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Le Trésor US renonce à limiter les salaires des banques

Par L'Economiste | Edition N°:3045 Le 12/06/2009 | Partager

. Marche arrière inattendue de l’équipe Obama. Elle se contente d’une série de recommandations LE secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a énoncé mercredi dernier quelques «grands principes» devant régir à l’avenir la politique de rémunération des banques, renonçant ainsi à brider par la loi le secteur financier comme il en avait initialement le projet. «Nous n’allons pas dicter des règles» contraignantes pour l’industrie financière, car cela serait «inefficace», a dit Geithner lors d’un point de presse à Washington, en compagnie de la présidente du régulateur boursier SEC, Mary Schapiro, et du gouverneur de la banque centrale, Daniel Tarullo. «Je veux être clair sur ce que nous ne faisons pas», a-t-il indiqué. «Nous ne limitons pas les salaires» et «nous ne présentons pas de formule précise sur la manière dont les sociétés devraient établir leur politique de rémunération». Au lieu de cela, le Trésor, qui avait annoncé à l’hiver son intention de brider les banques dans leur politique de rémunération, s’est contenté de présenter une série de principes destinés à promouvoir une politique plus «transparente et responsable» de la part des sociétés financières. Depuis son arrivée à la tête du Trésor fin janvier, Geithner a toujours répété que la pratique de rémunération des banques, notamment le versement de primes de fin d’année mirobolantes, était l’une des causes de la crise car elle avait fait prendre des risques insensés aux établissements de Wall Street. Encore en mai, il déclarait que le gouvernement américain voulait modifier en profondeur la politique de rémunération dans les banques. Susceptibles «d’évoluer avec le temps», les «grands principes» énoncés par le Trésor plaident pour que la politique de rémunération dans la finance «récompense la performance de manière adéquate». Qu’elle soit «structurée pour prendre en compte» le risque à long terme, ou encore qu’elle soit conforme à une «gestion du risque saine». Le Trésor juge aussi qu’il serait bon de réexaminer la question des parachutes dorés et des primes de retraites élevées accordées à certains dirigeants, pour vérifier si ces pratiques sont conformes aux intérêts des actionnaires. De façon plus générale, l’idée est de protéger les investisseurs et de permettre aux actionnaires d’avoir leur mot à dire sur la rémunération des dirigeants. J. K.

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