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Economie Internationale

Le travail temporaire est en crise

Par L'Economiste | Edition N°:24 Le 09/04/1992 | Partager

Malgré la crise qui dure depuis Août 1990, les entreprises de travail temporaire ont continué à investir et à ouvrir des agences. En France, on compte actuellement plus de 5.000 agences pour un millier de sociétés spécialisées dans l'intérim.
Après des années de croissance à deux chiffres (20% voire 30%) la profession est frappée de plein fouet par le ralentissement de l'économie. D'après l'Union Nationale des Entreprises de Travail Temporaire (UNETT), le travail temporaire a encore reculé de 3% en Janvier par rapport au même mois de 1991, qui lui-même avait été négatif (-7%).
La situation financière des entreprises s'est dégradée; les leaders de la profession ont en effet annoncé des baisses d'activité et de bénéfices.
Toujours d'après l'UNETT, le chiffre d'affaires du secteur a régressé de 2,5% en 1991.
Ce marasme, qui dure depuis maintenant 18 mois, risque de stimuler et d'accélérer les regroupements mais aussi, d'assainir le marché. Les sociétés Reliance et Nortex ont déjà déposé leur bilan et RMO, le numéro quatre français, a dû faire appel à un partenaire financier luxembourgeois.
En attendant la reprise, qui selon le syndicat patronal pourrait intervenir dans le second semestre de l'année, les entreprises tentent de s'adapter quand elles ne remodèlent pas toute leur stratégie. Cependant, le leitmotiv qui revient dans tous les groupes du secteur c'est l'amélioration de la qualification des intérimaires car, en période de crise c'est toujours "le sur mesure" qui est le plus demandé.
Seulement, le temps du "tout français" est révolu car, maintenant, il faut penser à l'intérim de et dans la CEE.
Entre deux Français, Ecco et Bis, un Suisse, Adia, deux Hollandais, Vedior et Randstat, et un Américain, Manpower, qui, d'après une étude réalisée pour le compte de Confédération Internationale des Entreprises de Travail Temporaire en 1989, détiennent 35% d'un marché estimé à plus de 88 milliards de Francs sur un total mondial de 210 milliards, c'est un paysage contrasté qu'offre le travail temporaire dans la Communauté Européenne.
A l'exception de l'Italie, tous les membres de la CEE autorisent le travail temporaire, mais c'est au niveau des législations de chacun des pays que réside la différence. En Espagne, ce type de travail est "toléré mais taxé" et en Grèce, "il est réservé aux seuls magasins de détail".
Si les mentalités ont évolué et que le travail temporaire est largement connu en Europe, il conviendrait, dans la perspective du marché unique, de chercher l'harmonie entre ces différentes législations, car l'intérim trans-frontalier risque de créer des problèmes de concurrence.
Il est vrai que dès 1982, la Commission s'est penchée sur le dossier de l'harmonisation des systèmes, mais, à ce jour, une seule directive relative à la santé et à la sécurité des travailleurs a été adoptée l'année écoulée.

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