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Economie

Le textile marocain face à l’évolution technologique

Par L'Economiste | Edition N°:2658 Le 23/11/2007 | Partager

. 95% de l’industrie reste toujours conventionnelle. Le Maroc obligé de s’adapter à la nouvelle donneDES soutiens-gorge détecteurs de cancer de sein ou encore des articles sur-mesure conçus par le consommateur, voilà les produits du textile de demain. En effet, le Maroc est appelé à développer des branches de R&D dans le textile intelligent et la «mass customisation». C’est l’objet même du rendez-vous scientifique organisé par l’Ecole Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement (Esith) qui a pris fin le 17 novembre. La participation de 100 experts venus des 5 continents et le niveau très élevé des thèmes scientifiques débattus durant 3 jours attestent de l’importance des textiles intelligents et la personnalisation de masse pour l’avenir de l’industrie du textile. Cette industrie, dont 95% de la production au Maroc est toujours orientée vers le textile conventionnel, se développe selon des suites géométriques. «La conférence sur le textile intelligent et le Mass customisation est pour les industriels marocains et les élèves de notre école une opportunité pour connaître et appliquer les nouvelles tendances de l’industrie textilienne dans le monde,» commente Mohamed Lahlou, président de l’Esith. Ils seront ainsi motivés par les énormes richesses et plus-values que l’introduction de ces nouvelles technologies génère. D’ailleurs, les nouvelles générations du textile dits «intelligents» et «mass customisation» ont déjà fait leurs preuves dans les pays industrialisés. Les soutiens-gorge détecteurs de cancer de sein ou les uniformes militaires liés aux satellites via le système GPS ne sont déjà plus à la mode. Les scientifiques invités à cette rencontre internationale ont présenté des projets de dernière génération. «Notre objectif est de créer une plate-forme d’échange de savoir-faire entre les participants,» se réjouit Lahlou.Innovation, R&D et révolution technologique ont constitué ainsi les mots d’ordre de cette conférence. Les différents intervenants ont expliqué les processus de conception et de réalisation d’un habillement sur mesure et qui respecte les normes de sécurité et de confort. Ces nouvelles générations d’habillement intégrant à la fois technologie et mode seront à la base des vêtements de demain. C’est le cas des inventions présentées par Sanjay Gupta de l’Institut National de la Technologie de la Mode. Ce professeur, venu d’Inde, a partagé avec le public une étude qu’il conduit sur «l’habillement communicant» (communicative clothing). Cet habillement convient à différents usages (quotidien, professionnel, sportif, loisirs…). «Il permet aux fibres constituant le vêtement d’émettre et de recevoir des informations à travers des éléments électroniques intégrés,» explique Gupta. Des exemples pratiques de cette technologie se trouvent chez Nike, Adidas, Levi’s et Philips qui ont déjà mis sur le marché des articles de l’habillement communicant. La jaquette sur mesure avec lecteur mp3, caméra et téléphone cellulaire intégrés dans son tissu est déjà en vente dans le marché américain. La problématique de la commercialisation de ces nouveaux produits a été également discutée lors de la conférence. L’analyse de cette problématique s’est focalisée sur le comportement du consommateur. C’est notamment le cas des études présentées par Arzu Vuruskan et par Bule Cyvytcy, respectivement de l’université d’Izmir et de l’université d’Ankara, Turquie. Il est nécessaire, selon ces deux chercheuses, que les désirs du consommateur final soient pris en considération lors de la conception de l’habillement. C’est l’objectif même du Mass customisation. Par ailleurs, la mondialisation des processus industriels et technologiques n’épargne pas le Maroc. D’ailleurs, «le Maroc a un fort potentiel pour se placer parmi les leaders mondiaux du textile intelligent et de la mass customisation,» précise Xavier Flambard, directeur de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles (Ensait), France. Il y parviendra en investissant davantage dans la R&D, ajoute-t-il.Un premier signe positif de cet engagement s’est fait sentir à travers le déplacement des industriels et chercheurs marocains qui ont assisté aux travaux de la première conférence de ce genre au Maroc. «Nous avons reçu des chercheurs de l’École Mohammédia des Ingénieurs (EMI), de l’Ecole Hassania des Travaux Publics, de l’Université Al Akhawayn et des autres universités du Royaume,» a fait savoir Lahlou. Et d’ajouter que l’Amith est partenaire de l’Esith dans l’organisation de cette rencontre. La contribution de ces différents acteurs à la réussite de cette rencontre internationale démontre la pertinence des sujets développés et promet davantage de coopération en vue de l’organisation du prochain rendez-vous fixé aux 12, 13 et 14 novembre 2009.Redouane HAJJAJ

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