×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Le tapis marocain fait son show à Hanovre

Par L'Economiste | Edition N°:2692 Le 15/01/2008 | Partager

. Un Tisli aux Carpet Design Awards 2008. Domotex, la grand-messe de l’artisanat, a rassemblé 1.442 exposants. Les trois leaders du tapis marocain présentsAprès les babouches ou la théière, le tapis est peut-être l’objet d’artisanat marocain le plus prisé à l’étranger. D’ailleurs, la nouvelle politique artisanale qui s’inscrit dans la Vision 2015 est principalement axée sur ce produit qui a fait fureur lors du Domotex, en Allemagne la semaine dernière. S’il est un salon en matière de promotion de l’artisanat que le Maroc ne pouvait pas «rater», c’était bien celui-là. Manifestation majeure à l’échelle mondiale dans le domaine des tapis et revêtements de sol, Domotex, qui se tient à Hanovre, ferme ses portes aujourd’hui après 4 jours de présentation. Cet événement de grande envergure a rassemblé plus de 1.442 exposants sur une surface de près de 10 hectares, et, à travers ses diverses manifestations, il attire des professionnels de tous horizons, du grossiste à l’architecte d’intérieur. C’est en partie les raisons pour lesquelles le Maroc se devait d’être présent. Ainsi, à travers la Maison de l’artisan, organisme public en charge de la promotion de l’artisanat national, 3 sociétés ont été accompagnées pour y participer: Bazar du Sud, Le Cadeau Berbère et Mocary.Pour rappel, cet organisme a pour principale mission d’apporter tout le soutien nécessaire au développement des entreprises d’artisanat nationales à travers la diversification de leurs réseaux de distribution et l’accompagnement des artisans dans la promotion de leurs produits en leur permettant de participer aux manifestations internationales. Il faut noter qu’en plus de l’aide à la logistique, cet organisme public finance 65% du stand d’exposition. Cela représente en valeur absolue un investissement de 2 millions de DH pour cette édition 2008. Ce qui démontre la volonté du gouvernement de révéler le potentiel de l’artisanat marocain. C’est en partie les raisons qui ont poussé Anas Birou, secrétaire d’Etat chargé de l’Artisanat, à se déplacer pour l’occasion. En effet, une démarche consensuelle sur le tapis marocain, entre le ministère de l’Artisanat, la Maison de l’artisan et les professionnels marocains, a permis d’insuffler une nouvelle dynamique à l’international en assurant une présence effective aux salons et foires spécialisés. Reflet d’un art de vivre et d’un savoir-faire ancestral, l’artisanat marocain bénéficie actuellement d’un fort engouement à l’international. Cela se reflète à travers l’intérêt que suscite le tapis marocain à l’étranger. Le tapis, objet utilitaire ou décoratif, tissé ou noué, rural ou citadin, fascine par la magie de ses couleurs, le mystère de ses motifs et la multitude d’inspirations et d’influences dont il témoigne. Il a su s’adapter aux exigences de la décoration moderne. Les tisserands hommes ou femmes explorent alors une infinité de fomres et de matières, et proposent désormais de nouvelles interprétations de cet art séculaire. À partir d’une laine fine, épaisse ou bouclette, ou encore de soie, de coton, de lin, ou de doum, ils revisitent avec talent les codes artistiques et créent des tapis contemporains d’une grande beauté et diversité. En témoigne la nomination pour la première fois, d’un tapis marocain aux Carpet Design Awards 2008. Il s’agit d’un prix récompensant la créativité et le design novateur dans les secteur des tapis faits main au salon Domotex.  Toutefois, le tapis souffre depuis une décennie d’une baisse de la production. Le Maroc produisait quelque 2 millions de m2 de tapis manufacturés à l’export en 1989. Aujourd’hui, il ne s’agit plus que de 300.000 m2. Cela est essentiellement dû au manque chronique de main d’œuvre et une qualité jugée insuffisante (pour les tapis traditionnels) compte tenu de sa cherté. «La demande existe, mais on ne peut pas produire», explique un exposant marocain. Plusieurs facteurs justifient cet état de fait. En premier lieu, il faut motiver la main d’œuvre, améliorer les techniques de filage et de tissage, et remettre au goût du jour des techniques de teinture. Ces procédés coïncident avec la volonté gouvernementale en matière artisanale. Ainsi, pour redorer le blason du tapis marocain, le Tisli a été créé il y a 2 ans. Il représente la nouvelle gamme marocaine de tapis faits main, qui permet de définir les codes artistiques de l’identité marocaine. Mélange entre qualité et élasticité de la laine, il s’adapte parfaitement au style contemporain. Ce tapis est en train de faire l’unanimité au sein des professionnels aussi bien marocains qu’étrangers, quelques distributeurs allemands l’ayant exposé durant le Domotex. Ce nouveau produit s’intègre dans la politique artisanale du pays pour la vision 2015. En effet, le secteur enregistre un chiffre d’affaires de 10,8 milliards de DH et ambitionne d’atteindre 24 milliards en 2015 avec la création de 117.500 emplois. My Ahmed BELGHITI

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc