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    Economie

    Le travail des enfants sévit toujours dans des proportions alarmantes

    Par L'Economiste | Edition N°:503 Le 10/05/1999 | Partager

    · Le taux de chômage urbain passe à 19,1%

    · Les diplômés premiers affectés


    La situation de l'emploi ne se présentent pas sous les meilleurs auspices. C'est du moins ce qui ressort du rapport de synthèse de la Direction de la Statistique sur "l'activité, l'emploi et le chômage", au titre de l'année 1998.
    La population urbaine active a accusé un recul de 1,3%. Conséquence, selon la Direction de la Statistique: Le taux de chômage urbain a enregistré une hausse de 2,2% pour s'établir à 19,1% (contre 16,9% en 1997).
    Cette baisse de l'emploi urbain est attribuée au recul des nombres d'actifs employés dans certaines branches d'activité économique. Il s'agit particulièrement de la branche textile (-10,5% par rapport à 1997), le bâtiment (-8,9% par rapport à 1997), et les banques, assurances et immobilier (-10,3% par rapport à 1997). Ce recul s'est donc "traduit par le retrait de l'activité de certaines catégories d'actifs citadins et par l'augmentation de la population urbaine active en chômage", souligne le rapport. Ces départs n'ont été compensés que partiellement par l'entrée de nouveaux demandeur d'emploi sur le marché du travail. Résultat: l'offre de travail s'est élevée à près de 5,14 millions de personnes en 1998, enregistrant ainsi un accroissement de l'ordre de 1,4% par rapport à 1997. Selon les régions, Fès-Boulmane a connu la baisse la plus notable en matière de création d'emplois (4,1%). Quant au Grand Casablanca, le repli en termes de nombre d'emplois s'est établit à 3,7%. En revanche, dans le "Sous-Massa-Drâa" et dans la région de "Tanger-Tétouan", une évolution positive du nombre d'emploi créés a été constatée, respectivement de +5% et +3,1% au titre de l'année 1998. S'y ajoutent "Le Gharb-Chrarda-Béni-Hssen" (+2,2%), l'Oriental (+2%), et "Taza-Al Hoceima-Taounate" (+0,4%).

    Pour ce qui est du travail des enfants âgés de moins de 15 ans, une baisse de 9,8% a marqué l'année 1998. Les enfants qui se livrent à des activités professionnelles dans les villes sont passés de 76.800 en 1997 à 69.300 en 1998.
    Pour ce qui est de la ventilation par sexe, le taux de chômage des femmes (24,4%) est supérieur à celui des hommes (17,5%). S'agissant du profil des chômeurs, les actifs diplômés représentent la majorité de la population urbaine active en chômage. Les chômeurs diplômés de niveau supérieur, qui forment 23% du total de la population active en chômage, ont vu leur taux passer de 24,3 à 26%. Le taux de ceux qui n'ont pas de diplômes a connu une évolution de 9,8% à 11,9%. Pour ce qui est de la durée moyenne du chômage, elle avoisine 38,5 mois.

    Khadija MASMOUDI

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