiques. En tant que parlementaire, Mohib appelle à une plus grande flexibilité des systèmes juridiques réglementant l'activité économique (finances, comptabilité, fiscalité…). Pour lui, les opérateurs économiques doivent aussi exercer un lobby économique et faire pression sur les élus constamment. De cette façon, la coopération s'installera entre les deux parties. Toutes les réformes sont à portée de main si tout le monde s'implique. C'est d'une volonté collective qu'il s'agit. “Et le premier pas commence par la participation à la vie politique, sinon comme candidat, du moins en faisant bon usage de sa voix”, indique Mohib. Ali JAFRY


Réactions de la salle

. Multitude d'intervenants“La multitude d'intervenants dans le processus de modernisation de l'économie marocaine (conseils communaux, préfectoraux, industriels, administrations...) enraye la procédure et porte un coup à la célérité nécessaire dans le monde des affaires”, explique Mansour Ihab. A cela, Brahim Rachidi répond que le Conseil de ville, qui verra bientôt le jour, offrira une unicité dans la prise de décision, ce qui accélérera la procédure.

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