×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Economie

    Le taux de couverture recule de 4 points

    Par L'Economiste | Edition N°:1682 Le 13/01/2004 | Partager

    . Deux grands perdants en 2003: L'agroalimentaire et le phosphate. Le taux de couverture des exportations est de 62 contre 66,6 en 2002L'année écoulée n'a pas été du meilleur cru en termes d'échanges extérieurs. C'est que la conjoncture, tant nationale qu'internationale, n'a pas véritablement favorisé les transactions commerciales. La note de synthèse de l'Office des Changes confirme la tendance à la baisse du taux de couverture de 61,9% à fin novembre 2003, contre 66,6% l'année précédente. Le bilan annuel ne devrait pas structurellement subir de gros changements par rapport aux tendances.Les importations sont en légère hausse (+1,9%) et les exportations (75 milliards de DH) ont régressé de 5,3%. C'est que les marchés de destination sont principalement européens. Et le change, avec un euro fort, n'a pas forcément emballé la demande en Europe, du moins sur les produits qu'exporte le Maroc, contrairement aux attentes. Le textile, traditionnellement le secteur parmi les plus importants à l'export, stabilise sa performance. Les tissus de coton ont enregistré une baisse de plus de 55% en valeur, comparés à l'année précédente!Toutefois, les ventes de vêtements confectionnés se stabilisent (près de 17 milliards de DH), mais en volume, elles ont régressé de 11% (69,2 millions de tonnes). Soit que les entreprises marocaines sont devenues plus chères que la concurrence, mais maintiennent leur position en s'orientant vers des produits un peu plus haut de gamme, soit que les commandes en volume adressées au Maroc ont baissé au profit de la concurrence, notamment les pays de l'Est, l'Asie, la Turquie. Toujours est-il que, secteur stratégique pour le Royaume, il n'est plus en pole position face à une concurrence acharnée. La faible performance des exportations en tissus de coton est essentiellement à l'origine de la régression des exportations des produits finis de consommation, dont les transactions se sont élevées à près de 29 milliards de DH.Les produits de la mer eux aussi sont à la traîne. Les exportations ont baissé de 33% en valeur pour les crustacés, mollusques et coquillages. En volume, la chute était de 39%! La crise de la ressource en poulpe et les problèmes du dossier de la pêche avec l'Union européenne sont les principaux facteurs de ce net recul.L' agroalimentaire, autre poids lourd de l'offre marocaine sur les marchés extérieurs, perd 1,9 point dans le total des exportations, avec une part de 18,8%. La tomate, comme les fruits frais, congelés ou en saumure, les légumes frais et les conserves de légumes, les agrumes, n'ont pas brillé. Les exportations de tomate fraîche ont accusé une chute en valeur de plus de 38%! Problème de demande européenne en fin d'année, mais aussi contexte de crise, principalement avec nos voisins espagnols. Les exportations de tomate ont souvent été prises en otage par les producteurs hispaniques, surtout après la hausse du contingent destiné à l'UE (dans le cadre de l'accord Maroc-UE). Malgré cette évolution, la demande européenne ne suit pas. Les experts misent sur une reprise pour début 2004.Les autres contre-performances sont de -26,3% pour les fruits frais, congelés ou en saumure, -18,5% pour les légumes frais, -13,8% pour les conserves de légumes.Le phosphate, avec une valeur de près de 11 milliards de DH à l'export, a pâti de la dépréciation du dollar. Cela lui a coûté près de 2 milliards de DH de manque à gagner.Pour les produits pétroliers, tant à l'import qu'à l'export, le Maroc a fortement réduit les transactions. Hormis le contexte international, les incidents survenus à la Samir (cf. www.leconomiste.com) ont perturbé substantiellement la production. C'est ce qui explique la baisse de près d'un tiers des achats de pétrole brut en faveur de l'achat des produits finis. Les achats en gasoil et fuel-oil ont pratiquement quadruplé!!Les importations augmentent d'un petit 1,9% en valeur malgré une hausse en volume (+8,6%). La hausse en valeur s'explique par le chassé-croisé euro-dollar qui touche de près le portefeuille des importateurs, contraints de payer plus cher. Hors pétrole, les importations ont augmenté de 6,4%, pour une valeur de près de 11 milliards de DH. Cette hausse provient essentiellement de l'augmentation des achats des biens d'équipement et des demi-produits (machines, appareils de coupure électrique, avions, machines textiles, fer et acier, articles de bonneterie). Cette hausse d'importation en biens d'équipement trahit un effort de renouvellement de l'appareil de production, donc un investissement induit et éventuellement une relance de l'activité. En revanche, les importations des produits alimentaires sont en baisse, probablement à cause de la relative bonne campagne agricole 2002-2003. Ainsi, l'approvisionnement en céréales, principalement le blé, a diminué tant en volume qu'en valeur (respectivement -34,9 et -36,4%). La part des produits alimentaires a ainsi reculé et ne représente plus que 8,3% des importations, soit 3,2 points de moins par rapport à 2002. Mouna KADIRI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc