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L'Economiste à Casablanca
Comment créer de nouveaux pôles touristiques

Par L'Economiste | Edition N°:1524 Le 23/05/2003 | Partager

. La charte communale devrait faciliter l'adoption d'une vision d'ensemble. Casablanca pourrait devenir un pôle de tourisme d'affaires et de transit. Mais encore faut-il la doter d'un Palais des congrèsPlus qu'un témoignage, Ouadie Benabdellah, président de la Commune d'Anfa, a dévoilé toute une vision pour la ville, lors de cette table ronde organisée par L'Economiste le 8 mai. Se basant sur son expérience communale, cet architecte a mis en exergue l'impératif de l'implication de tous. “Car le Maroc de demain, c'est le développement d'une cohérence entre les régions, donc d'une vision régionale adaptée”. Aujourd'hui, l'organisation communale entrave la mise en place d'une vision claire et globale. Et pour cause: le périmètre urbain de Casablanca est composé de 27 communes, toutes gérées de façon quasi autonome. Chacune dispose de ses propres services. C'est sans compter une gestion communale déséquilibrée inhérente à des budgets tout aussi déséquilibrés. “A titre d'exemple, la Commune de Sidi Belyout génère un excédent budgétaire de 50 millions de dirhams et celle de Moulay Youssef à côté ne réalise que 150 DH d'excédent…! Ce sont pourtant deux communes limitrophes”, explique Benabdellah. Ce dernier déplore également le manque de projets d'ensemble pour la ville, depuis le découpage décidé en 1976. Le rôle de la commune urbaine est lui aussi biaisé, puisque ses prérogatives ne concernent que la gestion des équipements communs aux 27 communes. Certes, en superposition, il y a le conseil régional, qui, en tant qu'interlocuteur des opérateurs, occupe une place stratégique. “Mais les conseils régionaux n'ont pas encore atteint leur vitesse de croisière”, poursuit Benabdellah. Tous les espoirs sont donc placés dans les nouveaux textes. Ils prévoient, en effet, un conseil de la ville où tous les budgets seront concentrés, avec un découpage de 16 arrondissements au lieu de 27 communes. Les services, les équipements, les ressources humaines et financières seront regroupés au niveau du Conseil de la ville et redistribués avec une vision stratégique à moyen et long termes. Cette approche de la ville devrait permettre d'asseoir un véritable plan de développement local. “Nous attendons beaucoup de ce nouveau mode de fonctionnement”, souligne l'intervenant. Par ailleurs, Casablanca doit dorénavant être considérée comme une ville touristique. C'est une ville en pleine mutation qui doit s'aligner sur les grandes capitales, et tenue de suivre le mouvement. Casablanca occupe actuellement le 3e rang national en termes de nombre de nuitées et capacité, avec près de 4.500 chambres. Nombreux sont les hôtels en construction ou réaménagement. Le Dorint Palace est en cours de réalisation, le Marhaba en réaménagement, le Méridien ainsi que 2 autres hôtels sont en construction au quartier Palmiers. La Marina à Dar Bouazza prévoit trois hôtels de 5, 4 et 3 étoiles. “Pendant des années, il n'y a pas eu de tels projets hôteliers. Auparavant, les hôtels étaient construits au gré des dispositions foncières. Maintenant, il y a une vision”, poursuit l'intervenant. Il semblerait en effet que la ville ait intégré la politique touristique. Le Conseil régional du tourisme a élaboré un contrat-programme qui tient compte de la stratégie touristique de Casablanca. Déjà, le pôle de Nouaceur est considéré comme une zone touristique de transit, sachant que Casablanca représente une rotule de transit entre l'Afrique et l'Europe. La zone délimitée par la Mosquée Hassan II et la pointe d'El Hank, d'une superficie de 46 hectares, est programmée pour devenir une zone touristique. A ce propos, la Commune d'Anfa intègre dans cette opération d'envergure un terrain de 5 ha pour la construction d'un palais des congrès. “Une ville sans palais des congrès ne peut prétendre à un tourisme d'affaires”. Pour sa part, la zone de Sindibad est soumise actuellement à un appel d'offres à l'attention des bureaux d'études. L'autre zone concernée est celle allant de Sindibad à Dar Bouazza. La création de pôles touristiques n'est pas suffisante sans une mise à niveau. De fait, l'alignement sur les standards internationaux est de mise. “Pour retrouver une norme urbaine adéquate, il faut instaurer une norme de citoyenneté et avoir un service public efficient”, explique l'élu. Il faut que le touriste soit satisfait depuis son arrivée à l'aéroport jusqu'à son retour. Le touriste reste en moyenne 1,3 jour à Casablanca. Il faut faire en sorte de le retenir au moins 3 jours pour s'inscrire dans la vision 2010. Pour ce faire, il faut penser à d'autres activités autour des unités hôtelières. La machine est en marche. “Ces deux dernières années, on sent réellement l'implication de l'ensemble des opérateurs de la ville. Tout le monde se sent concerné et c'est capital. Aussi, nous mettons beaucoup d'espoir dans la nouvelle organisation”, de clore Ouadie Benabdellah. En définitive, le président de la Commune d'Anfa estime que la vision touristique concernant Casablanca est déjà en place. Restent les nouvelles dispositions communales qui devraient cimenter l'adhésion de tous les acteurs de la capitale économique.Mouna KADIRI


