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Politique Internationale

Le tour du cinéma italien

Par L'Economiste | Edition N°:83 Le 10/06/1993 | Partager

Une douzaine de chefs-d'oeuvres italiens seront présents sur le petit écran, durant quinze jours.

Parmi ces films, on retrouve le premier de la série, "Cinéma Paradiso" (1988), avec Philippe Noiret, et réalisé par Guiseppe Tornatore, met en scène la magie du cinéma et cultive la nostalgie du temps passé, nostalgie du cinéma populaire d'avant la télévision. Ce film se réfère au spectacle cinématographique des années 50.

Après l'émotion, Tornatore met en scène Marcello Mastroanni et Michèle Morgan dans une coproduction franco-italienne: "Ils vont tous très bien". C'est une comédie entre sourire et larmes, à l'humour acerbe et dérisoire, dans la lignée d'un Scola.

Luchino Visconti présente, lui, "Le Guépard", réalisé en 1963, avec Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale. Ce drame psychologique, catalogue Visconti à "gauche", soit, dit-on à l'opposé de ses origines familiales et sociales! "Le Guépard" se situe en Sicile au siècle dernier, à l'époque où le féodalisme et la puissance bourgeoise cohabitaient pacifiquement. On retiendra de ce film la célèbre scène du bal, où s'opposent la beauté, la noblesse, et la laideur des inconsciences.

"Le voleur de bicyclettes", de Vittorio de Sica, a été réalisé en 1948. Ce drame psychologique et social, sans "happy-end", esquisse un panorama de la Rome populaire où le détail typique est admirablement saisi: le marché aux puces, la messe populaire, un faubourg ouvrier, une réunion syndicale... Il n'est pas un chef d'oeuvre du néo-réalisme, mais il demeure l'un de ceux où la vérité d'une société et d'une époque a été saisie avec le moins d'entraves.

Avec "Il était une fois dans l'Ouest", Sergio Leone démystifie le Far-West et affiche l'ambition de défier les Américains sur leur spécialité. Avec ses célèbres "Pour une poignée de Dollars" ou encore "Le bon, la brute et le truand", Sergio Leone sera le précurseur du western à l'italienne ou le "western spaghetti"

"Le Parrain I", réalisé en 1972 par Francis Ford Coppola, met en scène Marlon Brando, Al Pacino, James Caan et Robert Duvall. L'action se situe parmi les émigrés siciliens qui constituent, encore que le mot ne soit pas prononcé, ce que l'on appelle la Mafia. Ces gens possèdent le sens du devoir, de l'honneur, de la famille.

Ces gens si fidèlement attachés à leurs traditions et à leurs valeurs, ne mêlent jamais l'existence privée et les affaires. Sous les apparences de la dignité, ils s'autorisent les pires ignominies, les carnages crapuleux. Don Corleone est un héros pour notre temps, un être dont la respectabilité et la réussite font excuser l'abjection.

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