Réactions de la salle

. Investisseurs: Sur quel pied danser? “Je déplore le manque de communication et de stratégie claire”, lance pour sa part Ohana, investisseur. Selon lui, il y a tout à faire à Casablanca, mais trop d'intervenants aussi. Alors l'investisseur demande: “Quels sont les moyens pour la stratégie future de Casablanca? et surtout, comment exécuter tout ce qui se dit?” Au stade où l'on est, l'intervenant pense qu'on peut déjà focaliser sur 2 ou 3 points essentiels et faire tous les efforts pour réaliser ce qui a été arrêté. “Pour les investisseurs, sachez qu'on est en stand-by, reste à savoir sur quel pied danser”, souligne Ohana.. Transparence L'implication de tous passe inévitablement par l'accès à l'information. Car “comment parler de changement s'il n'y a pas de transparence? Et la transparence, c'est aussi savoir ce que vont nous apporter les nouveaux hommes politiques”, explique Zakaria Fahim, expert-comptable et président du CJD, section Casablanca. “Les sessions des comptes communaux sont ouvertes au public”, rappelle Ouadie Benabdellah. Pour lui, c'est le citoyen qui ne vient pas à l'information. “Les cours régionales des comptes sont en train d'être mises en place. La responsabilité sera plus lourde et accompagne les nouveaux élus dans le contrôle des finances publiques”, explique Benabdellah. Fahim soulève aussi la question de l'exemplarité. “Et il ne s'agit pas de classe sociale”, insiste Ouadie Benabdellah. Il n'y a qu'à voir quelques habitants de la Commune d'Anfa, qui sont loin de donner l'exemple. “La citoyenneté concerne toute la population et c'est par l'apprentissage et la sensibilisation que nous pouvons agir”, continue le président communal. D'autant plus que les brigades d'hygiène ont du mal à aller vers les habitants. Surtout “qu'il n'y a pas encore de système de surveillance de la population”, ajoute Mohamed Mohib. Alors qu'en France, il existe une police communale, ici, si la commune veut prendre une décision, elle doit en aviser les autorités gouvernementales. “Du coup, la commune ne peut pas faire grand-chose pour mettre de l'ordre”. Dans la commune d'Anfa, 100 PV sont dressés annuellement dans les différents quartiers à l'encontre des gens qui ne respectent pas l'hygiène et jettent les poubelles n'importent où. Ce qui est dérisoire…

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